Common nouns | A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | Q | R | S | T | U | V | W | X | Y | Z | Index Berger's Works
Proper nouns A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | Q | R | S | T | U | V | W | X | Y | Z| HOME DICCAN


Ordinateur et conscience collective

(Sans doute à l'été 68)
- mécanisme d'auto-défense
- mais durcissements liés à l'auto-défense
- peine due au sentiment d'optimisation en fonction d'autre chose que soi, cet autre fût-il l'intérêt général, introduisant une certaine raideur
- par contre, le sentiment de peur engendré par l'ordinateur peut certainement être exorcisé avec un peu de technologie et une présentation pratique, si elles fait suffisamment tôt et avec quelques moyen
- crime/ordinateur: lié à tout progrès technique, depuis le cheval, l'automobile, la chimie, l'avion. Ici serait d'ailleurs intéressant de faire un peu de science-fictio - grève, va sans doute retarder certaines venues à la bécane, mais par contre peut la favoriser en tuant de petites entreprises marginales
- ordinateur ne renforce pas directemnet l'agression de la société contre l'individu, du plutôt à sa taille. mais accentue la pression en éliminant des freins et des inerties qui lui assuraient une certaine indépendance, assez aléatoire
- dernières manif ont montré que des choses très importantes peuvent se paser en dehors d'éléments prévisibles. Impact du discours de de Gaulle; influence d'un petit groupe d'enragés
- manif: rôle de l'information, avec interdiction des fréquences pour voitures-radio de RTL et Europe 1 - l'insurrection ne sait guère encore utiliser l'ordinateur, qui en apparence n'a joué aucun rôle dans les derniers mouvements. L'histoire n'en est pas encore là. Il faudrait essayer une enquête profonde et difficile pour savoir s'il y a un un rôle. Noter que probablement limité et indirect, car la PSD


(note 92: prise scientifique de décision) au niveau gouvernemental doit encore être rare, et sans doute assez limitée à de petits problèmes indifviduels
- par ailleurs, en période de trouble, les sondages d'opinion n'ont pas beaucoup l'air de fonctionner
- rôle particulier des moyens d'information dans cette grève, relativemnet peu paralysés: journaux, un minimum de radio
- radio certainement de plus en plus fondamentale comme élémnet de la conscience collective
- objectivité: la seule vraie solution semble être le pluralisme des informateurs, ce qui d'ailleurs peut se faire au sein d'une même structure matérielle (ORTF)
- conscience collective: quid?

la communauté humaine ne peut pas être considérée comme une structure métaphysique, mais comme un conglomérat largement aléatoire de volontés individuelles, encartées dans des structures et liées par certains déterminismes, notamment l'inertie et la limitation
les combinaisons de plusieurs milliards d'individus sont évidemment extrêmement en dehors du mesurable, mais on pourrait cependant préciser l'allule du conglomérat au delà des grandes structurations
- rôle de l'ordinateur dans ces structurations... encore assez faible, même là où il y a un grand ordinatgeur, lieu encore très faible, car il contient assez peu de choses quand à la communauté qu'il gère, et n'est pas ordonné à donner beaucoup d'informations à ce sujet. On ne cite pratiquement jamais
d'utilisation statistique poussée des fichiers de paie... qui d'ailleurs sont en général limités aux paramètres indispensables, alors qu'une auto-analyse nécessiterait beaucoup plus:
. pyramide des âges
. relations personnelles essentielles
. intensité des relations non formelles entre services
. participation aux grèves
. analyse caractérielle et dossiers individuels présenté sous une forme assez standard pour en tirer des éléments de synthèse
- on va un peu plus loin au niveau national, où les jeux de structures professionnelles, économiques, syndicales, potlitiques, apportent des éléments de rétroaction. voies légales du vote, en un sens première application de la PSD, sondages d'opinio, et Inséé, comptes de la nation
- l'ordinateur joue bien entendu un rôle dans la conscience collective toutes les fois qu'il fournit à la communauté des données sur son existence, c'est à dire de toute la gesion. mais, j'usqu'à présent, très en temps différé... donc précisément peu snsible à un niveau psychologique élémentaire
- un exemple aussi de la régularisation de la circulation automobile en agglomération, mais la boucle joue plutôt au niveau de l'inconscient collectif, de réflexes collectifs
- noter que, comme toute aide à la connaissance,l'instrument disparaît de la conscience quand il fonctionne bien, comme tout instrument à la limité mais sans doute y a-t-il une différence. la mesure serait peut-être difficile à faire
- les instruments de connaissance de mon corps disparaissent. normalement, je ne regarde pas mon oeil. Mais je ne déplace pas non plus mes jambes. La conscience intervient seulempnt avec la fatique
- la lenteur de réaction par l'ordinateur limite donc son rôle aux couches dee la communauté et à ses types de problèmes qui sont "conscients" à ce rythme. chefs d'entreprise, par exemple
- la gestion commence à évoluer vers le temps réel, en particulier dans les grandes entreprises de vente par correspondanced. La réaction ne se fait guère vers la conscience collective. A vrai dire, les renseignemetns que l'on en tire (évolution journalière de l'économie) seraient difficiles à utiliser par la conscience collectivive, car ils n'ont souvent pas d'autres conséquences utiles que celles de la gestion elle-même, en raison entre autres des inerties fantastiques de la structure. A quoi me servirait de savoir que la vente de
l'article 326 A (bas nylon 15 deniers qualité moyenne) a crû depuis 15 jours... de toutes façons cela n'a ps de conséquence immédiate sur les prix ni sur la disponibilité
- la complexité d'une économie nationale est telle que, même si 'en connaissais l'évolution au jour le jour, je ne pourrais guère en tirer de conséquences. La pulsation ne se fait pas à ce rythme là.
- il serait intéressant d'avoir un feed-back permanent de l'état psychologique de la nation. Mais ce dernier aussi est particulièrement difficile à définir, autrement qu'à travers des cadres qui sont eux-mêmes constamment à reprendre. D'ailleurs, il n'existe pas actuellemnet de feed-back politique. Ceux-ci étant essentiellemnet définis à long terme: élection de député, de président de la République. Et non seulemnet à long terme, amis
indirect le suffrace universel est encore très imparfait. Alors
qu'il existerait sans doute des décisons que la nation pourrait prendre et qui seraient plus significatives pour elle, plus expressives de sa volonté propre qu el'élection passablemnet abstraite, surtout dans un univers de partis, de députés et de représentants.
- en résumé: la conscience collective pourrait sans doute être permise par l'ordinateur en temps quasi-réel, mais il y faudrait des moyens informatiques puissants et la création de structures économiques et politiques assez radicalement nouvelles
- par ailleurs, la conscience collective ne se limite peut-être pas à la conscience de certaines volontés exprimées de la communauté, mais aussi à la conscience de ma place dans la communauté
- les systèmes actuels de transmission de l'information sont conçus sans feed-back sinon occasionnel: je n'ai pas le moyen de réagir rapidement et efficacement sur ce que me disent la radio, le journal, la publicité. Il n'y a pas du tout des conditions de dialogue en temps réel. Par exemple, la commande conditionnelle:
on fabgiquerait un produit s'il y a, dans les huit jours, tant de commandes fermes si le produit était fabriqué.
- il faudrait ussi prélever sur la vie de l'individu un temps de réception/réponse; il faudrait d'ailleurs qu ele moyen de réponse soit facilité: pas de réponse comme une lettre, par exemple
- le cadre capitaliste est largement incapable de faire front à de telles recherches. du moins faudrait-il de sérieuses modifications
- l'individu n'a pas, je pense, le sentiment que l'on lui demande une réponse en temps réel! sinon celle de venir chaque matin à son travail, auquel il se sent largement enchaînté
- la prise de conscience collective semble donc n'voir de sens que par un accroissement de l'information dans les deux sens
-noter que le dialogue actuellement obtenu,a sseza partiellemnet d'ailleurs, au dépit de l'activité économique et sous des forems là encore bien imparfites
- dans le problème data-bank, ice qui est souvent pensé, c'est le rapport individu/individu (changage), ou dictateur-individu, beaucoup plus que les rapports précis communauté/indivivu, alors que ceux-là pourraient être changés. Mais n'oublions pas que la communauté n'est pas une personne,
malgré les allégories
- ce qui se passerait avec une large automatisation serait que je connaîtrais mieux la communauté et qu "elle" me connaîtra mieux
- quel rapport ai-je avec la communuté? très nombreux. en se limitant au problème "civil", je lui paie des im^pôtset elle me fournit certains services. Ce sont là des rapports directs. Mais je paie aussi des impôts indirets. Je n'ai pas à la connaître pour de nombreuse activités.

Informatique et la prise de conscience

- l'ordinateur sur les barricades
- au service ou non de la civilisation de consommation
- utilisable pour l'esclavage, fichiers
- gain "économique"
- indifférence
- chomage
- la structure de passage
- réactions de défense, vaccination
- que veut dire : être connu par l'autre
- je suis très connu par ma femme, mes enfants, parents, proches, collègues, avec zones d'ombre pour chacun
- notet différences en ce que l'on peut savoir de moi et ce que l'on sait effectivemnet
- à l'égard de l'indifférent, je sais peu de choses. Mais il existe toute une collection de voies de passage pour le connaître, dont bien entendu le contact direct qui n'en est qu'une
- ces voies de passage conduisent à des faits. certains d'entre eux sont considérés comme confidentiels ou comme ne devant pas être connus par les autres. Les faits strictement connus de soi seul sont peu nombreux. A fortiori, s'il en existe, les faits connaissables par soi-seul, c'est à dire non connus et non déductibles des faits connus

Le fait d'ailleurs n'est pas l'essentiel de moi-même, et j'ai le sentiment que quelqu'un qui connaîtrait tous les faits ne me connaîtrait pas réellemnet, car mon mystère est au delà des faits.
Mais, bien entendu, quelqu'un qui connaîtrait sinon tous du moins l'essentiel des faits qui me concernent est vis à vis de moi dans une position de force. Pourquoi, au fond?
Il y a évidemment le cas où j'ai commis des choses réputées mauvaises, où j'ai des faiblesses. Bref, la mesure où j'usurpe ma situation, ce qui sans doute est toujours plus ou moins le cas, sauf pour des personnalités remarquables.
Donc un moyen de limiter la peur de l'information est d'empêcher les usurpations, donc à ce moment on n'a plus rien à craindre... et un moyen consiste précisémetn à informer pour prévenir des usurpations possibles.
Il y a aussi le problème de la propriété industrielle, de mes petites idées.
....

Problème du consensus.

N'empêche pas l'opposition (catholiques et protestants, catholiques de gauche et de droite), divisoins au sein d'une équipe.
Documentation automatique, sera insuffisant tant qu'on n'atteint pas la sélection d'idées et nouvelle des ouvrages.
Replacement dans contexte.
Communauté des émotions.
Résistances au niveau de l'individu, qui a besoin d'une certaine originalité pour séduire, satisfaire ses sentiments d'amitié, d'agressivité, etc.
Néammoins, cette activité peut être axée sur problème de défoulemnet (sport, turf, autrefois chasse, amour courtois, etc. condition stérile), si le consensus est tel que les problèmes fondamentaux ne sont pas discutés.
Peur d'ailleurs de la discussion de ces problèmes, qui peuvent remettre en question la satisfaction des besoins fondamentaux.
Conduit au problème de base: niveau de satisfaction non contestable, assurée. Par exemple dans le fonctionnariat, la perte de situation, donc l'alimentation, un minimum de statut social sont garantis. Ainsi les contestatsions se jouent sur un autre niveau.
...

Ordinateur et conscience collective

Augmentation du nombre des individus. Fichiers, gros, tâches répétitives, si vie en commun.
Sentiment d'appartenance à une communauté
Notion de structure de passage, de médiation. Travail.
Humanisation du cosmos par matérialisation. Langage, écriture, imprimerie, mécanisation, photos/arts plasiques, automation, moulin à prière.
Prise de décision. tout à fait différent quand en machine.
Liberté par rapport à la matière.
Ainsi: ambiguïté fondamentale de la matière, qui a tendance à se situer elle-même hors du domaine des valeurs.
Retour sur médiation. Imposible de communiquer directement avec l'autre, dialectique entre les moyens de communication et la création des communautés.
A la base, problème géographique
couper tout l'espace
logique que ce problème virtuellemnet résolu, le problème devent autre, inefficacité des médiations traditionnelles,le livre, etc.
car: redondances, absences, incapacité de dialogue
(la lenteur n'est pas un problème réel aujourd'hui)
... tout naturels dans cette technique nouvelle
notes: sous communautés: spécialistes, colloques, mouvements de jeunes
tout ce qui a un point commun se rassemble
la médiation pèse toujours. elle a une inertie
elle est un moyen d'influence mauvaise pour l'autre
l'ordinateur pèse
donne information au puissant
permet de cerner plus efficacement l'individu
l'individu se sent dépassé
même le puissant ne peut contrôler tous les raisonnements et se trouve obligé de suivre
les principes de fond sont toujours une matérialisation d'intuitions profondes, mais en machine, qui extrpole sans nuance, conduit à des décisions non conformes
********
Sans doute 11/67
(complexité)
dans une analyse plus fine de la complexité, on se pose donc le problème, étant donné un objet de complexité "brute" donnée en fonction d'une capacit d'analyse donnée, de rechercher le meilleur moyen de le décrire avec une capacité inférieure. Il faut alors distinguer deux cas: l'objet présente des contraintes ou non
sinon, il n'y a aucun moyen de réprésenter tous ses étatns mais on pourra chercher à décrire le plus grand nombre possible, certainement limité au nombre d'états de la capacité sujet et éventuellement inférieure. Mais par contre, si les états de l'objet ne sont pas équiprobables, on pourra certainement arriver à en définir sinon la totalité du moins un grand nombre
On peut aussi se donner des approximatins (ce qui revient à admettre que l'on ne considère qu'un certain nombre d'états, les autres y étant assimilés)
De plus, il peut y avoir une pondération de valeur entre les types d'état, mais ceci nous emmène plus loin
Le cas le plus intéressant est celui où il y a des contraintes. On peut raisonner en disant qu'alors le nombre de cas est réduit, ce qui a vrai dire résoud le problème.
Noter que l'on fait intervenir chez le susjt deux "niveaux" de mesure ou de conscience, ce qui est intéressant, carf si on ne faisait pas cette supposition, on en percevrit seulemnt les étants le ...
Ce qui est intéressant, c'est le fait que pr un procédé de définition de contraintes, on réduit le nombre des tats, mais en fait, plus subtil, car il faut alors modifier le mode de description, ce qui se fait de multiples façons, mais serait intéressant à mesurer.
Exemple. Ce qu'on a vu plus haut, étude d'un linéaire, dans le 1er cas, one petu dire que l'on décrit l'objet par simple copie (appréhension immédiate), alors que, dans le second, on fait intervenir une foule de notionas: zone, alternance, ceci étant d'ailleurs assez peu complexe puisque pet ^tre réalise assez facilement sur schéma...
...
On ne justifie pas des performances similaires, mais de très bonnes, sur des points particuliers. Ce qui revient, pour un prix donné, à une forte augmentation de puissance, sous réserve de raisons de construire un moniteur
a/soit un moniteur qui teste le type de problème
b/soit c'est le minimum (?) qui teste lequel du système a mardhé, le 1er et stoppe les autres
Mais objection: jusqu'à nouvel ordre, un système donén en peut accepter un problème que s'il est mis sous une forme par lui acceptable, d'oùeee, si on exclut une mise en forme manuelle pour chacun des systèmes (on se rapprocherait de faire faire le travail par n équipes), il fau que chaque système comporte un bloc d'entrée qui lui permette, à partir de la présentaiton d'un problèume donné, de le transformer.
Théorie de la concurrence
On admet que la dispersion des performances sur un problème donné varie de 1 à 100, et on néglige provisoirement les tests de réussite.
dix calculateurs
on leur fait faire tous les 10 le travail et, dès que le premier a réussi, on arrête tous les autres. Pendant la durée de ce calcul, on fait travailler dix calculateurs, mais en moyenne pendant 1/100e du tmeps nécessaire par le plus grand. Donc, bien que constamment n a 9 calculateurs qui travaillent pour rien, on a qund même multiplié les performances par 10
...
Effectivement, homme peut assez peu modifier sa structure organique, il peut par contre influer sur sa structure sociale.
Croissance de la réflexivité devrait amener croissance de la spiritualité. Or ceci ne paraît pas vrai. Il y a par contre "croissance des valeurs morales".
Il y a plus de croissance de la réflexion sur la vie spirituelle (et encore) que dans la vie spirituelle elle-même.
Loisirs ! Et l'on fait sortir les moines de leurs couvents.
Refus d'un mysticisme qui s'écartait du monde. On admet certaines justifications, mais il faut insertion.
Mais raideur des organismes trop perfectionnés.
Nature personnelle comme structure sociale ne sont pas complètement donnés, chosifiables, problématisables.
Pb des ordinateurs temps/espace, assez théoriqeu, car s'il s'agit d'un développement de puissance pure, un seul caculateur àpuissance égale doit pouvoir faire la... pas d'introduction
d'élément fondamental nouveau
noter cependant que l'on sait construire des machines perfectionnées et très performantes pour des pb particuliers. La décomposition dans l'espace retrouve alors sa justification
Essai de synthèse autour d'un schéma (1966?)
Voir/juger/agir
La réduction sémantique
Comme on l'a vu, les procédés algorithmiques de traitement deviennent rapidement hors d'usage quand le nombre de bits du stimulus augmente, même en choisissant en tête les opérations les plus probables.
Il faut donc inventer, outre les méthodes heuristiques, des modes de réduction. L'une d'entre elles paraît d'un intérêt particulier, c'est la réduction sémantique. On ne traitera que les stimuli qui "veulent dire quelque chose" pour la macine et, bien entendu, on émettra de même.
Le processus a ses applications constantes dans la pratique. Hors l'arithmétique et la comptabilité, qui traitent des stimuli de longueur indéterminée (à vérifier), et sans réduction, mais suivent des processus assez simples, tous les processus mentaux font appel à la réduction sémantique, face à un univers et des sens foisonnants.
Les réductions sont d'autant plus considérables que le sens estr plus riche, en particulier la vue. On le comprendra aisément. sur une matrice quadrillées, de l x h carrés, le nombre de formes possibles est de 2** l.h, ce qui est rapidement considérable.
Liberté et ordinateur
Introduction. La machine ne fait que ce qu'on lui dit de faire, alors que l'homme "fait ce qu'il veut". La distinction essentielle semble donc être la volonté, dont on peut prendre pour définition "tenance consécutive à une prise de conscience". Donné, valeur.
Elimination provisoire du problème de l'intellect, délicat et se ramenant à la question "conscience", apparemment insoluble. Mais remplaçons prise de conscience par "résultats d'une certaine analyse des information" et peut s'expliquer...
Pour exercer cette liberté, la machine doit échapper à certaines nécessités de coercition, c'est à dire être placée dans un milieu tel qu'elle puisse fonctionner, ou dispose elle-même de moyens d'adapter son milieu. Homéostase.
(Il faut aussi que sa nature lui permette de poursuivre certains buts, c'est à dire qu'elle puisse disposer de certains moyens d'information, développés, de logique, et d'action suffisants).

Ces niveaux secondaires admis, on pourra déterminer le degré d'autonomie d'un dispositif par le niveau des fins qu'il poursuit, en laissant de côté provisoirement la question de savoir s'il est conscient ou non.
A ce niveau, on peut dire que la machine ne cesse de faire des progrès, mais que sur ce plan on peut discerner la transcendance de l'homme.
- l'homme, animal raisonnable
- il serait essentiel de partir d'une théorie de l'homme
- échelle de respectabilité (à rapprocher aussi de la
inalité). L'homme, absolu théorique, mais ps toujours an fait: les autres hommes, la machine, en théorie O. Mais, en fait, elle représente
a/ la nature pour laquelle on doit avoir un certain respect b/ un certain effort humain respectable
c/ une certaine beauté "en soi" comme oeuvres d'art, etc.
- notion de volonté "inclination suivant une appréhension intellectuelle"
- nécessité de coercition, comme opposée au dynamisme propre.

