@SURTITRE:RESEAUX A VALEUR AJOUTEE

@TITRE:Assurance: l'EDI en panne

@CHAPO:Malgré les efforts de quelques animateurs, l'échange de données informatisé et les réseaux à valeur ajoutée ne trouvent pas dans le secteur assurance un terrain favorable.

@TEXTE:La présentation de l'état de ses travaux par le Clan (Comité de liaison des assureurs pour la normalisation) a mis en lumière les difficultés de ce secteur pour développer l'EDI (Echange de données informatisé), en tous cas en France.

Un groupe opérationnel sectoriel, Ediassur, a été régulièrement mis en place au sein d'Edifrance pour développer la normalisation dans son cadre le plus approprié. Mais les divisions de la profession en trois familles (compagnies classiques, mutuelles, assurances agricoles) ont conduit un certain nombre de promoteurs de l'EDI à mettre en place une structure plus souple, le Clan, afin de réaliser d'abord une première entente. A commencer par le vocabulaire et les codifications de base.

Le Clan reste aujourd'hui encore une structure des plus légères "Nous n'avons aucun moyen d'imposer quoique ce soit, aucune volonté dictatoriale. Nous souhaitons seulement être reconnus par l'objectivité de notre travail", précise son président Pierre Duminil.

Il a réussi, en deux ans, à élaborer un certain nombre de règles de codification et de définitions, et le premier noyau d'un dictionnaire de données. Ce n'est pas rien dans un milieu au divisé, mais on reste encore très éloignée d'une norme acceptée. D'autant plus que le Clan a travaillé de manière isolée et que certaines de ses spécifications ne sont pas conformes aux formats Edifact.

L'assurance n'a pas mieux réussi à faire vivre le réseau de souscription Assurnet destiné aux relations avec les courtiers. Nombre de compagnies préfèrent implanter chez eux des micro-ordinateurs et des systèmes "propriétaires" que passer par un réseau professionnel que pourtant elles supportent financièrement.

Seul le réseau d'Arva, monté par les Mutuelles pour les relations avec les experts automobiles, poursuit sa croissance grâce au dynamisme de son fondateur Michel d'Araujo.

La situation pourrait changer dans les mois à venir avec la montée en puissance de la carte santé et la mise en place du réseau à valeur ajoutée Noemi 2. @SIGNATURE:P.B.