AGIR
- processus généraux d'action et technologie
- réception d'instructions d'action, de la part de l'homme, de la part du central
- plan important: les armes et moyens de contrainte - noter les implications très particulières en ce domaine de l'instruction DELETE, qui va de l'effaceemnt d'un trait de crayon à la peine de mort
- instructions DO, MAKE, BUILD
- instruction de but (finalité)
- en particulier définie par la constitution et les règles normatives qui peuvent présenter un carractère dynamique: TRY TO
- aspect particulier de l'art.
HOMME/MACHINE
Homme: philosophie, mystique, Dieu
Machine: terminal, personnel/de groupe, dictionnaire propre, en fit une certaine catégorie de registre. peut constiytuer en fait le fichier humain.
De homme vers machine:
Demande de pure consommation
Demande d'autorité sur les autres hommes
De machine vers homme:
commmuniqués personnalisés (selon culture, intérêts, valeur morale, temps), éventuellement sur demande
PUBLISH. (category of Y of reader)
avec règles de culture commune,
sanction contre le criminel, à ce niveau
censure
danger de falsification
- sanction récompense/punition (intellectuelle, consommation, possibilité d'action)
- éventuellement par la contrainte matérielle
- organes d'accès, dico, annuaire
- conséquences sur le langage humain et sa philosophie
- conséquences sociales
- règles de communication (SECRET,... etc.)
Voir/juger/agir vers capteur/monde
- processus de reconnaissance des formes
- d'abstraction, induction/déduction
- on retrouve ici aussi l'instruction général
au plan action
"STRUCTURE IN ... SHAPE AS"
c'est au fond l'instruction la plus générale de la théorie de l'information
au plan pensée
STRUCTURE peut prendre la forme de "STUDY3,
- il s'agit de réunir des faits
- puis de le structurer, la structure elle-même engendrant des faits nouveaux ou poussant à les rechercher
- instuctions SCAN, SURVEY, LOOK AT

par capteurs mobiles SEARCH
Action de la machine sur le monde
- elle est quasi par définition en temps réel, mais il peut y avoir une dissociation par rapport aux demandes immédiates de consommation
- utilisationdu feed-back très rapides
homéostase par rapport à des environnements très changeants, raffinerie, mohole
ajustement en cas de choc
fusion contrôlée
- problème de la manutention, et de la ligne droite
- problème de la répétitivité, libération de la série
- application aux états "mécanographiques"
- au plan industire: exemple, automobile personnalisée au plan administratif:
La structure économique ne coûterait rien, seulement le temps humain (vers O)
(Auto: Il doit y avoir des solutions puisqu'on a réels pensables, soit le système actuel, soit le wagon individuel. L'auto dans un autre réseau étant un autre exemple).
- secteurs primaire/secondaire, tertiaire
- "décentralisation" par le robot, analyse du dit
- problèmes difficiles du travail "in situ" et de la manutention
- on peut placer ici la médecine
L'homme et la machine, orientation vers Dieu
- libération de temps pour la contemplation
- travaux théologiques
- découverte et connaissance de Dieu au plan du développement interne, conséquences sur l'organisation des connaissances de la machine (théocentrisme)
- actes religieux de la machine
- nouveux aspects de la consécration du monde
- Dieu de la théodicée/Dieu révélé
- conséquences sur l'agir: normes de la machine
- étude par simulation de l'influence de Dieu sur le comportement moral
- le cas du miracle
Niveaux téléologiques
- vivant non humain, subsitance essentiellement n'est guère dépassé, sinon par "harmonies préétablies", avant la domestication. L'homme semble être le grand finalisateur de l'univers, et il est évident que sa finalité dépasse sa subsistance (recherche scientifique, religion quand elle est ce qu'elle doit être)
- donc intérêt de recherches téléologie dans le monde de ce qui entour l'homme
- place de l'aléatoire, du jeu, optimisation
- autonomie de fait, indépendance
- autonomie de droite, liberté reconnue.
A lire l'analyse thomiste, il y a trois niveaux de nécessité: coactio, hypothetica, naturae
Les deux premiers ne posent pas question. Il faut choisir la troisième à un plan suffisamment élevé pour qu'il reste place à la voluntas ut natura dans le choix des moyens, et établir des procédures de choix à ce niveau.
ex. Portefeuille financier: objectif global, nécessités immédiates, choix dans des valeurs analogues.
ex. jeu d'échecx
...
- dans quels cas faisons-nous réellement du nouveau
- certains le refusent même
- solutions de problèmes pratiques, médicaux (Braille, Newton, Hollerith)
- besoin de créativité pour autres affirmations
- dialectdique (besoins, solutions) problèmes et méthodes générales
- ne ps trop en demander qund même
- la machine devrait toujours être en actdivité à cause de la disproportion constante entre nos besoins et leurs possibilités de satisfactino
- Asimov a en fait supprimé la question du chômage, si les machines sont si puissantes, à quoi servent les ingénieurs dont il parle dans la dernière histoire?
Analogie avec l'ingénieur
hypothèses de travail:
- analyse des faits
- expérimentation
- propostion de solution
- mise en oeuvre, rechreche de lois générales de la circulation par induction et développement d'une théorie générle, c'est à dire mise en mémoire.
- l'invention de l'expérience a été surtout, outre la rigueur logigue, l'infvention de nouveaux "MOVE"
- convergence de la science vers la vie: grosses molécules, autonomie, circuits électroniques, bionique, miniaturisation, conditons thermique, fragilité de la vie, durée de vie, auto-reproduction
- le problème du "résidu scientifique" différent ou égal au résidu non mécanisé.
L'individu, supposé plus instruit qu'aujourdh'ui, et moins alourdi de connaissances livresques, devait avoir une très forte conscience de son appartenance à un grand tout, et à certaines parties de ce tout
Il se trouve de gré ou de force lié aux motivtiona de ces appartenances, donc participation et constation de plus sans possibilité, au niveau le plus élevé, d'une échappatoire possible, à un plan qui est celui des besoins matériels en gros
reste liberté radicale, et choix des sous-appartenances, par quoi peuvent elles se définir?
- orientaion sur les motivations générales
- orientations divergentes par exemple sur décisions pratiques
exclut en tros répartition des revenus, sinon à des points de vue très élevés.
Attitudes pratiques
Il devrait y avoir un abaissement des barrières de protection personnelles, certaines deviendront inutiles, car impossibles à tenir.
ex. aujourd'hui, on ne dit pas son salaire, demain, de quelqu'un que l'on connaît tant soit peu, en ayant en théorie sur l'économie générle, la branche professionnelle à laquelle appartient la personne, sa façon de s'habiller, la taille de son logepent, le type de sa voiture, son âge, des enfatns, toutes choses qui sont généralement connues des amis, il sera très facile avec son ordinateur personnel de déterminer ce qu'il gagne.
de même, actuellement, on cache certains de ses caractères psychologiques, mais ces éléments pourront se trouver demain par l'analyse de quelques réactions seulemnet en utilisation de registre PS de son ordinateur.
Cet abaissement des barrières apportera une plus grande efficacité, mais aussi une vulnérabilité: de même que la liquidation des microbes nous fait abaisser notre défense, au prix d'une meilleure santé globle.
Cependant, il y aura d'autres barrières très fortes, analogues à la vaccination, résistance à de nouvelles forces. Ces barrières seront sans doute de type psychologiqeu, avec una ttention plus poussée donnée à la formation du caractère.
Loisirs
A la différence d'autres civilisations du loisir, relativement inconscientes, ici méhode et techniques puissantes de contrôle
Plus grand si plus grande liberté par rapport aux nécessités de base ex. contrôle de la natalité, différent du Malthusianisme
excrétions de la société, voir celles de la cellule, on peut mourir si trop importantes, mais la proportion doit pouvoir croître avec la taille générale, avec gain de rendement
pied/bicyclette/auto/train/bateau (avion)
...
On rejoint ici un problèume qui devrait devenir des des leitmotiv de la pensée de demain: en devenant maître du monde, l'homme le transforme à son image. Aux niveaux primitifs, cette transformation est épisodique, partielle: peinture figurative, expression de la structure sociale par le réseau urbain et routier. Puis, avec la force animale puis l'ère industrielle, l'homme transfère à la nature certains de ses travaux, mais donc de sa nature même; la force physique d'abord, puis les petits automatismes (apparaît le papier, objectivation de la fonction "mémoire"), qui sont du niveau des réflexes musculaires élémentaires, puis des grands systèmes automatisés, cette partie que l'on peut faire de manière routinière sans faire intervenir de hautes facultés. La ville ggrandit et exprime la nouvell structure de la société. Avec l'ordinateur commence un transfert plus profond. Ce qui était autrefois activité vraiment intellectuelle devient travail de machine.
Mais l'ordinateur n'est au départ qu'un germe sporadique. Avec l'interconnexion, le téléprocessing, la machine commende de représenter la société dans les divers servides d'une entreprise, mais bientôt plus loin, devrait aller vers une structure de réseau généralisé exprimant assez finement notre structure sociae dans son ensemble, bien que la structure électronique présente ses caractéristiques propres, de même que le trvail fait par la machine est autre chose que le travail de l'artisant, et que le transfert de la motricité se fait par la roue, parfaitement étrangère dans son principe aux mécanismes animaux que nous utilisations naturellemnet.
Parallèlement, les modes de communication avec l'univers matériel évoluent. Il y a un fossé entre le cueilleur primitif qui arrache le fruit à l'arbre et le technicien qui conduit un processus de raffinage à l'aide de quelques volants!

Cette évolution continue: on programme, on agit par l'intermédiaire de l'écrit, bientôt de l'oral, qui sont les moyens même que nous utilisons entre nous. Aur fur et à mesure que nous conformons à nous l'univers, nous entrons en symbiose avc elui d'une manière plus profonde, moins matérielle, plus
mentale. Nous sommes beaucoup plus "présents" au monde et à lasociété.

Mais cette strucgure, qui devient expression de nous-mêmes, nous détermine pour une large part et deivent témoin de notre pensée, devient aussi moyen de communication et structure objective. Elle peut servir à l'autre home pour remonter jusqu'à nous. La symbiose avec la matière implique (de multiples manières, mais avec une phase dialectique d'opposition) une symbiose de la société.
Nous sommes obligés pour vire, et pour vivrfe bien, c'eset à dire dans les perspectives actuelles, pour avoir un niveau de vie élevé, d'accepter de participer à ce complexe, en en étant membre, en en étant partie, dont connassable et largement déterminée par cette appartenance même.
(à revoir plus loin)
La clandestinité, le secret, semble devenir ici plus difficile si le système social est très conscient de soi. Car il aura vite fait de repérer les anomalies de son évolution et d'en trouver les causes et les auteurs, à moins que l'adversaire ne dispose de moyens puissants de camouflage et de brouillage, voire d'intoxication de la structure officielle.
En bref, on ne peut augmenter, sauf le cas de rébellion, son action qu'en augmentant sa participation, et "jouant le jeu" de la structure et en acceptant ses contraintes. L'exercice de la liberté n'est possible qu'en l'engageant et en finalemnt, il faudra y revenir, la liberté est bien plus dans l' "assuemr" que dans le "refuser", ou dans le "rester à part", même si une certaine zone de contestation doit rester tout au moins virtuellement disponible.
Quelle pourra être l'évolution
motivation élémentaire plus ou moins disparue
pas celle de se reproduire (plus plaisir de base sans conséquences essentielles)
conquête de l'univers
Il y aura encore à faire avant que les besoins essentiels soient satisfaits/gaspillage épouvantable. A tout le moins, pour être sûr que tout le monde ait le minimum.
Il n'est pas indispensable qu'il y ait évolution radicale.
Quoiqu'en fait, toujours plus ou moins: empire romain, moyen-age, grêce...
Construction d'un univers plus parfait
implique rentabilité
évoque à coup sûr une mutation vers autre chose
en fait, la plus grande révolution serait peut-être d'avoir un univers stable? implique fatalisme, suppose un certain optimum
Chine ancienne/monde stable implique cyclisme, ramène à Chine Ancienne
renoncement à modifier le monde
quasi-impensable en fait dans perspective chrétienne. Ou alors il y a aura eu mutation, ou alors il y encore évolution.
Mais l'évolution va dans le sens d'une évolution plus rapide, donc, si pas mutation, on aura un monde en évolution hyper-rapide.
Il faut donc réfléchir à ce que sera cet univers, et ne pas le concevoir de manière stable.
A ce moment, la vitesse affectera tout. Le monde que l'on connaît à 20 ans sera très différent 5 ans après.
Resistance de l'homme à la mutation, au changemnet... noer la plus grande résistance à l'information aujourd'hui: sentiment de vie, pas concernés
dans le vie concrète, obsolescence des matériels, du savoir.
situation matérielle du voyage quasi-permnente
fin de l'urbanisme en tant que structure stable, mais seulement comme infrastructure d'un vaste mouvement
persistance de caractères psycholgoques de l'homme: temps d'apprentissage, relations humaines. Il faut des années pour se
faire un mai... vie conjugale, famille.
amis: peut être raccourci; avec bonnes méthodes de connaissance
durée du plaisir, table, lit
psychanalyse, et surveillance médicale, degré croissant, vie avec un cerveau qui contrôle constamment un certain nombrfe de paramètres plus ou moins complexes.
dans une certaine mesure, à quoi sert l'intimité actuelle. lest protections prises seront essntiellement, car les autres peuvent avoir une certaine curiosité gênante pour nous. et pourquoi gênante?
La part des biens donnés gratuitement devrait augmenter, ne serait-ce que pour faire l'économie de nombreux clculs et la simplification des comptes
ex. transports
p.e. nourriture/veêtement
parapplèle avec synapsifier de ?
Créativité:
-monde complexe, hyper-organisé/plus ordinateur en évolution rapide
-il faudra constamment avoir des idées pour s'adapter, modifier le monde
- cependant, du fait de l'interactdion totale, il faudra étudier de près les modifications, du moins connaître des moyens subtils de classification, à l'intérieur de quoi on puisse travailler (zones), cez zones étant sans doute eles-mêmes en évlution.
implique travail d'équipe, utilisation de ordinateur
implique restriction de l'initiative privée
en parallèle, croissance actuelle aux multiples permis
Il faut un permis de conduire, qui n'était pas nécessaire quand on marchait à pied/permis de construire/permis de faire des enftns...!
il faudra une vérification permanente de la cohérence avec les plans généraux de l'humanité, l'ordinateur étant le seul moyen suffisammnet efficace. Ici encore, rôle du poste individuel, apportant une liberation de l'esprit, possibilité de constestaiont.
(parallèle avec assurances)
La quantité d'énergie par personne sera évidemment très grande, voire virtuellement illimitée, mais quant aux règles d'usge... il y aura deux types de "consommation":
. la consommation personnelle, destruction, pouvoir d'achat
. la consommation à caractère d'investissement, pouvoir économique
Système d'optimisation de la diffusion de l'information
Deux phases: éducation/vie active
éducation: culture générale, vie personnelle, information désintéressée
vie active: connaissances pratiques, information d'action
Dose de liberté:
1/ parties connues du fait d'appartenance ou de participation à une entreprsise. caractère non l. de cette information
2/ recherche faite personnellemnet, pour contestation de l'information automattique, pr exemple, ou désir de se cultirver, information sur les autres hommes, alimenter la méditation etc.
c/retour sur démocratie
possibilité de délégation à un individu, même seulement sur points partiels, ou a plusieurs selon branches
auquel cas, droit de se faire communiquer les partis qu'il a pris.
Le problèmes est de connaître la psychologie d'un homme conscient d'être dans une structure optimisée et, au moins partiellement, en dehors de lui
contestation de cette optimisation, car on ne fait pas d'omelettes sans casser d'oeufs
liberté basique de choisir cette optimisation ou non. filière de participation et d'opposition
mais aussi liberté de contestation à des plans plus élevés, certaines reconnaissances, d'autres non
le prix de la liberté qui peut peut être se mesurer en partie par ex. nécessité d'un minimum d'espace si liberté de se déplacer. Degré d'insonorisation si bliberté de faire du bruit.
Mesur de la non contestation avec ses inconvénients (redondance) si liberté, concurrence
On peut peut-être refuser la liberté de détruire, mais pas celle de construire moins ou pas du tout.
Contrôle des chèques aux U.S.
Que peut-on dire de l'évolution de cette mesure
- tout d'abord, pour un individu donné, la somme ne peut dépasser un certain total, fonction de sa mentalité, de ses aptitudes
- même pour un même tyupe de relation: conjugale par exemple, le coefficient peut varier d'un couple à l'autre
- par ailleurs, une croissance de la somme
. entraîne une augmentation du temps consacré aux relations
. dans certains cas, amène à l'utilisation de moyens matériels, carnet d'adresses, de téléphone, fichier familial
. si ordinateur, peut donner moyens plus puissants, évitant une large perte de temps à mettre en mémoire, préparation plus poussée des rencontres par relecture de dossier
. mais, à l'opposé, introduit un élément tiers qui peut avoir ses inconvénients, classement des gens, etc.
techniques psychologiques, physiognomonie par exemple, caractérologie, etc.
- implique, dans une certaine mesure, plus grande complexité des décisions de chacun. Pour mes choix professionnels, je dois tenir compte de ma situation de famille, et réciproquement.
noter usure de certains moyens, cartes de voeux par exemple
- aussi important de connaître la dérivée dans 20 ans que la valeur absolue
- de plus, il ne s'agit pas d'un pur mouvement, bien qu'il y en ait aussi (démographie, par exemple), mais d'une structuration
- en particulier, il faudrait étudier l'évolution du nombre de personnes avec qui on est en realtion, ou plus exactement, du fait qu'il y a toujours la relation minimale de connaissance indirecte: les Chinois, et jamais une connaissance totale: ma femme. Il faut déterminer un "coefficient de relation" et totaliser sur l'ensemble de l'humanité
- distingeur divers niveaux
. connaissance de principe
. connaissance vague ou fonctionnelle (mon voisin du dessus, le directeur de telle société)
. connaissance nommée (untel, avec tête mettable, ou sans).
Mais niveau simple ex. Tattevin pour moi.
relations personnelles: lointaines, Laleuf
relations plus approfondies
avecun maximum dans amis et famille
. les coefficients pensables de 0 à 100,
D. Ceci rend difficile une optimisation de la diffusion de l'information.
Par ailleurs, l'appartenance impliquait une certaine localisation
L'analyse de la relation d'appartenance est au fond très générale (Bourbaki) mais plus particulièremnet dans la mesure où elle est ressentie, conscience
actuellemnet, deux essentielles: l'entreprise et le chez soi.
avec perte de temps consécutive, la distance augmentant.
Les nouveslles technologies apportent par exemple recentrement sur le lieu familial, qui implique nécessairement la vie dans un même univers matériel.
Il serait par exemple souhaitable de "mobiliser" l'univers familial, la roulotte américaine: appartements standard. Intérieurs transportables d'un point à un autre.
- mauvaise tendance d'un urbanisme fixiste. Il n'y a pas de structures stables
échanges d'appartements très difficiles. suppression du droit à la propriété d'un lieu
stabilité minimale du cadre familial, d'un certain volume.
...
Ne pas oublier les phénomènes de relaxation, par exemple la diffusion de l'information: les points forts ne doivent pas venir à la suite sans "sauce", autrement c'est illisible
Ré-apprentissage d'un rythme de lecture.
Différent de la méditation, qui est rapprochement de ce qu'on lit à toute un système mental qu lieu seulement de "compréhension" aisément et à demi-mot
- noter l'effort certain de revues comme Computers and Automation, avec abréviatgions, bons articles, etc.
Dans les relations professionnelles, perte de temps plus faible, car je parle à des professionnels qui ont le même lngage, nous savons en gros ce que nous avons à nous dire
dans les relations familiales, il y a un peu de cela aussi
Noter
relation entre le fait de l'appartenance et un certain caractère des échanges d'informtion. Il y a une certine notion de sous-entendu supposés préalablement à la connaissance.
Noter aussi le caractère de plus en plus nombreux des appartenances. Autrefois, il y avait quasiment une hiérarchie unique basée sur un groupe familial qui était à la fois unité économique, sociologique, religieuse, mentalité, histoire, avec des structures y ressemblant assez au niveaux supérieurs
Maintenant, il y a au moins deux appartenances: la famille et la profession.
Les appartenances religieuses et politiques restant assez largement familiales, mais avec mise en question même sur ces oints. Le niveau culturel peut sensiblement varier d'un membre d'une famille à l'aure, et bien entendu dans l'entreprise.
Dans la vie actuele, certaines informations sont reçues obligatoirement: instruction, publicité, téléphone, notes de service. Le loi eest censée connue de tous. Le minimum perçu dans l'entourage: Je suis obligé de voir qu'il y a une voiture garée devant ma fenêtre. qu'il y a un type qui klaxonne à minuit, que ma femme n'est pas contente, que mon fils a mal aux dents.
Mais je peux choisir: les livres que je lis, les personnes que je rencontre (plus ou moins).
Sentiment présent d'une difficulté de s'informer dans quelle mesure
- on ne peut pas rencontrer tout le monde, du moins tous ceux que l'on voudrait
- tout n'est pas publié
- les livres coûtent cher
- les revues aussi, mis encore quand on les as on n'est pas également intéressé par tout ce qu'elles contiennent
- par ailleurs, al forme présente d'écriture et de rédaction paraît souvent lourde, redondante, destinée à un public plus large, et je dois perdre mon temps à fouiller pour trouver les quelques éléments esentiels que je recherche
je ne trouve pas un moyen de m'informer
...
Un nombre d'hommes croissant
chacun d'entre eux représente une finalité absolue
système de l'entreprise (système du monde)
par opposition à un homme
opposition à juxtaposition (nations, provinces, familles)
un certain nombre de besoins classbles (motivation)
. matériels, basiques
. mentaux
. spirituels
un certain nombre de moyens d'action
. physique, entrées/sorties
. capacité de traitemnet de l'informatino
. plus la conscience
autour, un univerts, des realtions, liberté
mouvement, sans terme défini
éducation
ne peut avoir connaissance et maîtrise de lui-même et du mande que par l'intermédiaire d'un outil
l'outil lui-même excède ses capacités, ne peut être connu et utilisé qu'avec une large paricipation d el'outil lui-même
augementation de la distance au "réel de base"
phase corporelle (homéostase, station debout)
phase instrumentale (outil, culture)
- habitudes mentales venant de la recherche opérationnele, CPM(?) etc.
: optimisation en tenant compte d'un grand nombre de variables
philosophie de synthèse, idée de l'univers
le niveau de réflexe
optimisation du système général de l'humanité: l'objectif peut difficilement être fixé en dehors d'une idéologie, et seules devraient subsister celles qui sauront faire face à ce problème
Le catholicisme semble en bonne position... l'American way of life
...
un nouvel alphabétisme
formation à de nouvelles structures mathématiques beaucoup plus importantes que la géométrie "physique" et l'algèbre
classique, présente d'ailleurs des inconvénients d'un certain irréalismae de la 1e face aux prlbèmes atomiques et la seconde dans une certaine perte de la faculté de raisonnemnet.
formation dès le plus jeune âge aux activités sociales
modification du rythme de vie
...
valorisation d'informations jusqu'à présent inutilisables (traces, villages disparus, photo aérienne, logométrie).
Le régime de la loi
Présentation
- programmation faite en une fois (avec de très légères "altérations" possibles seulemnt si elles ont été prévues à l'avance
- consultation pratiquemnet impossible, la masse est informations... séquentiel
Très lourds inconvénients:
- bêtise de la machine
- difficulté de correction des erreurs
- la loi talmudique, "pharisaïque"
- l'exemple scientifique, essai d'expression scientifique
- difficulté de programmation
1. La machine vit sous le régime de la loi
exemple. loi talmudique, science
démonstratino
essai d'expression scientifique
les fautes selon la loi
la dégénérescence "balistique"
inconvénients concrets
la responsabilité, aptitude à répondre, causalité
difficulté de programmation
structure de la machine
loi mathématique
le compilateur
le modèle du monde (retour au pb de la loi)
2. La réponse est le dialouge
3. Problèmes à plus long tereme
- maîtrise de la civilisation des loisirs
- compréhension et contrôle des mécanismes
- création d'un langage nouvau pour l'homme (l'ordinogramme)
- dissociation du langage d'accès et du langage machine
Asimov, éventuellement Higon
... Un texte incomplet. réponse à une lette de je ne sais qui.
La machine doit bien se tromper de temps en temps, à mon avis, et cela est arrivé chez nous. Mais évidemment la probabilité la plus forte d'erreur est certainement chez les prorammmeur, qui manipule au fond des idées plus complexes, qui conçoit, penant que la machine galope avec des conditions d'auto-contrôle qui la rendent très sûre. Je peux t'e dire que quand je fais des additions avec ma petite machine de bureau, je me dis toujours aussi que moi qui me suis trompé, et c'est le dax (J'ai eu, depuis 5 ans à la Compagnie, deux fois seulemnet dans e service, des machines qui ont débloqué).
La question de la responsabilité est un peu différente. si on admet qu'elle est faillible, on pourra dire par extension, en cas d'erreur ayant des conséquances graves, que la machine a été responsble, comme on l'a dit par exemple du radar pour certains collisions maritimes où, pourtant, les coupables étient plutôt des capitaines imprudents. Si on ne fait pas passer la machine en cour d'assies, on pourra tout de même décier qu'elle a fait son temps, et la mettre à la casse. La similitude avec le procèspourra être augmentée si la machine elle-même est utilisée pour détecter et trouver la source des erreurs commises: cela revient, par analogie, à la mettre au banc des accusés. On pourra ensuite rechercher les responsabilités humaines qui ont engendré cette erreur (mauvais entretien, mauvaise programmation).
Quant à dire que l'électronique constitue un fait radicalement nouveau, d'accord, et il est difficile de rechercher dans l'histoire des faits qui puissnt nous aider à résoudre les problèems qu'elle pose.
On me dit souvent, à la suite de mon article, que la machine créer plus d'emplois qu'elle n'en suppprime et que le chômage est donc impossible, que bien au contraire nous sommes de plus en plus débordés par une fgoule d'activités, et que c'est plutôt le surmenage qui serait à craindre.
Peut-être. mais l'électronique, par son caractèred'automatisation radicale, pourrait bien agir en sens contraire... Dans une certaine mesure, il nous appartient, collectivemnet, de décider si nous voulons ou non une civilisqtion des loisirs. Les options de nos plans de développement, quinquennaux ouj non, en décideront.
Il faut choisir entre le repos et l'abondance des biens de consommation (*10/92: la situation s'inverse: pour maximiser les biens de consommation, il faudra sans doute arrêter de déranger les machiens qui les produisent), du moins entre l'accent mis sur l'un ou sur l'autre. Il y a aussi les services, certains étant automatisables, d'autres peut-être aussi, mais de moins en moins facilement, quand les services prennent un caractère humain de plus en plus marqué, à la limite pas du tout, quand le service à rendre est essentiellemnet une compréhension humaine, la visite à uen pesonne seule, par exemple.
Par ailleurs, l'aide aux pays sous-développés et l'expansion démographique suffiront à absorver une bonne partie de l'accroissemnet de productivité. Dans la mesure où le conrôle des naissances est possible, il ay a là aussi un moyen de se donner plus ou moins de loisirs, les entants étant une charge très lourde et leur éducation tant peu automatisable.
Enfin, l'importance de l'effort de recherdhe et de conquête de l'espace peut être lui aussi mesuré et servir à déterminer la quantité de loisirs que l'on veut donner à l'humanité.
Eu un mot, nous aurons la civilisation des loisir si nous le voulons. C'est assez réconfortant, à conditoin que les structures de décision collectives fonctionnent de façon satisfaisante et que les électeurz puissent choisir en
connaissance de cause.
On cherche à se rassurer en se disant que tous les mécanismes sont compréhensibles. Et c'est exact, et on peut penser qu'ils le resteront encore un certain temps. Cependant, si l'on sait faire des machiens améliorant elles-mêmes leurs programmes (software) ou arrivera (c'est déjà commencé) à
utiliser la machine elle-même pour améliorer ses circuits ou construire ceux d'une machine plus perfectionnée.
Le degré de complexité pourrait finir par nous dépasser. C'est cependant une hypothèse assez gratuite pour le moment. Mais, dès à présent, les circuits de la machine ne sont compréhensibles que par une petite minorité de spécialistes, globalement seulemnt par les utilisateurs et pas du tout pour le vulgaire. Il y a là une source de dangers.
D'autre part, il faut distinguer le compréhensible et le contrôlable. Tant que la machine ne traite que de l'inforamtion et de sort que des informations sous dorme de langage, le danger n'est pas trop grand, bien que la mauvaise compréhension d'une statistique puisse conduire à des décisions fausses ou dangereuses. Par contre, là où la machine commande des dispostifis d'action réels, le danger est plus sensible. On cite le cas d'une fabrique de bière anglaise qui a laisse partir aux zgôuts un million de litres de bière, l'ordinateur ayant décidé, on ne sait pourquoi, que ce type de bière n'étiat plus demandé par les consommageurs. Le danger est encore plus grand quand la machine contrôle des armes, nucléaires ou non. Et c'est déjà le cas! Evidemment, certaines mesures de précaution sonr prises, mais non infaillibles.
je pense donc que la compréhension des mécanismes de base ne peut suffire à nous tranquiliser, et qui'l ne peut être qu'estion d'ailleurs de^tre toute à fait tranquilles. L'appel à l'automation est une source certaine de riqeus. Le jeu en vaut la chandelle, mais il ne faut pas se faire d'illusions, on ne fait pas d'omelettes sans casser d'oeurs. L'indépendance de la mchinee n'est pas, et est de moins enmoins, subjective.
Vient ensuite dans ta lettre une phrase extrêmement précieuse, et qui me donne beaucoup à réfléchir: la sémantique d'une question dégénère avec le nombre d'instructions qu'elle génère (ta phrase était plus euphonique que la mienne, d'ailleruss). Je connais mal le contenu de la notion de sémantique. Atrement dit (si je comprends bien), plus une question est complexe, maoins ou peut être sûr de bien comprendre la réponse.
Dans le domaine normal, on peut trouver des analogies. Si je demande à un employé de faire tel travail, relativement simple, très bien défini, et ne demandant aucune initiative de sa part, et s'il est consciencieux, je peux être sûr de ce qu'il me donne, et je peux d'ailleurs le vérifier assez aisément par sondage ou par recoupement.
Mais si je lui confie une tâche plus générale, s'exprimant petu-être ent très peu de mots, exigeant de sa part réflexion, adaptation initiative, je sui obligé de lui "faire confiance", je ne peux plus tout véfirifer, et il s peut qui'l se fasse de son travail une idée un peu différente de ce que je voulais.
Allons plus haut. Quant un Directeur confie à un cadre une certainefonction hiérarchie, avec des responsabilités, cette tâche devient un peu la "chose" de ce cadre, qui la traitera comme il l'entendra (dans une certaine mesure), et dont la personnalité aura une influcence certaine sur la qualité et les résulats même de son travail et de celui de son personnel. Ce cadre et son équipe seront devenus une aprte relativemnte autonome de l'entreprise.
le Directeur pourra donner des corrections d'orientation, ajuster ses directives. Il ne pourra être le maître absolu et, si le travail ne lui convient vraiment pas, il lui restera à remplacer ce cadre, sans pouvoir pour autant reprendre le travail déjà fait. Bref, l'autonomie de ce cadre est telle qu'il échappe largement à ses supérieurs, qu'il devient partie prenance des
responsabilités de l'entreprise, qu'il y a une réelle délégation de pouvoirs. L'entreprise ne peut plus être considérée comme monolithique, mais comme une communuté de personnesl où se créent et subsistent tensions, incertitudes, où une marge d'erreurs, de divergences, est inévitable.
On aurait un mouvement analogue avec le développement de la machine. Plus il y a de disproportion entre la quantité d'insructions que je lui donne (instructions au sens large) et le travail qu'elle exécute (nombre d'instructions au sens technologique), plus elle se comporte comme un être autonome, plus il y a délégation de responsabilité. Cette disproportion pourrait s'exprimer sous forme d'un rapport simple: instructions données/ quantité d'information représentée par le travail réel. Mais il faudrait sans doute préciser.
On peut d'ailleurs certainement démontrer que, pour que le nombre d'instructions générées par un ordre ou une question soit supérieur à 1, il faut que la machine ait, dans sa structure ou dans ses mémoires, "quelque chose", une certaine quantité d'inforamtion préalable à cet ordre. Le cas est bien clair quand on utilise des langages de programmation, où il faut ajouter à la structure de la machine un compilateur adéquat. Au fur et à mesure que ces langages se développeront, et utiliseront des instructions deplus en plus larges, ces compilateurs se développeront jusqu'à donner une certaine personnalité à lamachine.
On peut d'ailleurs imaginer une machine ayant à la base une culture générale" équivalente à celle d'un certain niveau de culture, lui permettant de comprendre directemnet le genre d'instructions qu'on donne à un subordonné. Il est vai que cela suppose une mémoire d'accus suffisamment rapide de taille considérable, et notre technologie présnte ne le permet guère,
mais enfin cela ne paraît pas impensable jsuqu'à un certain niveau. la strucgure d'une telle machine et, en particulier, l'organisation de sa mémoire, lui donnerait sans doute un certain type de réactions assez semblables aux caractéristiques d'une "mentalité".
A la limite, splendide, il y a l'appel de Dieu à l'homme, qui peut se résumer par un seul ordre: tu m'aimeras. Cet ordre entraîne une quasi-infinité de réponses partielles de la part de l'homme, toute une vie. l'expérience du péché originel a montré en effet qu'il y a une dégénérescence! Encore faudrait-il disginguer le péché qui a en lui même des caractrères spécifiques de refus volontaire, à ne pas confondre avec la simple imperfection ou défaillance.
C'est peut-être pour faire face à cette disproportion entre l'ordre trop simple et l'application indéfinie que l'home a cherché à codifier, sous l'inspiration de Dieu d'ailleurs, la loi divine, ce qui consiste à compliquer le programme pour le rendre plus proche du code "machine", de cette machine qu'est un peu l'homme.
Mais ceci ne suffit ps, et la Loi tue, comme Saint Paul le dit, autrement dit le programme détaillé finit toujours par diverger de l'intention première. Or la machine semble faite pour vivre sous la loi et, autant qu'on puisse le penser, ne peut pas se référer, comme nous par la grâce, à l'esprit qui vivivie. Elle ne peut d'ailleurs pas, normalemnet, aller contre la loi, etn tous cas "volontaireemnt", et ne peut donc pécher au sens propre.
Cette dégénérescende de la loi face à l'appel concret de Dieu ou de l'autre dans la réalité peut trouver deux exemples connus.
1/ La dégénérescence talmudique, c'est àd ire l'effort finalemnet stérile fait pour adapter une loi finie à toutes les situations de l'existence. C'est le problème des pharisiens qui, à force de gloser sur les commandements de Dieu tels qu'exprimés dns la Torah, finissaient par rendre la vie impossible et l'amour réel de Dieu encore plus. Assez curieusement, la dégénérescence
casuistique du XVIIeme sicèle aboutissait à ces conclusions inverses.
2/ La limite d'application des lois physiques. On donne d'agord une expression très simple, comme la loi de Mariotte, disant qu'une certaine quantité de gaz enfermée voit sa pression augmenter en proportion de la diminution de son volume. Puis on s'aperçoit qu'il faut introduire toute sortes de corrections pour appréhender la ralité, seuls des gaz "parfaits" (construction de l'esprit) obéissant à la loi... puis les nouveles formulations apparaissent encore insuffisantes, etc. (Un phénomène équivalent se produit avec les systèmes philosophiques trop logiques et trop peu vécus.
L'exemple scientifique est de loin le meileur, car dans la science moderne, appuyée sur les mathématiques, la logique est aussi rigoureuse qu'au sein d'un ordinateur (note: il n'y pas à "interpréter", question à voir); alors que dans les domaines moraux et philosophiques (non sans rapport entre eux), les mots ne peuvent jamais avoir un sens parfaitement défini, car aucune définition de l'amour, par exemple, ne pourra épuiser la réalité de l'amour.
Et toute construction logique sur cette définition est à la merci d'un aspect non vu par la définition et venant rndre aberrant le résultats des déductions. Ceci rend impossible la construction d'un système philosophique intégralemnet logique.
Le péché de l'ordinateur est donc tout autre chose que celui de l'homme. L'homme en effet pêche souvent par inobservation de la loi( morale ou juridique), alors que la machine ne peut pécher contre la loi que "inadvertance", si l'on peut dire, ce qui n'est pas moralement coupable.
On retrouve là, sans doute, la différence entre l'esprit et la matière. la vie morale se situe dans un monde de relations de esonnes et ces relations, utilisant de fait des moyens (paroles, ction), sont de soi transcendantes à ces moyens. Dans une ertaine mesure, ces moyens apparaissent parfois comme un frein ouloureux, là où ils se révèlent incapables à nous assurer le
contact. Ou ils sont une séparation.
Dans la pratique, que signifie ce péché originel? Le but que ous assignons à la machine est
1. de nous aider à traiter des informations complexes
2. de nous libérer de travaux sans intérêt pour nous ermettre de nous consacrer à des tâches plus nombes. Peut-^'tre eut-on trouer des lumières dans les prédécesseurs de 'électronique, c'est à dire pour la 1e câche, les machines omptables et les cartes perforées, la machine "automatique" classieu pour la deuxième tâche.
Peut-on dire des cartes perforées qu'elles ont entraîné une égénérescence par rapport aux intentions premières?
De toutes façons, on peut penser que le remède à cette égénérescence est le dialogue et, de fait, cette recherche est ou-jacente à diverses recherches actuelles. Elle inspire pour ne part les programmes de jeu (échecs, dames, voir Newell, Shaw and Simon). Elle est à l'origine de la construction des compilateurs permettant d'utiliser des langages plus maniables, plus proches de nos habitudes que le langage machine.
Le Cobol, en particulier, s'écrit presque intégralement en langage ordinaire, malgré une colleciton de restricions ans rapport avec nos exigences propres. L'effort fait pour le rendre lisible a d'ailleurs pour conséquecne de le renvre verbeux (thèse). Un langage comme l'Algol, conçu pour les mathématiciens, est nettement plus bref et plus maniable pour un scientifique habitué à manipuler des équations.
Jusqu'à présent, les limites de puissance des machines et leur prix exorbinatnt rendaient le dialogue très difficile. Pour dialoguer, il faut un échange de questions de de réponses (non seulement d'ordre intellectuel, mais aussi d'ordre affectif, et on cherche aussi à développer pour la machine, un équivalent du couple récompense/punition, qui est essentiel à nos relations interpersonnelles). Le prix de la machine oblige à bloquer cet échange en blocs importants. Le programme est établi en entier, passé une fois en machine.
En règle générale, la machine ne comprend pas bien "du premier coup", ou plus exactement, le programmeur ne s'explique jamais de manière absolument correcte dans son premier jet, aussi, après un premier passage "test", le programme est rectifié (debugged) avant de le lancer pour de bon.
Les résultats obtenus sont ensuite longuement analysés, la machine étant libérée pendant ce temps, puis un programme nouveau est mis en route pour permettre d'aller plus loin. C'est un peu la situation de personnes qui ne peuvent communiquer que par la poste, et doivent de plus chiffrer leurs messges. Méthode non sans efficacité, qui a l'avantage de "laisser des traces" et, dans le cas présent, de réduire au maximum le temps-machine.
...
(réponse par le dialogue
recherche en ce sens
. learning machines
. les jeux
. les langages de programmation
le procédé actuel est balistique, raisons
. il faut arriver au contrôle permanent
. exemple opposé des machines en temps réel
introduction de la multi-programmation
de la mémoire de masse
programmation en temps réel
multiplication des voies d'accès
implique une augmentation de la puissance de la machine
utilisation de l'analogique
Conclusion partielle: possibilité de la commande permanente
le contrôle (compréhension, contrôle)
problème de la santé mentale de l'individu
de la hiérarchie des finalités
des hiérarchies sociales
de la communicatione t du secret
Remarque
finalité de la machine, finalité de l'opérate (limites encore))
Texte de 72
(Nota 92. je pense avoir écrit ce texte en 1972. Je commençais à me sentir à l'aise à Informatique et Gestion, et voulais rassembler des idées).
P. BERGER
Entre le quantum transactionnel et le système total
La convergence informatique
ET NOUS (dixit Pascal)
Notes et plaidoyer pour une recherche à naître
(En légende d'un dessin de Guibol: J'ai vidé mon sac. Il y a beaucoup à boire. Peut-être un peu à manger. Qui veut servir d'écumoire. Guibo).
Le fond des fonds, c'est le fonds monétaire. Einsteint Jr.
TABLE DES MATIERES
Informatique fondamentale
L'informatique est une architecture
L'informatique est une biologie
Science ou technique
Les oeillères des systématiciens
Information et énergie
Information et argent
Les parardoxes de la complexité
Un algorithme de la liberté
Aux objecteurs humanistes
Le complexe et le répétitf
L et les interfaces
Convergence et antisystème (I)
La mesure
La saisie des données
Les télécommunications
La convergence des informatiques
Convergence et antisystème (II)
Informatique fondamentale?
PLAIDOYER POUR UNE RECHERCHE A NAITRE
L'informatique, en tant qu'industrie, semble avoir passé le plus mauvais CAP. Après un nettoyage qui a vu disparaître des entreprises, réduire des effectifs, comprimer des capitaux, une situation plus saine paraît s'instaurer.
Mais l'élan est tombé. On a trouvé la sagesse. Il faudrait peut-être aussi un certain souffle. Des idées neuves qui pourraient intéresser, donner envie aux responsables et aux utilisateurs de marcher encore dans la voie du progrès, avec les risques que cela comporte, mais aussi les charmes de l'aventure.
Quoi qu'ils en disent, chefs d'entreprise et pesonnels ne vivent pas seulement de leur feuille de paie, mais aussi de passion. De même que l'inflation est l'huile qui permet les réajustements te les évolutions (mais certes il ne faut jamais trop d'huile), de même l'innovation crée le champ dynamique où le dialogue (parfois sans pitié) entre jeunes et anciers, entre techniciens et gestionnaires et (le ciel nous entende) entre universitaires et industriels, trouve aliment.
Hélas, rien ne laisse attendre pour l'immédiat (ni même pour les quelques années qui viennent) l'apparition de ce second souuffle.
L'industrie informatique ne veut plus dépasser les formules qu'elle a si difficilement mises au point. Depuis un ou deux ans, les "nouveautés" annoncées ne portent plus que sur des points de détail. Publicitaires et journalistes s'efforcent à l'envi de voir des révolutions sous de micro-évolutions. Quitte à presque passer sous silence des vagues de fond comme l'invasion généralisée des circuits intégrés, qui ne modifient ni l'aspect extérieur des ordinateurs ni leur mode d'emploi. Tout au plus leur prix.
L'annonce récente par IBM, comme une grande nouveauté, de la mémoire virtuelle sur ses 370 illustre bien cet essouflemnet sur le plan du hardware. Quant au softwre, on demande des idées neuves. Les conférences faites par les porte-parole des sociétés de service, les entretiens qu'ils accordent aux journalistes pratiquent un discours ambigu. On affirme être sorti de la morosité. Mais, après avoir clamé bien haut que l'informatique est désormais un produit de grande consommation, a atteint une phase industrielle, on avoue que les "produits" sont encore très liés aux "services", et que les méthodes de marketing restent celles des cabinets conseils. Le catalogue des grandes écoles reste l'arme absolue des vendeurs. Si les SCI veulent "vendre des savonnettes",, elles auraient avantage à voir comment travaille Unilever!
Comme pour les savonnettes ou les lessives, l'innovation devrait venir des laboratoires de recherche. Et, derrière eux, de la recherche fondamentale.
Hélas, ce que l'on sait des travaux des universitaires a de quoi décourage d'avance les utilisateurs. les instituts français (mais les américains ont-ils fait beaucoup mieux ces dernières années) n'ont pratiquement rien proposé de "consommable". Ni même vraiment réussi à convaincre l'industrie de la valeur des informaticiens formés, parfois à grands frais. Deux textes récents viennent encore renforcer cette impression déprimantes.
Dans le bulletin de l'Iria no 11, Maurice Nivat tente "d'isoler et de délimiter aussi précisément que possible un domaine de recherche que, faute de mieux, nous appellerons Informatique Théorique". D'autre part l'OCDE, dans un tome de sa collection "Problèmes et perspectives de la recherche fondamentale dans les domaines multi-disciplinaires" traite de l'informatique sous l'autorité de quatre chercehurs: A. Caracciolo di Forino, S. Michaelson, Maurice Nivat et M. Schutzenberger. La rédaction originale de ce rapport date vraisemblablement du début de 1971 et, sous certains aspects, se réfère à une problématique encore un peu antérieur (notamment en insistant sans réserves sur la formation d'un nombre élevé de mathématiciens).
Les deux textes ne sont guère optimistes. Le rapport de l'OCDE fait une critique, par moments amère, de la politique de recherche suivie. Il note que "certaines des difficultés" relèvent de deux facteurs socio-historiques particuliers:
- l'existence d'une grande industrie qui joue un rôle dominant en matière de développement;
- la nouveauté de cette matière, qui en fait une sorte de "Far West" sur le plan intellectuel.
Maurice Nivat laisse une impression encore plus pessimiste: "Depuis 15 ans, l'informatique théorique ne s'est que peu développée... Il s'agit d'un problème extrêmement difficile où bien peu de résultats sont déjà acquis, et dont la définition même prête à controverse" (il s'agit il est vrai de l'algorithmique de la parallélisation, c'est à dire du ulti-traitement). "Il nous paraît difficile de voir appliquer dans un proche avenir...".
Les conclusions, bien sûr, ne sont pas négatives. Le rapport OCDE émet un certain nombre de recommandations, visant pour l'essentiel à concentrer dans les mains des mathématiciens "sérieux" la quasi-totalité des crédits consacrés à la recherche en informatique. et Maurice Nivat croit "que déjà l'on peut voir se dessiner les contours d'une problématique et la possibilité d'unifier les efforts".
Mais cette stérilité que déplorent les mathématiciens, n'en sont-ils pas les premiers responsables?
LE SPLENDIDE ISOLEMENT
"Nous ne cherchons absolument pas à présenter les revendications d'un groupe d'invididus égoïstes, soucieux de préserver leur tour d'ivoire", plaident les auteurs du rapport OCDE. Pieuse protestation, démentie par tout le reste du rapport. Nous voulons bien croire que les intentions sont pures, mais à ester trop enfermé dans une tour, fût-elle d'ivoire, on devient nécessairement quelque peu égocentristes. Ecoutons-les plutôt.
"Nous considéraons la conception de la structure interne des ééments fonctionnels du hardware comme relevant de la physique t de la technologie".
"Les recherches visant à améliorer l'utilisation des alculateurs dans la banque, l'industrie pétrolière, les iagnostics médicaux, l'urbaniqme, le dessin industriel des utomobiles, l'organisation scientifique du travail, etc. ne
devraient pas être considérées comme appartenant à l'informatique roprement dite...".
"Les chercheurs en informatique devraient aborder le roblème des banques de données comme un problème de caractère énéral et non pas ous l'angle de la documentation automatique ou es sciences de la gestion".
"Les applications que nous venons de citer (un rapide panorama vient d'en être dressé) sont externes à l'informatique comme telle". Et d'ailleurs "la plupart des applications des calculateurs sont extrêment simples et n'exigent aucune recherche fondamentale en informatique".
Que reste-t-il aux informaticiens? Partis d'une définition très générale de l'informatique (science multi-disciplinaire qui s'attache à l'étude systématique de la structure, du stockage, de la transmission et de la transformation de l'information), on en vient à la limiter à la concpetion interne des éléments du software, complétée par des travaux si possible complètement abstraits concernant la "programmation théorique" et la "méthodologie mathématique".
Cet isolement intellectuel volontire se complète d'un mépris affiché pour les non mathématiciens, qui sont tout à la fois incompétents et malhonnètes. Citons encore.
"Les énormes intérêts financiers qui sont impliqués dans la promotion de la science des calculateurs ont plus ou moins façonné les besoins supposés de la société".
"Ils (les constructeurs) visent à mettre au point un produit qui puisse être lancé sur le marché à une date données: il ne s'agit pas en général de recherche. Il ne s'agit même pas, dans la plupart des cas, de travaux sérieux en matière de technologie".
"... la horde de "spécialistes" à l'esprit étroit et insuffisamment formpés..."
"... l'évaluation des résultats dans ce domaine est presque entièremnet confiée à des non mathématiciens... lesquels ... financent et encouragent les travaux qui n'ont parfois aucune valeur...".
Il en découle, bien entendu, que les organes de financement devraient être constitués par des "comités scientifiques composés de chercheurs qualifiés". Payez, et ne vous occupez surtout pas du reste.
Le pire, c'est que ces auteurs sont certainement sincères. Mais c'est la conception même qu'ils se font de leur discipline qui les conduit à ces revendications de splendide isolement.
Maurice Nivat donne peut-être la clé du malentendu quand écrit: l'algorithme consiste pour nous en l'étude de la chaîne:
codage
objet mathématique ---------> objet représenté ------!
--------------------------------------------------------!
!
! opération décodage
------------> objet représenté -----------> objet
mathématique.
Si, bien sûr, il ne s'agissait que de celà, il serait légitime de considérer l'informatique comme une discipline mathématique (Parallèlement, M. Nivat considère que c'est la notion de calcul qui est au centre de l'informatique théorique.).
La réalité est autre, sauf pour les applications scientifiques mathématiques par nature. Les informations qui parviennent aux systèmes informatiques ne sont pas des objets mathématiques. Et, à un mondre degré, ce que l'on demande à l'informatique n'est pas non plus tout à fait un objet mathématique.
C'est précisément une des tâches essentielles des concepteurs de systèmes que de déceler, sous la confusion du réel, des structures formalisables et automatisables, et d'agir par tous les moyens nécessaires pour rendre cette automatisation efficace. Moyens mathématiques et technologiques sans doute, mais tout autant aussi moyens humains.
L'INFORMATIQUE EST UNE ARCHITECTURE
A la différence du domaine nucléaire, l'informatique n'est pas née de l'application pratique de découvertes théoriques. Ici, la technique a toujours précédé la théorie:
- Pascal invente la pascaline pour calculer plus aisément les feuilles d'impôts des contribuables de la région de l'Ouest où il avait été envoyé en mission
(note, sans doute vers 80: en fait, ce n'est ni l'objectif ni la théorie qui sont preières, c'est la "conception de système", du couer de celui-ci, qui fait la passion des chercheurs).
- Le dispositif à cartes perforées de Hollerich est développé parce que moins cher que les solutions "classiques"
- Les besoins militaires allemands (Zuse) puis américains font mettre au point les premiers calculateurs électroniques (rappelé par le rapport OCDE).
Seul Babba, peut-être pourrait faire exception. Mais est-ce à la gloire de la théorie?
René Carmille remarque dès 1938:
(la citation manque)
Et le rapport OCDE note clairemnt: "La science des calculateurs s'est édifiée à partir de nos tentatives pour mettre au point des outils propres à faciliter la solution des problèmes d'autres disciplines, d'où le rôel très particulier et important des applications dans le développement de cette science".
Mais:
- le rapport ne reconaît ce rôle que pour en souhaiter la fin au nom d'une "distincation claire", comme on l'a vu plus haut;
- il mesure la fécondité des applications non pas en termes d'utilité sociale ou d'insertion dans un mouvement historique général, mais en termes d'utilité pour les chercheurs en informatique théorie: "certaines appliations seront fructueuses et feront émerger des problèmes fondamentaux..."
D'ailleurs, les éléments constitutufs de la "science informatique" sont fort disparates. L'algèbre de Boole, la théorie de l'information de Shannon, les automatdes de Kleene, la linguistique chomskienne, les neurones de McCulloch et Pitts, la cybernétique de Couffignal ou de Wiener, les théories des systèmes de Bertallanfy our de Mesarovic... autant de sorces diverses. Pour la plupart, ces théories ne sont pas nées de l'informatique. M. Nivat le remarque pour les automates et, de même que R. Carmile, trouve cela "chose assez surprenante".
Il n'existe pas, aujourd'hui, une science que l'on pourrait appeler l'informatique. Il n'existe qu'un certain nombre d'agrégags de théories qui trouvent leur cohérence dans la construction concrète de systèmes informatiques opérationnels.
Très vite, on devait s'apercevoir que, pour ces systèmes, le calcul (à moins de lui donner une signification si large qu'elle perd toute valeur pratique)
En s'assimilant la mécanographie, le calculateur apprit qu'il lui fallait, pour progresser, apprendre à stocker de l'information (et, en pratique, à plusieurs niveaux) et se munir de dispositifs "d'entrée-sortie".
Ces derniers n'ont jamais fait le bonheur des informaticiens. Et il est vrai que la programmation en langage de base des éditions n'a rien de noble ou d'intellectuellement excitant, alors que c'est pourtant un aspect fondamental de l'efficacit des systèmes informatiques. L'apparition dest temrinaux et des systèmes de gestion de transaction donne une nouvelle dimension aux problèmes. Mais, là encore, bien peu de choses ont été écrites sur l'emploi optimal des écrans cathodiques... les "filles" suivront.
(note 92: les filles, sont le personnel, essentiellement perfo-vérif, qui à l'époque assurait encore la saisie)
Au delà du calcul, l'informatique est donc l'rt de concevoir et de réaliser des systèmes d'information, susceptibles de s'insérer efficacement dans l'univers concret des entreprises, des administrations, des usines ou des laboratoires
scientifiques. L'informaticien est essentiellement un architecte.
Pour lui, comme pour le constructeur d'un pavillon ou d'une "tour", les sciences sont le moyen essentiel de faire mieux, plus utile, plus efficace, plus rentable. Et, à l'occasion, plus agréable pour les utilisateurs.
Les sciences? Mais pourquoi les seules mathématiques? Ces systèmes sont faits pour des hommes. Et les sciences humaines devraient jouer dans leur conception un rôle au moins aussi important que les sciences dites exactes. L'informatique manifeste clairement l'impossibilité où nos socétés ont été, jusu'à présent, de donner dans leurs organiations la place qui devrait revenir aux sociologuques, psychologuqes, etc. Ceux-ci n'ont sans doute pas toujours fait ce qu'il fallait pour se faire ademttre. Et les discours qu'ils tiennent sont au moins aussi ésotériques que ceux des informaticiens. Mais on peut toujours prétendre que l'ordinateur n'est qu'un outil. C'est rassurant et
peut-être efficace. Pour se défendre du spécialiste des sciences de l'homme, il ne reste qu'à le fuir ou à le traiter de "psychopitre"... ce n'est pas la même chose.
Au passage, notaons que c'est sans doute à partir de ce point de vue de l'architecture que l'on peut utilement étudier le fait que le software est un produit ou un service. L'architecte utilise des moyens de plus en plus industrialisés. Dans certains cas, le préfabrique complet est même possible. Mais, la plupart du temps, la part de "service" reste considérable tant pour la conception que pour la mise en oeuvre.
Le rapport OCDE note plusieurs fois le caractère dialectique de la conception des systèmes: "On s'attache à l'amélioration de l'efficacité des langages en tenant compte de l'ensemble des contraintes tenant à l'environnement économique et social... la mise au point d'un système de calcul est un processus itératif d'interction entre le concepteur et l'utilisateur, au cours duquel l'utilisateur définit plus clairement son problème, cependant que le concepteur met au point les spécifications du système".
Mais il ne voit pas que ce processus itératif est le coeur même de l'informatique, et que l'informatique théorique ne progressera vraiment qu'en faisant la théorie de ce processus. Bien au contraire, on choisit de laisser l'utilisateur en dehors. Il arrive ce qui devait arriver: l'utilisateur (ou, si l'on préfère, l'utilisation) est le fautif: "Un grave obstacle à une étude approfondie des possibilités des systèmes de calcul tient à ce que nous n'avons aucun moyen de décider a priori si un système est bien ou mal adapté à un type donné d'application... la situation se complique encore...".
A un niveau différent, on retrouve le problème de l'informaticien s'étonnant de rencontrer des "problèmes humains" quand il essaie d'imposer unilatéralement, appuyé sur la direction générale, les solutions qui lui paraissent (de toute évidence) les meilleures.
Le rapport OCDE est tout de même très conscient des problèmes, puisqu'il parle ensuite de "technologie créatrice". mais le choix même du terme laisse prévoir les conclusions. Puisqu'il s'agit de technologie, il ne s'agit pas de recherche. Donc, le chercheur n'étudiera pas ces problèmes. Et par conséquent, on n'en sortira jamais.
S'étant reconnu architectre, l'informaticien va s'efforcer d'embrasser courageusement tout le champ concerné par ses constructions. Concepteur d'un système de gestion, il va lui falloir apprendre la gestion. Concepteur d'un MIS (note 92: Managemnet Information Systemp, il apprendra le managemnet. en tous cas, il aura son mot à dire sur tout, dans l'entreprise. N'est-il pas, finalement, l'architecte du système d'information, c'st à dire finalement du système tout court?
Hélas, parvenu à ces sommets, l'informaticien s'aperçoit qu'il manque d'air. En effet:
- plus ou moins implicitemnet, il en vient à revendiquer des responsabilités qui dépassent largemnt le champ de l'informatique. Et s'il revendique d'être lui-même le patron, il s'apercevra qu'il a d'autres responsabilitéq que les
"systèmes"... qui trop embrasse, mal étreint.
- les outils qui lui seraient nécessaires n'existent nullemnte à ce niveau. Certes, une "approche systèmes" se révèle féconde. Mais il s'en faut qu'il existe à ce jour une véritable théorie des systèmes, cohérente et suffisamment développée pour être autre chose qu'un moyen d'éclairage utilise mis à manipuler avec précaution.
Déjà, avant l'informatique, d'autres avaient tenté l'ascension, poussés par la logique même des implications de leur discipline. tout à tour ingénieurs (il y a longtemps, au XIXeme siècle), comptables (années 30 à 50), chercheurs opérationnels (50 à 60), voire même cybernéticiens, ont revendiqué les
responsabilités centrales, à tout le moins, une dépendance direte du "patron" et son appui "inconditionnel" vis à vis des autres responsables de l'entreprise.
Tour à tour, ils on t été renvoyés à leurs machines, à leurs comptes, à leurs algorithmes, ou même ont disparu. Qui parle aujourdh'ui de cybernétique?
Après avoir cru absorber le conseil en management, l'organisation traditionnelle, etc.... l'informatique parvient à une crise d'identitité, bien mise en lumière par les évolutions des "SCI". La crise intellectuelle coïncide avec une crise financière.
On ne peut donc pas définir l'architectrue uniquement comme une architecture.
L'INFORMATIQUE EST UNE BIOLOGIE
L'ordinateur est une création de l'homme. Et, comme tel, ilest susceptible d'une description complète. Il n'y a rien en lui qui dépasse ce que nous savons faire et contrôler.
Oui, mais.
Qui, aujourd'hui, connaît la totalité d'un système informatique, depuis son software d'appliation avec son mode d'emploi jusqu'à la chimie des circuits intégrés qui le composent? Quelques concepteurs exceptionnels, peut-être. Pour, dans le monde, des centaines de milliers d'informatciens. Qui ne s'en portent pas plus mal. Dans l'immensité d'un grand système informatique, chacun découpe les zones qu'il doit connaître pour effectuer son travail: concevoir le hardware, concevoir un système d'exploitation, former des utilisateurs, pupitrer, maintenir, etc. Pour la plupart, ce qui se paser derrière les carters, c'est la "boite noire" dont on connaît suffisamment le comportement pour le conduire. On en sait autant d'un cheval.
Mieux. Même si l'on savait le "tout" d'un système, bit par bit et transistor par transistor, cela ne suffit plus pour en prévoir le comportement pratique dans un environnement complexe de temps réel et de multi-programmation. C'est pourquoi l'on développe aujourd'hui des outils de "métrologie" où l'apparition des statistiques est absolument indispensable si l'on veut obtenir des résultats significatifs. Gibson Mix, moniteurs et softwares d'analyse de travau sont nécessairement utilisés de manière statistique. le système a un comportement. On connaît des moyens de l'"optimiser", c'est à dire de l'améliorer. On en sait autant d'un cheval.
L'ordinateur n'est qu'un outil? Certes. Mais, parvenu à ce point de complexité qu'on ne puet lui refuser le statut d'une certaine autonomie. Il suffit de couper le courant pour qu'il s'arr^te? Si vous voulez qu'il s'arrête définitivemnte, c'est
plus compliqué que cela. Peut-être plus difficile que d'assomer un lapin.
L'ordinateur a un mode d'existence propre. Une cohérence inédite dans le monde des artefacts.
(Note, quasi contemporaine du manuscrit je pense): Cet "automate électronqiue de traitement de l'information" a fait ses preuves et représente un investissement (financier, intellectuel, mytnique) qui lui garantit une substantielle longévité. De plus, aucune technologie actuellement imaginable ne paraît mettre en cause ses structures fondamentales actuelles. Le calcul
analogique est désormais limité à quelques applications. La fluidique, le calcul optique, les supra-conducteurs, resteront probablement des curiosités de laboratoire ou de quelques domaines limités. Seules, les mémoires assocaitives ou les hardwares flous offrent une alternative, à ce jour fort
lointaine, maême au plan des purs concepts).
Plus loin que l'individu ordinateur, les systèmes informatiques s'organisent en espèces. S'engendrent les uns les autres au fil des générations. Et ce n'est pas par hasard que les grands systèmes portent la trace des concepts qui firent naître leurs parents à lampes ou leurs grands parents mécanographiques.
(Note, idem. C'est parce que les lois profondes de génération des espèces s'appliquent à lui comme aux phyla du cheval ou du primate).
Du point de vue épistémologique (c'est à dire quant à la connaissance que nous pouvons en avoir), l'informatique offre nombre de points communs avec la biologie. Et il se trouve qu'effectivemnet, l'épistémologie de cette dernière offre des approches qu'il est fort intéressant d'appliquer à l'informatique.
A partir de cet objet essentiel qu'est le vivant, la théorie peut s'orienter soit vers l'atomisme, avec la réduction progressive du complexe qu seimpple: de l'organisme à l'organe, de l'organe à la cellule, de la cellule à la molécule et à
l'atome, soit vers les totalités: de l'individu à la famille, à la horde, à l'espèce, au genre, à la biosphère dans son ensemble. On lire, par exemple, "Biologie, théories du développement et dialectique", par Czeslaw Nowinski, dans le tome "Logique et connaissance scientifiqique" de l'Encyclopédie de La Pléïade.
C'est l'approche atomistique, et elle seule, que les mathématiciens proposent pour l'étude théorique de l'informatique. Le calcul binaire, le monoïde libre, les neurones de Mc Culloch montrent clairement la voie qui est choisie. Et, de
même que le biologiste se renfermera méthodiquement sur de petits problèmes, laissant loin en avant de lui l'approche du vivant dans son ensemble, de même Maurice Nivat insiste sur la différence de degré de complexité entre les systèmes réels et les objets actuels de l'algorithmique ou de la "sémantique formelle des langages de programmation".
Mous pourquoi ne pas reconnaître l'intérêt et la valeur théorique d'études totalisantes analogues aux classifications de la zoologie, à la génétique des systèmes et à leur écologie?
Nous y revienrons. Mais cette ouverture fait sentir la remarquable consistance de l'objet "système informatique". De même que l'improbable vivant a su progressivemnet se dégager du bouillon originel, jusqu'à affirmer sa maîtrise de plus en plus forte sur l'univers, de même l'ordinateur -mais ici sur un plan
différent puisqu'il est essentiellemnet un artefact- affirme sa permanence et poursuit son développement au fil des ans.
Et cette consistance, originale mais forte et certaine, fonde la spécificité de l'architecture informatique. Ni la recherche opérationnelle ni la cybernétique n'ont pu solidement fonder leur pérennité, parce que les structures sur quoi elles se rondaient (algorithmies, homéostases par feed-back) n'avient le
degré suffisant de complexité et d'autonomie.
Les informaticiens n'ont donc pas à s'inquiéter pour leur avenir: le dynamisme et la volonté de vivre (tout en n'étant qu'induits par le dynamisme des sociétés humaines) des systèmes informatiques garantit pour longtemps encore la spécificité de leur rôle.
SCIENCE OU TECHNIQUE ?
L'informatique est-elle une science ou une technique? Il s'agit peut-être d'une question académique. Mais peut-être les points de vue exprimés permettent-ils de donner une réponse.
Une science est une discipline essentiellemnet spéculative: on étudie, on expérimente pour connaître une réalité qui s'impose comme extérieure, comme objective.
Une technique vise à construire quelque chose, en général pour en retirer quelque bien, quelque utilité.
De nos jours, science et technique s'entremêlent de plus ne plus. L'histoire de la science nucléaire reflète de bien près l'histoire des outils que l'on a conçus et réalisés pour explorer l'atome.
Dans les domaines biologiques, les interventions de l'expérimenateur se font de plus en plus profondes. Jean Rostand est-il un savant ou un technicien? On pourrait parfois en douter si ses "créatures", par le perfectionnement de son art, devenaient viables et valables. Mis où classera-t-on le généticien qui met au point de nouvelles espèces de maïs ou de blé? Technicien, certes, mais si près du savant... On va vers un "engineering biologique" où la part du spéculatifs et du technique seront de plus en plus difficiles à dégager l'une de l'autre.
Pour prendre une comparaison informatique, on pourrait dire que le savant fait une consultation pendant que le technicien fait une mise à jour. Mais on réalise finalemnet, aujourd'hui, des systèmes où les deux notions se combinent dans celle de "transaction".
Plus généralemnet, les relations de l'homme à la nature ne se décomposent plus en une contemplation mystique (ou stoïcienne) et une action profane (ou prométhéenne), au travers d'actes répétitifs. Praxis et noësis se fondent dans des actes uniques.
Dans cette explosion de l'épistémologie, le calculateur joue un rôle exceptionnel: une abstraction efficace.
Dans le concret, autour de ce foyer de convergence du spéculatif et du pratique, les deux approches, atomistique et totlisante, restent distinctes. Nous ne pouvons donc éviter de les étudier séparément, en commençant par l'approche totalisant, parce qu'elle est restée fort sous-développée jusqu'à présent.
L'ORDINOSPHERE
Je n'aime guère ce titre. Je le garde faute de mieux, car il renvoie au vocabulaire de Teilhard de Chardin, qui se reconnaîtrait peut-être un peu dans les paragraphes qui vont suivre.
Recherche des totalités dans l'existence concrète des systèmes. Voilà le plan partons de l'ordinateur lui-même pour nous étendre progressivement aux niveaux successifs de son environnement.
Le hardware
Quelques lois générales ont été dégagées.
La loi de Grosch, par exemple, pose que la puissance de calcul d'une machine croît comme le carré de son coût. On s'est d'ailleurs aperçu que la loi, exacte au niveau du hardware, pouvait être trompeuse en matière de systèmes informatiqeus pris avec leur environnemnet. L'efficacité des équipes de programmeurs ne croît pas comme le carré de leurs effectifs. On a bien au contraire remarqué -ans en faire de statitiques précises- que "jamais un façonnier n'a gagné d'argent avec des matériels plus gros que les 360/40".
Les travaux de M. Duvergger sur les petits ordinateur peuvent se classer ici. Classification synchronique et étude des filialisations de classes de calculaeurs mériteraient d'être mieux mis en lumière. Cette histoire paraît encore trop jeune, aux informaticiens expérimentés, pour qu'on l'écrive. Les débutants en jugent souvent autrement. D'ailleurs, les racines se prolongent au delà de l'informatique propremnet dite. Nombre de caractéristiques des calculateurs d'aujourd'hui ne peuvent trouver leur explication que dans ces filiations.
Il est vrai que les mécanismes de causalité sont dans une large mesure cachés dans les dossiers des constructeurs. Mais, outre qu'ils sont peut-être disposés à ouvrir certains tiroirs. Les approches puremnet externes, purement objectives peuvent être valables. Même aux commerciaux, la technique parfois s'impose.
Dans toutes ces approches, les problèmes de nombres, de temps de coûts (il y avait tant d'ordinateurs de telle valeur, à telle date) sont essentiels. La paléontologie le sait désormais. Pourquoi l'informatique serait-elle en retard?
Le software
Des études semblables pourraient être faites sur le softwre. Les filiations sont ici peut-être encore plus nettes. On change plus facilemnet de machine que de système d'exploitation. L'histoire est plus courte, cependant, car la nécessité du software n'apparut que longtemps après l'émergence du hardware.
Les racines, d'ailleurs, sont plus diffuses, plongeant autant dans les bureaux du "fonctionnel" que dans le roc relativemnet solide de l'"organique".
Le dialogue homme-machine
Il est légitime d'étudier la botanique indépendamment de sa relation au jardinier. C'est autrement contestable pour l'informatique, artefact par essence.
Bien peu de choses ont été écrites sur l'homme informaticine, hors des éditoriaux humanitaires ou poliiques. (Voir cependant le dossier publié par Informatique et gestion de mai 1971, qui comporte une bibliographie).
Les systèmes informatiques sont conçus et utilisés par des individus. Ils induisent chez eux des réactions: fascination, crainte, attachement affectif.
La psychologie expérimentale qu'il faudrait mettre en oeuvre exige des moyens assez coûteux. Et les psychologues comme les biologistes préfèrent souvent des domaines plus aisés comme le comportement de la mouche drosophile ou de la souris blanche
Il sagit pourtant d'études intéressantes sur le plan même de la psychologie. les recherches d'un Cohen (Les robots humains dans le mythe et dans la science) mériteraient d'être poursuivies.
Mais ces études ne seraient pas inutiles en pratique. On connaît au moins un informaticien suicidaire. La sécurité des sysèmes exige des responsables au psychisme solide. le développement des langages de programmation et des langages d'analyse devrait aussi y faire appel. On disait autrefois que pour apprendre l'anglais à Paul, il fallait d'abord connaître Paul. A fortiori quand il s'agit de concevoir un langage neuf. Algol est sans doute une splendide construction. Ce n'est pas un langage utilisable par les informaticiens.
Les années 50 virent quelques recherches intéressantes sur la gymnastique des "perfos", sur la "perforation au son". tout cela a été oublié. Un constructeur a récemment lancé "la saisie confortable".
Sans doute, une large part de ces études relèvent-elles de l'ergonomie ou de l'organisation des bureaux plus que de l'informatique. Mais, tant par l'aspect architectural de la conception des systèmes que par la dépendance fondamentale des ordinateurs, une partie de ces études, leur aspect formel, les conséquences qu'elles ont sur la structure des machines, elles
figureraient légitimement dans les cadres de l'informatique fondamentale.
L'informatique et la société
Les travaux de Claudine Marenco, de Catherine Ballé et Jean-Louis Peaucelle sont l'oeuvre de sociologues. mais, pour les mêmes raisons que la psychologie, une part de leurs résultats relèvent de l'informatique fondamentale. Notons qu'il est essentiel, pour comprendre, même la structure hardware des systèmes, de savoir que dans l'ensemble les ordainteurs
appartiennent à des corps sociaux et non à des individus: le développement de la multi-programmation, des protections mémoire, des systèmes à terminaux ne s'explique que de cette façon.
Au lieu de reprocher aux constructeurs leur excessif esprit commercial, une approche socio-économique pourrait cerner leur rôle dans le développement de l'informatique.
Mais, ici encore pour le biologiste, l'informaticien se sent toujours menacé par la "philosophie". Et l'on reconnaîtrait bien des informaticiens dans cette phrse de F. Meyer (Logique et Connaissance scientifique, La Pléïade): "Tout ce que se permet le biologiste, c'est de quitter parfois le terrain de la stricte observation pour se donner au niveau de la vulgarisation ou du discours académique, la détente de quelque théorie personnelle qui ne tarde pas à déboucher sur une profession de foi... bon nombre de biologistes restent sans doute très sensibles à la spécificité de leur champ de recherche... mais sans jamais prendre l'offensive conceptuelle qui paraît s'imposer".
LES OEILLERES DES SYSTEMATICIENS
Outre la hiérarchie de niveaux de globalisation dont nous venons de parcourir les potentialités pour une recherche fondamentale, un autre ensemble théorique devrait être développé: l'évolutionnisme des systèmes en général (ce qui bien sûr dépasse l'informatique) et des systèmes informatiques en particulier.
Les instruments conceptuels d'approche de cet évolutionnisme pourraient être trouvés dans le domaine biologique, et plus généralemnet, dans le structuralisme piagétien. Mais les théories des systèmes répandues dans les milieux proches de l'informatique sont conçues dans un autre esprit et souffrent, pensons-nous, de limitations qui les rendent inefficaces. Au point que les informaticiens les rangent le plus souvent dans la catégorie du
"baratin". Notons ici deux de ces limitations.
Les théories des systèmes laissent une place insuffisante au temps. Elles sont statiques
Le temps est en général prix en considération dans la seule mesure où il ne met pas en cause la structure du système (cycle et sous-cycles du système).
Cette faiblesse est peut-être dûe pour une part aux modes concrets de représentation: le papier. Tout système intéressant présente un certain niveau de complexité: relations d'appartenance, relations d'ordre, relations, etc. Cela suffit à saturer les possibilités expressives d'une feuille de papier blanc avec ses deux dimensions (1)
--------
(1)Quelques notes sur la représentation sur papier . Il s'agit de représenter dans R2 des structures évoluant dans des espaces présentant un plus grand nombre de dimensions. Il y adonc une certaine perte. On la pallier par toutes sortes de moyens: projections multiples de la descriptive ou du dessin industriel, par exemple.
Mais, de plus, on a toujours des portions assez limitées de R2: la taille de cette feuille de papier (nota 92. la feuille A4 où j'écrivais l'original de ce texte il y a 20 ans). Ou d'un tableau blanc.
De plus, le papier a un grain. On ne peut pas descendre en dessous d'une certaine finesse de trait.
Il faut un minimum de contraste entre les différentes teintes.
La surface est en général orientée. Ce qui peut être une gêne dans certaines applications, bien que ce soit en général une aide. Orientation de haut en bas et de gauche à droite (en particulier, le temps croit toujours en allant vers la droite).
On utiliser un grand nombre de processus de globalisation et de réduction. Une croix, par exemple, sera perçue soit comme exprimant une partition de l'espace, si elle est très grande, soit comme un symbole, soit comme une catégorie de poitns, distingués par le caractère symbolique d'autres points (petits cercles, petits carrés, etc.).
-------
La représentation du temps exigerait une troisième dimension. Perspective, couleur, sont en pratique insuffisantes. Il n'est pas exclu que le visualisation graphique sur écran cathodique facilite la représentation des systèmes évolutifs. Dans l'état actuel des softwares graphiques et du coût des consoles, cela ne peut que rester très limité.
(Note, presque contemporaine. Des travaux de software auraient été réalisés sans aucune feuille ded papier: le concepteur n'aurait utilisé qu'un écran cathodique).
On notera donc quelques éléments d'évolution... mais les phases de mutation se traiteront par passage à la page suivante, sans étude du phénomène transitoire.
Les théories des systèmes répugnent à formaliser les conflits
Conçues dans un esprit aristotélicien et cartésien, ces théories, plus ou moins explicitemnet, se veulent harmonisatrices. Les conflits seront donc décrits en annexe sous le titre "dysfonctionnements du système". Or toute l'histoire de la vie, de l'homme et de ses artefacts est profondément marquée par les situations conflictuelles. La concurrence commerciale en est la forme la plus civilisée.
En pratique, les informaticiens représentent en général un seul système dans un "environnement" supposé inorganisé et vide. On étudie peu les ensembles et populations de systèmes. Ce serait pourtant une voie intéressante, à ma connaissance inexplorée (note 92: Huberman, jeu de la vie), pour le développement de la sociologie théorique.
Dans le domaine informatique, la construction consciente et volontaire de systèmes mis au service des structurse conflictuelles de l'entreprise serait peut-être plus efficade que les éternelles lamentations sur les "problèmes humains". Au lieu de demander au directeur de la production de sacrifier ses intérêts au bénéfice du MIS maison, pourquoi ne pas lui proposer explicitmnet l'emploi de l'informatique pour renforcer sa position dans ses conflits avec les directeurs financier et commercial...
Cette approche permettrait l'étude d'un phénomène important dans le développement de l'informatique, pourquoi marque-t-elle le pas dans les pays de l'Est, malgré les dons certains des mathématiciens russes. Les soviétiques ont fait la théorie de grands systèmes... trop grands pour être viables dns l'état actuel de la technologie. A l'opposé, le monde capitaliste admet implicitement la lutte par la concurrence des entreprises. Il estadmis que cette lutte peut être mortelle. Les systèmes peuvent donc rester plus petits, mieux ramener leur environnemnet à un néant non structuré, ou peu structuré. Et l'informatique a progressé.
Il y a sans doute d'autres raison. Mais pourquoi refuser à de telles études, quand elles auront atteint le degré suffisant de rigueur, voire de formalisation, le titre de "fondamentales"?
Ici, le rapprochement avec la "lutte pour la vie" des évoutionnistes pourrait être éclairante.
-----
Note à peu près contemporaine je pense. Cela pourrait changer avec le progrès de la technologie. La taille accessible des ordinateurs change... cependant il ya des oimites théoriqeues, équation du 5e degré...
------
INFORMATION ET ENERGIE
(note 92: se traduira par un dossier Informatique et Gestion quelques années plus tard, dossier qui d'ailleurs ne retiendra guère l'attention autant que je me souvienne)
Au delà du temps et des conflits, une omission plus profonde. Encore que peut-être plus clairement volontaire. On consière toujours que l'information n'est pas liée à des phénomènes énergétiques. Les concepteurs de hardware doivent résoudre des "problèmes calorifiques" (dissipation de la chaleur engendrée par le travail des circuits). Mais, comme par symétrie avec les "problèmes humains" de l'informaticien d'entreprise, ces questions sont considérées comme étrangères à l'informatique.
C'est peut-être une étude des relations entre énergie et information que pourraient naître les découvertes les plus fécondes pour un nouveau développement de l'informatique. Elles sont à faire. Tout ce qui est possible est d'indiquer quelques points d'insertion pour cette recherche.
Les démons de Maxwell
C'est peut-être à lui qu'il faut faire remonter la découverte de ce que information et énergie ne sont pas indépendants. Ou plus exactemnet d'un paradoxe exigeant de considérer le recueil d'une information comme un processus physique mettant en jeu de l'énergie. Des auteurs comme Brillouin ont ensuite approfondi la question et noté qu'information et énergie s'exprimaient par des formes mathématiques semblables, au signe près
Somme pi log pi
Mais il ne semble pas que l'on en ait tiré beaucoup de conséquences, sauf peut-être dans le domaine biologique (Prigogine).
Des ordres de grandeur très différents mais...
La séparation information-énergie est dans l'ensemble rendue légitime par la très grande disproportion entre les deux domaines: l'énergie consommée pour piloter un four électrique est négligeable par rapport à celle mise en jeu pour le chauffage.
Cependant, avec l'inflation du tertiaire et, parallèlemnet, le développement de grands automatismes, les ordres de grandeur pourraient se rapprocher. Et, de même que l'on pouvait considérer autrefois la géométride de l'univers concret comme euclidienne et la vitesse de la lumière comme infinie, il faut maintenant cerner de plus près le réel, de même, l'apparition de gigantesques systèmes de calcul obligera à y regarder de plus près.
Notons tout de même que le progrès est passé par une dissociation de l'acte au geste symbolique, du geste à la parole, du courrier par porteur à la lettre, au télégraphe, aux ondes hertziennes. Entrons-nous dans une nouvelle phase?
La porte et la boucle
Quand on présente la théorie des automates, ou les rudiments du hardware informatique, on utiliser des représentations de fonctions logiques. Par exemple une "porte" ET:
-------->
(inter) --------->
-------->
Dans ce cas, l'on ne voit pas ce qu'une étude énergétique pourrait apporter. Certes, il faut bien que cela fonctionne. Il y aura une petite perte. Mais l'impulsion d'entrée est porteuse d'une énergie suffisante. Tant que le nombre de prtes mis en jeu est faible, on peut considérer que l'on a affaire à de purs "transducteurs" passifs, pouvant sans inconvénient être réduis àleurs fonctions logiques.
Mais il ne suffit pas de telles portes pour construire unautomate. Il est important d'introduire des fonctions comme une mémoire, une constante, etc. On sera conduit à introduire des schéma du type
(porte union avec rebouclage sortie sur l'entrée)
Cette porte, dès qu'elle aura reçu une impulsion 2, continuer d'émettre des 1.
Mais un tel dispositif oblige à faire intervenir la notion de cycle (avec la temporalité), sans quoi le fonctionnement est incompréhensible. Et surtout, sur le plan énergétique, il est fondamentalemnet différent du précédnet. En effet, pour conserver sa fonction logique, cette porte doit émettre indéfiniment des 2 une fois reçu le premier 2. Si celui-ci était porteur d'énergie, celle-ci sera progressivement consommée. La logique impose donc de supposer qu'il existe un apport d'énergie permettant à l'émission de se poursuivre.
Cet apport d'énergie n'est pas, en général, noté. Il paraît pourtant essentiel à une théorie complète des automates.
Le dispositif choisi est particulièrement probant, parce qu'il fait intervenir directement l'infini. Mais, dès qu ele nombre de portes est grand, les problèmes énergétiques se posent. La dégradation de l'information par le bruit rejoignant les pertes d'énergie. En tous cas, si l'on perd parfois de l'information, du moins dans le cas des automates, on n'en gagne jamais.
Transmission d'information sur une ligne. Toute transmission exige un courant porteur, une fréquence porteuse, dont l'entretien est nécessaire à la transmission. Il existe des relations assez complexes entre la quantité d'information transmise et l'énergie consommée.
Intuitivement, on admettra qu'il doit exister, pour une ligne donnée, un optimum. En dessous de celui-ci, l'énergie est trop faible et, par exemple, ne permet pas de distinguer les paramètres induits sur la ligne par d'autres sources d'énergie. Au dessus, c'est la ligne elle-même qui peut émettre des parasites et, à la limite, être détruite par un courant trop puissant. L'avantage de ce point est qu'il se prête à l'expérimentation et à la mesure précise. Les travaux de base existent sans doute, car la transmission de données a conduit à s'y intéresser. Il suffirait peut-être d'en tirer les conséquences.
Echanges énergie-information dans le domaine biologique. Je ne sais si la question a été clairement étudiée sous cet angle. Mais de nombreux exemples pourraient sans doute être trouvés; ici, l'on transforme souvent l'énergie en information: photosynthèse, échanges au niveau des membranes, etc.
Le théorème de Prigogine (exposé par Science et Avenir, juillet 1966), très schématiquement pose "qu'un système ouvert est en évolution constante et que cette évolution se fit dans le sens d'une moindre dégradation de l'énergie; si l'on interprète ce résultat, cela signifie que son rendement s'accroît sans cesse et que ses structures deviennent de plus en plus complexes et de
plus en plus fonctionnelles". Si l'on rappelle que, dans ce contexte, un système ouvert est celui qui échange énergie et matière avec son environnement, l'interaction énergie/information devient tout à fait évidente et importante pour la compréhension de tous les systèmes, qu'ils soient informatiques ou biologiques.
Au niveau nucléaire, le défaut de masse introduit très suggestivement la relation; fait intéressant, et que l'on retrouverait souvent dans ces relations, le défaut est maximal pour une complexité "moyenne", correspondant un nombre de masse de l'ordre de 70. On trouverait sans doute nombre de points où cette relation est fortement marquée.
Mais ce sont certainement les relations d'incertitude de Heisenberg qui posent le problème de la manière la plus cruciale. Cruciale parce que désagréable pour notre entendemnet. Mais c'est peut-être précisément de là qu'il faut partir pour construire à nouveau. De même que le renouvellement des théories physiques est devenu posible à partir du moment où l'on a pris comem élément de départ le fait que la vitesse de la lumière représentait une valeur absolue, une limite infranchissable.
Le défaut de masse, en effet, ne fait appraître l'information que sous la forme de complexités de structure. Et il n'existe guère, actuellement, de théorie de la complexité qui permettent de la rattacher aisément et sans contexte à l'information.
Il en va autrement des relations d'incertidute, dont il y a lieu de rappeler l'essentiel.
Les relations d'incertitude de Heisenberg introduisen au coeur de la théorie atomique un aiguillon douloureux d'incertitude. Elle peut s'écrire sous diverses formes. On a par exemple (d'après Max Born, structure atomique de la matière. Armand Colin 1971):

Delta x Delta p tildé h

signifiant que le fait de définir la position d'un électron avec une incertitude possile Delta x a pour conséquence que la particule acquiert dans la direction parallèle à la fente une quantité de mouvement de l'ordre de grandeur h sur Delta x... h représente une limite absolue pour la mesure simultanée de la position et de la quantité de mouvement. Plus on aura d'information sur un paramètre, moins on en aura sur l'autre. Rien ne permet d'ailleurs d'échanger information contre énergie, même sous une forme de la relation:
DeltaE x Delta t tildé h
où E représente l'énergie et t le temps. Mais on se rapproche d'une telle idée, et d'autant plus que h se définit par la formule:
E = h nu

où E est l'énergie d'un corpuscule, c'est à dire un quantum d'énergie.
Dans le cas de la lumière, en particulier, E est l'énergie d'un photon. Mais on sait que la quantité d'informtaion que l'on peut transmettre sur une ligne est égale, en bits/seconde, à deux fois la fréquence de la proteuse. Si cette équivalence était maintnue, la constante de Planck relierait directement et très simplemnet l'énergie à la quantité d'information maximale transmissible par un rayonnement donné. Les choses sont sans doute plus complexes que cela...
La théorie de la relativité elle-même, autant qu'une théorie de la matière, peut être présentée comme une théorie épistémologique. Ce n'est sans doute pas par harsard que l' "observateur" y joue un si grand rôle. Et ses changements de systèmes d'axes peuvent se présenter comme le problème d'échange dinformation entre deux systèmes d'information distincts. A la limité, toute la théorie de la relativité pourrait être considérée comme un chapitre de l'informatique théorique. Et pourrait lui donner une solidité et un sens du concret qui lui manquent, de même que la cohérence.
La relativité présente d'ailleurs quelques avantages sur l'informtaique théorique telle qu'elle nous est présentée. En effet:
- les objets étudiés par le physicien sont sans doute abstraits, mais constamment rattachés au monde concret par une expérimentatino d'une ampleur unique; cependant, l'objet même se dérobe, au point de poser au physicien des problèmes émantiques: que représentent finalemnet ses belles théories?
- le sujet, tout en restant théorique, n'est pas purement implicite comma dans les études informatiques sur les langages; de ce point de vue, les systèmes d'axes peuvent êre représentés comme des modèles très simplifiés de sujets échangeant des descriptions de l'univers.
Cependant, ayant admis que la communication entre deux observateurs ne peut jamais être instantanée, ces théories continuent d'admettre implicitement qu'elle peut être aussi précise que l'on veut. La vitesse est limitée, non le débit d'information. Il y a là une voie de recherche qui pourrait être fructueuse. En partant du niveau corpusculaire (débit informationnel d'un "rayon") on pourrait s'élever à des niveaux de complexité progressive (échangse d'information entre molécules de plus en plus grosses, cellules, organismes, corps sociaux).
Les ensembles flous sont un exemple de notion gâchée par une approche non énergétique. En se donnant des ensembles flous une idée aussi nette, Zadeh tue l'intérêt d'une notion qui pourrait être utile. Rappelons qu'il postule, en gros, que si un ensemble au sens habituel se définit par une relations d'appartenance x élément de E, qui est vraie ou fausse, un ensemble flou est clui pour lequel l'appartenance se mesure: x appartient plus ou moins à E, la valeur d'appartenance variant continûment (ou "prenant des valeurs dans n'importe quel ensemble ordonné) de 0 à 1.
Cette définition est choquante: elle contraint à se donner d'un ensemble blou une notion plus complexe que celle d'ensemble simple. Au demeurant, les applications en informatique semblent limitées. Certes, les opérations classiques de l'algèbre des ensembles peuvent s'appliquer aux ensemblesflous. Mais comme, de toutes façons, l'appartenance à un fichier ne peut être que binaire (l'article figure ou ne figure pas dans la pile de disques concernée), les ensembles flous ne peuvent être que des ensembles découpés, suivant les besoins, en fonction d'une valeur affectée aux articles. Il s'agit d'une sélection avec seuil. On n'avait pas attendu M. Zadeh. (Cependant, il est vraisemblable que, dans certains cas, la définition choisie permette des présentations simples de certaines questions).
Je pense, au contraire, que les véritables ensembles flous ne se prêtent pas à la définition, en chaque point, d'une fonction d'appartenance.
Les ensembles flous, et cette approche rendra bien mieux la richesse de l'intuition du sens commun, sont ceux sur les quels pèsent des relations d'incerditude, telles qu'on ne peut les lever sans perdre de l'information sur d'autres plans. On pourra préciser l'appartenance à l'ensemble, mais en perdant de l'information contenue dans l'élément. Je ne peux adhérer à un
groupe polituqe, religieux ou conjugal, qu'en sacrifiant quelque chose de ma liberté, de mon autonoime, de ma définition, de ma nature.
INFORMATION ET ARGENT
Si les relations entre l'énergie et l'information n'ont guère été élucidées jusqu'à présent, malgré l'abandon des germes d'où une recherche aurait pu partir, c'est peut-être parce qu'il y faut faire intervenir un médiateur. Et le dernier auquel des scientifiques pourraient penser: l'argent, qu'on l'appelle franc lourd, livre flottante, dollar ou lingot d'or.
Scandale? Introduire Mammon au sein du désintéressement de la recherche fondamentale! Pourtant, là encore, les points d'ancrage ne manquent pas.
Avec de l'argent, on peut acheter de l'information aussi bien que de l'énergie. Avec un chèque, vous pouvez obtenir de l'essence, de l'électricité, de la lumière pour y voir clair, de la chaleur pour votre foyer, de quoi vous réchauffer le moral avec un bon déjeuner, l'huile de coude d'une femme de ménage, ou l'énergie revigorante de votre médecin.
Avec de l'argent, vous pouvez recevoir la télévision, un extrait de registre du commerce, un journal froid ou dynamique selon votre goût, ou des informations réconfortantes sur votre santé.
Bref, on pourrait comparer les prix: 10**6 bits d'information pour 0,50 F, 100 chevaux.heure pour 2 F, donc un bit = O,5 10**-4 cheval heure.
(Note. Par exemple, un quotidien de 16 pages , chacune de 10 000 caractères de 6 bits par page.
100 km heure, soit une heure de marche d'une voiture de 100
Cv réels consommant dix litres an cent).
Jeu d'enfants? Bien sûr. A ce régime, on peut établir qu'un choiu vaut 4 carottes, etc.
Ce ne serait qu'un jeu d'enfants, si d'autres voies ne montraient, chaque jour plus nettemnet, l'interaction plus profonde de l'argent, de l'énergie et de l'informtaion.
Les circuits intégrés digital/analogique d'Alsthom sont l'exemple d'une recherche sur le traitement de l'information. Ici, la transformation de signaux digçitaux en tensions analogiques, et réciproquement, qui n'a de valeur que si elle se rèvèle plus économique que les solutions classiques.
En effet, sur le plan conceptuel, la méthode choisie (Le Monde du 24/5/72) est plus complexe que les méthodes traditionnelles, car l'on passe par une étape supplémentaire: la génération de tensions aléatoires. Si la méthode n'est pas économique, elle présente aussi peu d'intérêt qu el'étude de n'importe quel cheminemnet farfelu imaginable pour passer du digital à l'analogique. Si elle est économique, elle prouve que les économies de concepts ne sont pas nécessairement des économies énergétiques et... économiques. Une mesure est peut-être possible.
Ce passage par le probabiliste est l'aléatoire est instructif, puisque l'on retrouve ainsi le coeur de la relations formelle énergie/information (Sigma de pi log de i).
Banques de données et abus de pouvoir. Ce problème d'actualité a quelques difficultés à trouver des solutions conceptuelles satisfaisntes. On peut faire apparaître des couples dé désirs contradictoires:
- l'Etat doit faire respecter le secret de la vie privée, mais il doit largement informer le citoyen de ce qu'il fait;
- l'Etat doit cloisonner l'information pour éviter des tranfserts illicites, mais il ne peut accroître son efficacité et la qualité des services qu'il rend qu'en pratiquant la gestion intégrée (saisie unique des faits fondamentaux, réduction du nombre de fichiers faisant double emploi);
- le citoyen doit être protégé contre des interdictions tatiques excessivement répressives voire dictatoriales, mais il aussi être protégé contre les agissements dangereux de ses concitoyens "déviants"; seule une efficacité nouvelle des "forces de l'ordre" permettra de donner satisfaction à un voeu profond et de plus en plus répandu: la suppression des prisons et des asiles
d'alinés, dont le caractère inhumain est de plus en plus ressenti.
Il s'agit ici de trouver des équilibres. Et d'autant plus que les solutions parfaites, les garanties absolues, sont impossibles. La seule protection absolue contre les déviants serait de les supprimer dès qu'ils se manifestent. D'ailleurs, c'est déjà trop tard... on voit où cela mène.
Il faut donc rechercher des optimums. Cela ne peut se faire qu'en se donnant des échelles de mesure. Liberté du citoyen et efficacité de l'Etat doivent pouvoir se mesurer dans la même unité.
Il est intuitivement assez clair que cette unité aura un caractère probabiliste. Et que l'appel aux unités monétaires, ou à des unités de type monétaire, apparaîtra souhaibable. Déjà, dans certains cas, de tels arbitrages sont classiques, comme la liberté sous caution. D'autres exemples ne manquerient pas.
Quelques points communs
Information, énergie, argent, mesurent des échanges. La théorie de l'information de shannon est une théorie de la communication. Les principes de Carnot traitent de machines thermiques échangeant diverses formes d'énergie. C'est dans second temps seulemnet, quant à la connaissance que nous ena vons, que ces valeurs se stockent: banques de données, stockage
chimique ou nucléaire.
Ces échanges ont tous gagné en efficacité en se distinguant progressivement de leurs supports matériels. L'information sur tables de pierre, tablettes d'argile, papier, ondes; véhiculées par porteur, poste, télégraphe, TSF. L'argent, troc, puis or, puis papier, puis ondes entre calculateurs et terminaux. L'énergie hydraulique, chargon, pétrole, puis courant sur lignes haute tension (d'ailleurs alternative, ce qui la rapporche, peut être pas purement symboliquemnt, de la transmission de données).
Ces échanges conduisent tous, progressivemnet, à la constitution de réserves. C'est sans doute pour l'argent que la constatation est la plus évidente. Et l'avare comptant des ous est une des faces essentielles du système monétaire, avec les réserves d'or des grandes banques. Images de stocks s'opposant aux images de flux (Note 92: la fin d'Eugénie Grandet, avec le Père changeant son or pour des rentes).
Le fait est chaque jour plus patent pour l'information et le terme de "banques de données" est on ne peut plus évocateur. Mais soulignons que l'on n'a pas attendu l'ordinateur: les premières banqeus de données ont été les bibliothèques. Et, avant elles, les tables de la loi: solennels embryons de banques, gravés sur la pierre dure du code d'Hammourabi, ou mystérieusemnet cachées dans l'arche d'alliance. Avant, ou simultanément, d'être des hommes de l'argent, les juifs ont été des hommes du livre ("Bible" veut dire "livre" (ou "les livres)).
Quant à l'énergie, son stockage pose beaucoup de difficultés. C'est un vieux rêve que de garder la chaleur de l'été pour la retrouver en hiver. On a tout de même su faire des réserves: barrages hydro-électriques, bois. Et l'on a trouvé et recenser les réserves naturelles: tourbe, charbon, pétrole; et l'atome sous une autre dimension. Avant cela, on peut considérer que les réserves alimentaires, internes dans la bosse du chameau ou le ventre du riche, puis externes avec les greniers, la viande boucanées, etc. Là encore, la traduction juive est fort parlante: Joseph fait la conquête de Pharaon en lui conseillant de faire des réserves de blé.
Le souci actuel de rentabiliser l'informatique n'est peut être pas seulemnetp une contrainte externe, imposée aux informaticiens dans le cadre d'une conjoncture moins aisée qu'à d'autres moments. En effet, l'introduction de l'ordinateur a été l'un des moyens de rechercher la rentabilité de l'entreprise. Et c'est précisément parce que les utilisateurs ont appris, grâce à l'ordinateur, à meux gérer leurs moyens qu'ils ont clairement perçu le coût de l'informatique.
Au delà de quelques économies, la gestion des moyens de gestion est un intéressant phénomène de bouclage. Une réflexion approfondie sur le coût de l'informatique est difficile. Dans sa montée vers le plus grand cerveau, le phylum peut il réfléchir au niveau d'un individu... la méditation pourrait être fructueuse, au delà de l'efficacité du bon sens et de l'honêteté qui sont, bien sûr, les atouts essentiels de la rentabilité à un niveau de conscience donné.
LES PARADOXES DE LA COMPLEXITE
Il est une notion, essentielle au langage des systèmes, et qui pourtant souffre, dans sa définition même, de contradictions et de paradoxes qui gênent le développement théorique et donc l'approche unitaire pourrait permettre de mieux cerner la valeur. Je veux parler de la complexité.
C'est une notion essentielle
On ne cesse de la rencontrer dans la théorie des systèmes. Par exemple, un comptage rapide dans l'ouvrage "Analyse modulaire des systèmes de gestion, AMS", de Jacques Mélèse, j'ai compté quelque 52 fois le mot "complexité". Et il faudrait y ajouter, pour noter l'importance du concept, le terme inverse de simplicité, plus les différentes périphréses et avatars de la
notion, y compris celui, fort significatif, de variété.
Mais on le rencontre dans bien d'autres domaines. Très fréquemment, bien sûr, chez Teilhard de Chardin. mais aussi bien chez Jacques Monod, qui parle dans son livre "hasard et nécessité" d'un mystérieux "gain de complexité", au moment où les chaînes protéïques s'enroulent sur elles-mêmes.
Elle est fort importante pour l'informatique. Chacun sait que l'on a automatisé d'abord les tâches "simples et répétitives". Dans des perspectives très pragmatiques, une étude sur la notation des programmeurs (Informatique et Gestion no..." notait la nécessité de mesurer la complexité des programmes.
D'ailleurs, on attend beaucoup de l'ordinateur comme "complexoscope". Tout récemment encore, André Danzin (Le Monde du 24-25/9/72) parle de l'informtaique come d' "un magnifique outil pour porter remède à l'oppression de la complexité".
Objectif ou subjectif?
L'ennui, c'est que cette complexité n'est pratiquemnet jamais définie. Ou que les définitions manifestent les paradoxes qu'elle porte. Pour le Petit Larousse, est complexe ce "qui contient plusieurs éléments différents et combinés d'une manière qui n'est pas immédiatement claire pour l'exprit" ou "est difficile à analyser". Il exprime très clairement l'ambivalence du terme: d'abord la pluralité des éléments, caractère objectif; ensuite la difficulté d'analyse, caractère subjectif. On peut compter objectivement le nombre des éléments. Mais ce qui paraîtra simple à l'un apparaîtra complexe à l'autre.
Pour Teilhard de Chardin ou Monod, la complexité se présente surtout comme objective: nombre d'atomes dans une molécule, nombre de cellules dans un organisme. De même, on peut chercher à mesurer la complexité d'un programme en nombre d'instructions, de boucles, etc.
Pour Mélèse, l'aspect subjectif prédomine (p. 51, op. cit.): "La complexité, caractère fondamental, apparaît donc comme l'incapacité de décrire tout le système et de déduire son comportement à partir de la connaissance du comportement de ses parties".
Il y a du vrai dans l'une et l'autre approche.
Positif ou négatif
Une autre contradiction apparaît. La complexité est-elle un bien ou un mal?
Dans l'ensemble, les "subjectivistes" (au sens du paragraphe précédent) voient la complexité comme négative, comme une difficulté ou une impossibilité. On trouverait une masse d'autorités en ce sens: têtes bien faites plutôt que bien pleines, le direct supérieur au "tortueux", et jusqu'à l'Evangiel: "Que votre parole soit oui, oui, non, non; tout le reste vient du Malin". On parle de pollution par la complexité. Le névrosé fait des "complexes".
Le gauchisme, dans une certaine mesure, est une réactiont contre cette complication. On veut revenir à une vie plus simple. C'est, généralement, une des armes favorites des polititicnes que de présenter à leur public des versions adéquatement simplifiées du réel. Comme les foules (et chacun d'entre nous) aime les idées simples, on est trop content de les suivre.
Mais les biologistes verront les choses d'un autre oeil. Pour Prigogine, le rendement s'accroit avec la complexité. Et l'on ne va pas dans la Lune avec un boulier, mais bien avec un des plus vastes "complexes" technologiques jamais réalisés. Et l'Evangile lui-même ne condamne pas l'effort intellectuel. Ne serait-ce que pour donner du pain à ceux qui n'en ont pas, il faut déjà une technologie agricole et boulangère qui n'est pas à la portée de n'importe quel primate. On parlera d'un outil "perfectionné".
Même chez Jacques Mélèse, dont on a vu l'approche très négative, la complexité prend un visage beaucoup plus séduisant quand elle prend le nom de "variété", et le text est là très intéressant, très au coeur du paradoxe.
Page 66-67: "L'accroissement du contrôle recherche permanente dans la société industrielle, se heurte donc à la barrière de la variété des systèmes... qui disperse et désagrège les efforts s'ils ne sont pas orientés par une démarche améliorante; aussi la qualification du manager pourrait-elle presque se définir comme celle d'ingénieur en variété".
Mais, page 70: "Pour que l'adaptation puisse apparaître... (il faut notamment)... que la variété du système de contrôle puisse croître... cet accroissement ne peut être obtenu que par branchement du système de contrôle sur des générateurs de variété qui peuvent être soit:
- le système à contrôler lui-même (par feed-back);
- l'environnement;
- une black box;
- des hommes (à la fois environnement et black box)".
M. Mélèse objectera que variété et complexité ne sont pas la même chose. Il en donne pourtant pour définition "le nombre d'états différents que peut présenter le système", ce qui peut être considéréé comme une quantification, à quelques nuances près, de la premièr partie de la définition du Larousse. Mais il faudra préciser.
Le tout et la partie
Qu'est-ce qui est le plus complexe: le tout ou la partie? Une définition objective, par le nombre d'éléments, conclura à la plus grande complexité du tout, par une sorte d'addition des complexités.
Mais, en réalité, dans les objets hautement organisés notamment, la partie ne se peut comprendre que par le tout. Elle est donc presque plus complexe.
Pour un biologiste, chaque cellule porte tout le potentiel génétique de l'organisme, on pourrait donc poser que la complexité est la même...
Oui, la complexité est bien une notion complexe.
Recherche d'une définition
La première qui vient à l'esprit, c'est de compter le nombre des éléments. Premier pas, non sans intérêt, faut de mieux. Mais cela est insuffisant, car un cristal et un organisme biologique de volume voisin contiennent un nombre de molécules du même ordre de grandeur. L'intuition impose le biologique comme plus complexe.
Il faut donc parler d'élements différents. Approche quiconduit à prendre comme mesure de la complexité le nombre de classes d'éléments différents. La complexité est le cardinal du quotient de l'ensemble des éléments du système par les différentes relations d'équivalence qui peuvent y être définies.
Point fort intéressant ici: la subjectivité intervient plus clairement. Les relations d'équivalence ne sont pas les mêmes pour tous, ni les mêmes pour une même personne selon les moments et les points de vue. En première analyse, toutes les françaises sont rousses. Un examen plus attentif fait découvrir (heureusement) quelques nuances.
Mais, attention! Cette réduction ne peut se faire aussi simplement. Tout organisme biologique peut se ramener aux atomes du tableau de Mendéléieff: quelques dizaines d'éléments différents! L'intuition montre d'ailleurs que, en quelque manière, "25 jetons blancs" est plujs compliqué que 1 jeton blanc".
Il faut aller plus loin, et les relations d'équivalence nousmettent sur la voie: parler de classes, c'est en quelque façon parler d'abstraction, donc de langage. Pour que les classes soient distinctes, il faut pouvoir les identifier, les nommer.
D'où une idée plus satisfaisantes: la complexité d'un objet est la quantité d'information qu'il faut transmettre pour le décrire.
Cette définition a plusieurs avantages:
- elle est quantitative, et comme telle objective;
- elle est subjective (transmission);
- elle se rattache aisément à la variété (d'ailleurs généralemnet exprimée en log à base 2).
Si l'on préfère, la complexité sera la longueur de la description nécessaire. Mais on se heurte immédiatement à des obstacles de taille.
Dans quel langage?
Pour un langage donné, on peut admettre que notre définition donne une mesure de la complexité des objets décrits: il suffit de compter la longueur en signes typographiques de la description ou, plus finement, de compter la quantité d'information transmise.
Mais il peut exister plusieurs langages, et les résultatsobtenus varieront. Dans des cas simples, l'intuition montre même que, si un langage donné permet une classification donnée des complexités, on peut trouver un langage donnant la classification inverse.
Soit par exemple à décrire un long mot binaire. Si l'on observe dns ce mot des plages continues de 0 ou de 1, il paraîtra judicieux, plutôt que de donner une description complète, c'est à dire de recopier le mot, d'indiquer l'abscisse du début de chaque plage, c'est à dire de donner les coordonnées des points où la vleur passe de 0 à 1 et réciproquement.
Dans ces conditions, le mot binaire le plus simple est celui qui est composé entièrement de 0 ou de 1, le plus compliqué est celui qui change de valeur à chaque bit.
(On notera que la méthode choisie, très intéressante s'il y a un petit nombre de grandes plages, est très peu efficace s'il y en a beaucoup de ptites. La méthode est donc d'une efficacité équivlente à la méthode de recopie pour un nombre moyen de plages qu'il est assez aisé d'estimer").
(note 92. Il serait peut-être plus intéressant de faire ce calcul que je ne le pensais à'lépoque)
Si l'on choisit pour méthode d'indiquer l'abscisse de chaque point où la valeur ne change pas, l'objet le plus simple devientcelui qui change de valeur à chaque bit, et le plus compliqu est l'objet entièrement "blanc" ou "noir". CQFD.
En partique, le langage courant dispose en général de plusieurs moyens de description. On peut donc perfectionner la définition: "la complexité est la quantité d'information minimale nécessaire pour décrire l'objet".
Cela permet, en théorie au moins, de donner une définition satisfaisante pour un sujet donné (la complexité sera pour lui mesurée dans le meilleur des langages qu'il comprend) ou pour un corps social (extension de la définition précédente).
Cependant, le caractère objectif de la complexité disparaît. Sauf à admettre, par exemple, qu'il existe un "langage étalon" dont la définition serait sans doute possible au sein d'une discipline donée.
Objet mathématique, objets "naturels", artefacts
Ce n'est pas par hasard que nous avons choisi un mot binaire comme objet à décrire. La situation est en effet tout à fait différente quand on traite d'objets mathématiques, d'objets naturels, ou d'artefacts, c'est à dire fabriqués par l'homme.
Pour ce qui est des objets naturels: tel caillou, une pomme,le systme solaire, le caractère de mon voisin de palier, cest pratiquement un Credo du monde moderne, de la science et même de l'éthique, qu'aucune définition n'en épuisera jamais la richese. Il est donc impensable d'en envisager une définition "en soi", complètement objective.
La complexité ne peut donc se définir que par rapport à unobjectif. La complexité de tel itinéraire de Paris à Grenoble peut se mesurer, pour un français moyen (qui ne connaît pas sa géographie). C'est le plus petit exposé qui lui permettra effectivemnet de suivre cet itinéraire au volant de sa voiture.
Cette mesure pourrait être pratiquemnet faite, à partir d'un échantillon approprié de population. elle n'a absolument rien d'objectf. Elle n'est pas sans intérêt.
Parmi les exemples intéressnts, notons la complexité des lois scientifiques. L'objectif sera par exemple de prévoir tel mouvement planétaire. Ici, la notion de complexité est assez clairement définissable dès qu'on s'est fixé un niveau donné de prévision. Elle croîtra rapidemnet dès que l'on voudra une
précision supérieure, avec l'apparition de niveaux où les rapports complexité/efficacité de la prévision seront particulièemnet bons.
Pour les objets mathématiques, dont la nature est supposée toute entière contenue dans leur définition, il semble possible de définir une complexité d'une manière complète. Dans le cadre bourbakien, par exemple, il est posé que tout peut s'exprimer par des lettres, et quatre signes logiques: carré, tau, signe logique ou, signle logique négation, complété par des liaisons entre le tau et le carré. Il serait donc aisé, en théorie du moins, de compter le nombre des singes, et d'en déduire la quantité d'information transmise. Par exemple, l'ensemble vide s'écrit...
si l'on admet que l'alphabet à utiliser comprte 26 lettre, plus 5 signes logiques, soit 31 signes, et peut être représenté par des mots de 5 bits. Qu'il faut indiquer pour chaque barre de laison son origine et son extrémité soit, our un terme court comme celui-ci, deux fois quatre bits par barre de liaison, on
pourrait dire que la complexité de l'ensemble vide est, dans le langage formalisé de Bourbaki, de 12 caractères de 6 bits, soit 72 bits, plus 3 barres de liaison à 8 bits,soit en tout 96 bits.
Cela n'est sans doute pas sans intérêt théorique. Dans la pratique, il faut une quantité d'information bien supérieure à 96 bits pour faire comprendre la notion d'ensemble vide à quelqu'un qui apprend les mathématiques modernes. Ce qui ne changerait pas la validité d'une complexité objective... s'il n'y a avait une ojbjection plus générale: la description des objets mathémaiques dans un langage formalisé suppose en fait l'emploi d'un méta-langage, non seulement sur le plan pédagogique mais aussi sur le plan de toute communication. Il y a donc ici une complexité implicite, et virtuellement infinie, comme pour les objets naturels. Cependant, est-il exclus de considérer que la complexité ainsi mesurée représente une sorte de limite, atteinte dans la communication entre deux mathématiciens ayant assimilé les mêmes notions au moyen d'un même métalangage?
Ce n'est certainement pas aussi simple, et nous sommes au rouet, car les complexités dépendront du cheminement constructif suivi. Dans une construction axiomatique donnée, les objets les plus simples seront ceux définis directement par les axiomes, la complexité croissant de proche en proche au fur et à mesure de la constructino. Mais une autre axiomatique donnera une autreéchelle de complexité. Nous sommes au rouet. A moins de prendre pour définition de la complexité, pour le cas des objets mathématiques, la longueur minimale (en termes de quantité d'inforamtino) du système d'axiomes le plus simple suffisant à les définir.
Je crains que l'on n'en revienne toujours plus ou moins à une situation analogue à celle des objets naturels: la complexté "absoluement objectived" est toujours infinie. Mais, ici, la nature des objectifs poursuivis permet assez facilement la mise entre parenthèses du facteur infini et la mesure sur l'autre facteur (Que les mathématiciens me pardonnent un texte probablement assez barbare).
On se trouve dans un troisième cas avec les artefacts. Ici, une description complète est possible: c'est celle qui permet deconstruire un artefact semblable.
En pratique, les choses ne sont pas aussi simples. Existe-t-il deux artefacts semblables? Chacun sait que, même dans une production à la chaîne, il y a des différences entre les différents "numéros" d'un même modèle.
Pour nombre d'oeuvres, d'ailleurs, il n'existe pas vraiemnt de description suffisante. Au delà du manuel du "parfait petit menuisier", dont la quantité d'information transmise peut bien sûr être mesurée, il existe une transmission d'expériences, de tours de main, qui sont potentiellemne d'une complexité infinie.
Je crois finalement que la meilleure définition possible, pour l'instant, de la complexité d'un objet, c'est "le pris qu'il payer pour le maitriser intellectuellement".
Remarques sur cette définition
- Elle nous ramène bien dans le cadre information/énergie/argent dont nosu avons vu la grande efficacité potentielle
- Elle fait assez bien la synthèse de l'objectif et du subjectifs. Le "riche industriel" maîtrise plus aisément le même objet. Le prix sera le même pour tous, mesuré dans une unité qui reste à définir, mais que, en attendant, on prendra à la théorie de l'information.
Mais ce prix ne représente pas la même chose pour le "pauvre" qui devra payer de longs efforts (par analogie, mettons d'un an de salaire) et pour le "riche" savan qui en fera le tour en deux minutes. Pour Dieu, tout est parfaitement simple.
- Elle fait assez bien la synthèse du positif et du négatif. Un objet complexe, c'est un objet cher. Objet de valeur donc.Objet de prix. Mais, dans un cadre économique, où l'on recherche le meilleur rapport coût/performances, la cherté est un défaut, bien sûr.
- La définition ne sera vraiment satisfaisante que dans le cadre d'une théorie générale unissant vraiment information/énergi/argent et définissant une unité adéquate.
- La définition respecte une différence essentiele pour l'humaniste, entre la personne et la matière. Envers l'objet mtériel, je n'ai d'autre choix pour le maitriser que de payer le prix, de faire l'effort nécessaire. Alors qu'une autre personne peut ou se refuser à moi, et donc faire croitre démesurément sa complexité. On pourrait presque dire que ce refus est la seule chose qu donne au monde, pour Dieu, une certaine complexité. Au point qu'il a accepté de payer sur la croix le prix qu'il fallait pour le reconquérir sans nous détruire.
Mais, à la différence aussi des objets matériels, une personne peut se donner plus ou moins totalemnte, plus ou moins généreusement. Pour deux amoureux, aux heures de grâce, il n'est pas besoin de beaucoup de mots pour s'entendre. Et si Dieu est l'infiniment complexe, car aucun effort intellectuel ne suffiras jamais à le maîtriser intelectuellemnet, il est aussi pour le mystique, au bout de la nuit, le parfaitement simple. Et par là l'ineffable.
UN ALGORITHME DE LA LIBERTE
N'étant pas mathématicien, il va de soi que la proposition faite ici, si elle présente un intérêt, devrait être développée et, si je peux ainsi dire, plongée dans un espace plus élégant que celui des formulations qui sont à ma portée.
Qu'est-ce donc que la liberté? C'est la "possibilité de faire ce que l'on veut", ce qui se peut se détailler plus précisément.
1°) On n'est libre que si l'on existe. Ventre affamé n'a pas d'oreilles. La liberté est liée à la possibilité d'exister dans une certaine plage de temps s'étendant vers l'avenir.
2°) On est libre à la mesure de la "quantité de choses que l'on peut faire", ou du "nombre d'états" (au sens d'état d'un shstème) que l'on peut choisir pour le présent et pour l'avenir.
3°) On est libre si l'on dispose d'une certaine indifférence vis à vis de ces états: on n'est pas déterminé, ni par des contraintes externes, ni par une fatalité interne, à faire telle ou telle chose.
4°) La liberté se joue sur la totalité de l'existence temporelle du sujet. Ce qui compte, ce n'est pas seulement ma liberté aujourd'hui, mais, pendant les années qui me restent à vitre. Et le plus longtemps possible, bien sûr.
Je propose de synthétiser tout cela dans une formule comme/
...
en prenant les partis suivants:
- on suppose que le sujet a une existence discrète pouvant se ramener à une suite d'instants t commençant à l'instant à venir et se terminant avec la disparition du sujet;
- on suppose qu'à chaque instant t le sujet peut prendre un nombre i d'états différents;
- p indice t est la probabilité d'existence du sujet àl'instant t
- p indice it est la probabilité qu'il a - s'il existe- d'être dans l'état i.
Cet algorithme n'est guère élégant. Il suppose un découpage du temps et un dénombrement des états possibles quelque peu arbitraire. Des formulations plus générales pourraient sans doute être proposées. Sous cette forme discrète, elle présente l'avantage de permettre un rattachement aisé à la théorie des automates.
Notons un certain nombre de points qui nous paraissent marquer l'intérêt d'une formulation de ce type.
Ambivalence de la liberté
L peut être accrû de trois façons différentes
- en accroissant p indice t, probabilit d'exister, c'est à dire en pratique sa longévité; cela exprime clairement que l'existence est la condition fondamentale de la liberté;
- en accrfoissant i, c'est à dire le nombre des états possibles pour le système, la liberté croit avec le nombre des choss que l'on peut faire;
- en accroisant l'équiprobabilité des états, l'indifférence, le libre arbitre du sujet.
Cette variété de moyens exprime de façon intéressante la liberté fondamentale du sujet: il peut arbitrer entre sécurité et aventure, entre puissance et maîtrise de soi, etc.
Base quantitative pour une typologie.
La formule permet tout de suite de différencier des sujts selon la prédominance de tel ou tel facteur.
La suite d'instants t est plus longue pour un sujet jeune que pour un sujet âgé. Les échelles de valeur diffèrent pour le "laboureur sentant sa fin prochaine" des hiérarchies de ses enfants.
Certains sujets choisiront le court temre en attribuant une valuer au p indice des petites valeurs de t; d'autrez, en sedonnant une courbe très différente pour p indice t, travailleront pour le long terme.
Les sujets craintifs sacrifieront l'accroissement de i à l'accroissemnet de leur longévité.
L'anarchiste ou le stoïcien mettront en avant l'indifférence, la gratuité de l'acte, en cherchant avant tout l'équiprobabilité des états i.
Des rapprochements avec les caractérologies classiques doivent être possibles.
Les optima ne sont pas aux extrêmes.
In medio stat virtus. Se présentant comme une somme de produits, la formule choisie pour L sera certainement défavorable aux choix trop orientés sur la pure longévité ou la pure liberté.
La formule présente un caractère très synthétique. Par le membre Somme... elle rattache la liberté aussi bien à la théorie de l'informtion qu'à la thermodynamique, en si situant très précisément à leur jointure. Par le membre pindicetelle ramène aisément à certains problèmes des mathématiques financières: il suffit de prendre pour p indice t une formule du type
1/ (1 + tau)puissance t
pour se ramener à un taux d'actualisation.
De plus, la formule choisie pour L présente une analogie frappante, mais que bien sûr il faudrait analyuser de plus près, avec la forme
Delta E. Delta t tilgé h
des relations d'incertitude de Heisenbert. Il serait évidemment très satisfaisant pour l'esprit de rarracher la liberté au sens général de l'indéterminisme atomique. Mais est-ce vraiment possible? (note 92: ceci est en partie fait par Eccles dans son libre de neurologie cérébrale).
(attention, ici il y a des iconos à reprendre)
Par ailleurs, présenté comme coefficient d'incertitude, la formule permettrait peut-être une certaine formalisation d'analyses sociologiqus comme celles de Michel Crozier sur les univers administratifs.
Il faudrait analyser la signification de dL.
Il faudrait décomposer les états possibles en grands champs, synchroniques et diachroniques. Si l'on suppose les états définis par des longs mots, binaires par exemple, on peut proposer une représentation du genre:
icono
Le champ d'application est très large.
On peut appliquer la formule L à tout système. Elle exprme assez bien l'idée d'autonomie d'un système mécanique. Elle exprime des libertés spatiales (y compris dans le continu, car là il ne doit pas y voir de problème pour une expression "entroprique" des libertés dns l'espace). Elle exprime assez bien l'intérêt de supports d'énergie polyvalents: l'essence peut servir aussi bien à ce chauffer (ce qui, en hiver, est favorable à Pindicet) qu'à se déplacer (ce qui accroît le nombre d'états spatiaux possibles). Etc.
Au delà de la liberté, la formule peut être considérée comme une base pour une théorie générale de la valeur.
Notons que d'assez nombreux jeux, notamment les échecs ou les dames, peuvent être consideérés comme une recherche -contradictoire- par les deux partenaires, d'une liberté maximale. La victoire est atteinte quand, l'autre n'existant plus, pindicet deivent égal à 1 pour toute valeur de t. L devient alors infini pour un joueur immortel.
Exemple: le coût de la sécurité. Mr. Chesneau (Informatique et Gestion no 42) établit la courbe suivante:
(icono)
On voit ici comme l'argent apparaît comme une bonne expression synthétique pour L. En sacrifiant une part de liberté: on dépense donc on peut moins investir, par exemple. On gagne de la liberté: le système existera plus longtemps, ou sera intègr plus longtemps.
On retrouve les voies de choix des systèmes mis en lumière par exemple en automatique, où à chaque niveau (vore l'article de Louis Richaud, Informatique et gestion janvier 1973) joue le triangle coût/performance/fiabilité. On voit clairement que L représente en quelque sorte le produit peformanc (somme pit log pit) * fiabilité (pt).
Un inconvénient important: la formule ne distigue par l'aléatoire du volontaire.
AUX OBJECTEURS HUMANISTES
Malgré l'application de plus en plus fréquente des mathématiques aux sciences humaines, il y aura peut-être des gens pour se scandaliser de voir mettre la liberté en équation. On peut les rassurer. La formule choisie laisse place à la subjectivité; elle devrait permettre tout à la fois de donner une face mesurable à la liberté tout en préservant son caractère transcendantal.
La subjectivité s'exprime par l'intervention des probabilités.
On sait qu'il s'agit d'une notion quelque peu paradoxale et difficile à formaliser dès que l'on sort de l'univers fréquentiste. Autrement dit, s'il est facile de bien cerner de quoi on parle quand on traite de la fréquence d'apparition du 4 quand on lance un dé un grand nombre de vois, il n'en va pas de même pour l'affectation de coefficiens de probabilité à des événéments uniques, non répétitifs.
Par ailleurs,il s'agit de la probabilité pour un observateur. Pour un même sujet, L peut prendre des valeurs différentes selon qu'il s'agit des probabilités perçues par le sujet ou par un observateur. Le sujet peut se croire libre alors qu'il est en fait déterminé. Il peut, au contrare, faire preuve extérieurement, même pendant une longue période ou selon de nombreux points de vue, d'un comportement déteministe; et pourtant préserver une liberté intérieure qu'il fera éclater au grand jour au moment qui lui paraîtra opportun.
Ce caractère paradoxale des probabilités peut être considéré comme une limite à l'intérêt de la formule. On a prétendu mesure, mais comment le faire en pratique sérieusement? Que veut-dire une formule qui mesure potentiellement très longtemps à l'avance des probabilités de tel ou tel état, alors qu'on ne sait guère ce que, en fait, sera le sujet à ce terme et ce que signifierait alors pour lui les états que l'on recense à la date de la mesure.
A cela deux réponses:
1) en prenant pour pt une valeur judicieusement dégressive en fonction de t, c'est à dire en prenant par exemple un taux d'actualisation suffisamment élevé, l'importance dans la formule des termes éloignés sera rendue aussi petite que souhaitable;
2) s'appuyer sur ce paradoxe des probabilités pour développer une théorie assez radicalement nouvele est peut-être la bonne solution à la fois pour sortir du paradoxe et pour développer quelque chose d'intéressant.
La notion même d'état distinct doit être analysée de plus près. S'il est facile pour une machine de Turing de décompter les états possibles, il n'en va pas de même pour les sujets complexes et en particulier pour l'homme. Le nombre des étas possibles est évidemment astronomique e luer recensement une idée purement abstraite. On procèdera en pratique par découpage, au sein d'un référentiel de possibles, des champs probabilistes, ou des familles d'étas susceptibles de se prêter à la mise en formule. Et sans pouvoir mesurer le L global, on pourra étudier ses variations en fonction de telle ou telle décision, toutes choses étant supposées égales par ailleurs. Cela correspond à une modélisation d'une partie du sujet, utile et propice à la mesure, mais ne mettant nullement en cause sa transcendance à toute
modélisation.
Enfin, bien entendu, une optimisation globale de L supposerait une élucidation complète des relations entre les deux aspects existence/entropie, ce qui ne paraît guère possible, hors bien entendu les modélisations.
Il faut surtout soulever un point fondamental. tout sujet connaissant se constitue en lui-même une certaine image de l'univers extérieur: c'est être dans deux états différents que d'imaginer un échiquier vide et un échiquier chargé de pièces. Le suejt pensant peut donc augmenter son L par simple développement de son univers intérieur. Dans une certaine meusre, le mystique, par exemeple, pourrait dire avoir atteint un L infini par connaissance du Dieu infiniment libre et varié. Mais peut-on placer les états cognitifs sur le même plan que les états "existentiels"? Cela mérite réflexioin, mais nous conduit à des réflexions usr la dynmique des systèmes qui montreront que notre formule n'est pas si éloignées que cela des préoccupations des informticiens.
LE COMPLEXE ET LE REPETITIF
Quelques réflexions décousues autant que complémentaires.
Le développement de la liberté L implique la constitution de réserves. Cela apparaît intuitivemnet à partir de la formule et de la nécessité de l'indifférence. Comme nous le verrons ailleurs, le problème est de savoir comment le sujet peut faire vrier L. Un des moyens fondamentaux est d'agir sur ses interfaces, réels ou virtuels, avec son environnemnet, de façon à pratiquer des échanges bénéficiaires.
(note 92: interface avec la réalité virtuelle).
Mais, de toutes façons, il faut avoir des "réserves" qui permettent, au moment opportun, d'affecter de l'énergie au poient où elle sera utile.
(note 92: l'écoute, une sorte de réserve, comme le papier blanc).
L'énergie libre se présente comme un objet simple et hautement répétitif. Ce seront des molécules d'essence, des phases de courant électrinque, des rotations du volant cinétique, de la graisse, de l'eau, du travail "qui n'a pas de sens" ou de l'argent qui n'a pas d'odeur. L'essence, flujide et sans
personnalité, et l'argent, devenant une valeur de plus en plus abstraite, illustrent au mieux cette idée. La matière est réduite au pur nombre, la structure n'apparaissant que comme un artifice secondaire mais indispensable "pour le moment".
Ce n'est jamais tout à fait le cas pour l'information. On cherche sans doute à lui donner une structure hautement répétitive dans les banques ou bases de données. Mais tout à la fois on élimine soigneusement les redondances pour les limiter strictement aux impératifs de la fiabilité. Le rôle du vocabulaire et de la syntaxe visent précisément à organiser la répétitivité des symboles pour permettre, aussi économiquement que possible. C'est pourquoi on dit que le mathématicien est paresseux.
La répétitivité joue un rôle essentiel. On a insisté sur le caractère répétitif des opérations pour en garantir une rentable automatisation. On oublie de signaler que cette possibilité de dire de plusieurs objets "c'est la même chose" est la base de toute la conceptualisaion, de toute la causalité. Et, bien entendu, de toute la science expérimentale, dont le critère essentiel est que l'expérience peut êter répétée.
On arrive à l'économie maximale, pense le théoricien, quand on arendu compte de la réalité par une structure unique que multipolie un nombre (cardinal).
Mais, en réalité, pour que tous les objets soient rattachés à une structure unique, il faudrait que cette structure soit infiniment complexe. Il sagit donc, en quelque sorte, d'optimiser la puissance de la structure par le nombre.
En matière informatique, cela veut dire que, à la limite, un programme infiniment complexe pourrait rendre compte, appuyé sur une base de données infinie, de la totalité du réel. C'est purement théorique. En pratique, il faut construire des programmes viables, exécutables un nombre raisonnable de fois.
Les structures elles-mêmes constituent une réserve. Le monde atomiquue le montre bien. E= mc2. Et le passage de l'un à l'autre est donc sous réserve d'un coefficient énorme.
Ces remarques, si leur fondement pouvait être explicité, sont la cause fondamentale de la convergence vers un système unique. Mais l'explicitation montrerait sans doute aussi pourquoi cette convergence est dialectique et, dans une certaine mesure, toujours niable, de même que la liberté.
Complexité rejoint variété dans l'opposition au répétitif. Le propre de l'automate, au sens classique, c'est qu'il reproduit toujours la même séquence. C'set très bien exprimé par Elsa Triolet dans "L'ame". C'est d'ailleurs par le nombre des séquences différentes que l'on définit le nombre d'état d'un automate.
On notera d'ailleurs qu'un calculateur fini ne peut générer que des nombre pseudo-aléatoires en chaînes identiques... est liée à la capacité de mémoire disponible. De même, le calcul d'un grand nombre de décimales d'un irrationnel comme pi trouve une limite dns la taille de la machine qui le calcule
L ET LES INTERFACES
Le meilleur moyen pour un sujet, et peut-être le seul, de modifier son L à un moment donén, c'est de faire des échanges bénéficiaires avec son environnement.
Ces échanges peuvent être énergétiques, informationnels ou monétaires.
On peut appeler liberté, ou autonomie absolue, d'un sujet, ce que devient son L si l'on suppose (note 92: supprime?) tous ses interfaces avec l'extérieur.
Dans le cas des sujets pensants, on peut dans une certaine mesure parler d'interface avec un environnement virutel. Le sujet n'est pas en effet totalement conscient de lui-même. Sans interfaces avec un organisme extérieur, il peut modifier son L en prenant plus ou moins possession de lui-même. Il peut l'accroître, par exemple, en faisant jouer son imagination, ou en ravivant -c'est à dire en augmentant la quantité d'information portée par- ses souvenirs.
Par ailleurs, et il faudrait montrer comment cela prend uns signification mathématique, il y a des contrôles réciproques avec d'autres sujets.
J'accrois mon L en prenant le contrôle d'un autre sujet, puisque en quelque sorte ses états viennent s'ajouter aux miens. Pour cet autre sujet, supposé totalement contrôlé, L devient nul puisqu'il ne peut plus shoisir entre ses différents états: c'est moi qui choisis.
Ici, la formule choisie pour L n'est pas satisafaisante. En effet, il faut que L de l'autre soit annulé, alors que, précisément, s'il est totalement asservi, son avenir est devenu totalement aléatoire puisque dépendant de mon bon plaisir.
Il va de soi que, dans la pratique, les contrôles sont toujours partiels, sauf les cas de pure matière (assimilation par digestion d'un objet alimentaires), ou léthaux: entuant l'autre, je ramène son L à zéro, bien sûr.
On aura ici les bases pour réfléchir aux distinctions entre valeur d'échange et valeur d'usage.
CONVERGENCE ET ANTISYSTEME
L'histoire des systèmes se renouvelle à travers de très nombreux domaines, et présente des évolutions commujnes dont le chantre peut-être le plus inconditionnel mais le plus grandiose a été Teilhard de Chardin. Plus près de nous, un Prigogine continue d'en travailler le mouvement.
On montrera sans doute que la courbe de croissance est une fonction du genre de notre L. Une formulation de ce type montre bien que les systèmes devraient croitre en complexité. Que, par ailleurs, la possibilité d'accroître le nombre des états avec une faible énergie grâce aux facultés cognitives devrait être exploitée et conduire logiquement à la montée vers le plus grand cerveau.
Les systèmes informatiques sont une illustration assez frappante de ces évoluions. Point de convergence de très nombreuses techniques, l'ordinateur, c'est à dire l'automate calculateur, s'assimile puet à peu toutes les technologies: il remplace progressivement, par le biais de ses mémoires, tous les autres modes de stockage de l'information, y compris l'information visuelle (même si, sur ce point, la colonisation est moins radicale en raison de la masse des informations élémentaires). Il s'assimile tous les modules de transmission de l'information: les réseaux de télécomunication de demain seront entièrement digitaux. Et non seulement sa transmission physique d'un point à un autre mais sa mise en forme, pour jouer un rôle important dans les systèmes d'enseignement (Encore que, sur ce point, les résulttats ne soient pas à la hauteur des espérances !). Surtout, il prend progressivemnet le contrôle, par les automatismes industriels de plus en plus évolués, de la totalité du monde matériel, et sa maîtrise devient co-extensive à la nôtre. Y comoris, très largement, dans le domaine artistique. Il devient le coeur même de nos systèmes décisionnels. Etc.
Ce mouvement est provoqué à la fois par le dynamisme des systèmes informatiques et par les besoins des domaines colonisés. Détaillons en par exemple trois domaines: la mesure, la saisie des données, et les télécommunications. Un prochain article d'Informatique et Gestion traitera de la convergence avec l'informatique industrielle.
LA MESURE
On mesurait peu, autrefois. A quoi bon, d'ailleurs, si les problèmes se résolvent à la manière des savants de Jules Verne (De la Terre à la Lune, page 113 dans l'édition Hetzel):
"Maintenant, mes amis, quelle quantité de poudre proposez-vous?"
Les trois membres du Gun-Club s'entre-regardèrent un instant.
"Deux cent mille lvres" dit enfin Morgan.
- Cinq cent mille, répliqua le major.
- Huit cent mille livres !" s'écria J.T. Maston...
A quelques exceptions près, essentiellement dues aux astronomes, une faible précision suffisait donc. La situation a changé, et l'on ne cesse de rechercher de nouvelles décimales sur les constantes fondamentales (La Recherche...). De plus, et nous retrouverons le fait sous de nombreux angles, il est devenu indispensable d'assurer la cohérence des mesures, grâce par exemple aux systèmes d'unités.
La précision s'accroît, mais aussi la variété des mesures prises. Le catalogue d'une exposition comme Mesucora a de quoi laisser rêveur. Des jauges de contrainte aux anémomètres, en passnat par les compteurs Geiger, les types de capteurs se comptent par centaines, qu'il faut multiplier par les différentes plages couvertes, de l'infrarouge aux ultraviolets, du micromètre au télémètre... j'en passe et des meilleurs.
Et le nombre des mesurse prises augmente lui aussi de façon vertigineuse. Qu'on songe à la multitude de capteurs placés dans la nacelle du Concorde pour ses essais. A la production de centres comme les souffleries de Modane, qui ne sont pratiquement que de grandes usines à mesurer. Les performances des systèmes d'acquisition de données sont d'ailleurs éloquentes: 100 000
mesures à la seconde pour le système étudié par Sup'Aéro à Toulouse.
Avec la croissance, le nom lui-même a changé: on ne mesure plus, on acquiert des données (data logging). L'informatique est passée par là. Car, bien entendu, pas question d'exploiter manuellemenet de pareilles masses de chiffres. Seul l'ordinateur est à la masure (une de plus) du problème.
Pour en venir là, il a fallu automatiser largement la mesure, créer des systèmes "multiplexeurs" tâtant successivement, à une cadence très rapide, les différents points examinés. Il a fallu aussi la "numériser", c'est à dire transformer en information binaire l'information autrefois fourne sous forme analogique: cadran ou tension continue. Les chiffres avancés montrent que le calculateur est le moyen le plus aisé d'automatiser ces fonctions (une fois exécutée la conversion analogique/digital). Et il est présent dans un nombre croissant de systèmes de mesure, et même jusqu'aux plus classiques, comme ces puissantes pinces à étirer le métal qui servent à en mesurer la ténacité, c'est à dire la résistance à la rupture par traction.
De petits calculateurs comme les PDP de Digital Equipment ou le 9100 de Hewlett Packard sont appropriés aux petits systèmes. Et rien de plus symptomatique de cette évolution que la présence sur le stand de cette dernière firme, à Mesucora, d'un petit clavier de commande et de calcul associé aux instruments électyroiques de rigueur: oscilloscope et voltmètre numérisé.
Automatisée, la mesure peut devenir adaptative. L'antenne de radar adapte ses caractéristiques (projet Dassault pour 1980) et son orientation (antennes de poursuite) en fonction des résultats reçus. On pourrait facilement aussi rechercher la mesure à plusieurs niveaux, en passant au niveau de précision supérieur par adaptation du dispositif une fois acquis un certain niveau, comme un astronome pointe d'abord son puissant télescope au moyen d'une lunette plus modeste.
On va plus loin encore. Mesurer, c'est fournir un chiffre, certes. Mais on peut aussi rechercher des formes, des signaux caractéristiqeus dans un bruit plus ou moins fort. En chromatographie en phase gazeuse, par exemple (c'est à dire un système d'analyse des gaz par mesure des différences de vitesse de déplacemnet de ses constituants dans un tube long et étroit en fonction de leur viscosité), on détectera les "pices", c'est à dire que l'on analysera, automatiquement, la courber brute fournie par l'appareil, afin d'obtenir des valeurs numériques pour la concentration de chacun des composants. Cette mesure fait donc appel -sous une forme assez élémentaire- aux techniques de la reconnaissance des formes, pour traduire dans un langage formalisé et directement utilisable soit par le chercheur, soit par un calculateur, soit par des appareils automatiques, le résultat d'une opération complexe.
Autre exemple, l'extracteur radar est un sytsème informatique analysant les échos fournis par un radar et les traduisant en termes de cibles, passant si l'on peut dire du travail rétinien du radar au travail cérébral de la définition et de la dénomination d'objets.
Ce traitement effectué sur la mesure brute comporte, au passage, toutes sortes d'opérations de contrôle et de corrélation des différents résultats obtenus. Le résultat de la mesure est donc plus fiable, outre qu'il est plus facile d'emploi.
D'importants travaux sont menés au MIT. L'un des systèmes étudiés comporte une main mécanique commandée par un ordinateur en fonction de ce qu'il voit par l'intermédiaire d'une caméra de télévision. L'appareil parvient à chercher dans une boite de volumes en boais l'analogue d'un modèle présenté devant la caméra. Il peut aussi, avec quelques difficultés, à partir de la même boite de cubes, faire une construction identique à un montage qui lui est montré. Les performances ne sont pas très brillantes, le prix n'est certes pas compétitif. Mais le fait est important.
Précise, globalisante, fiable, identificatrice d'objets, la mesure doit aussi devenir conversationnelle. Son audo-adaptativité lui a permis de cerner un certain type d'objets. Dans beaucoup de cas, cependant, l'homme rest le seul à pouvoir appréhender suffisamment les objectifs fixés et leur contexte; et c'est lui qui guidera le capteur vers le résultat précis recherche. C'est une des raisons qui justifie la présence de l'homme dans l'espace, et non seulement d'automates.
Mais cette notion de conversationnel nous conduit à un cas particulier d'introduction d'information dans le système: la saisie des données.
Notons cependant un point important: à force de mesurer l'univers et d'en faire la conquête, l'homme va trouver à mesurer essentiellement l'homme. Sans parler du domaine médical, les capteurs travaillent de manière croissante sur des éléments créés par l'homme. Jusqu'aux plus classiques d'entre eux: comme chacun sait, il n'y a plus de saisons depuis la bombe atomique, et les
baromètres nous renvoient l'image de nos explosions atomiques... pour ne pas parler des sismographes, créés à l'origine pour connaître les forces secrètes de la terre et devenus détecteurs d'expériences nucléaires.
(note 92: la nature se défend tout de même enocre, éruptions et surtout épidémies, Sida).
L'évolution de la mesure, quantitativement et qualitativemnet, l'a donc conduit à devenir essentiellement le versant "capteur" (ou si l'on préfère, le système sensoriel), des systèmes informatiques. Sa croissance numérique à elle seule exige le calculateur (il faut plusieurs Univac 1108, en permanence, pour un premier dépouillement, un simple tri, des flots de mesure reçus des satellites). Sa complexité exige l'appel à des disposifits cybernétiques de plus en plus élaborés que seul le calculateur est à même de fournir économiquement et avec souplesse.
LA SAISIE DES DONNEES
Saisir des données, jusqu'à un passé très récent, et aujourd'hui encore dans une large mesure, c'était perforer des cartes. De Babbage à 1967, en passant par les apports décisifs de Hollerith, la carte était pratiquement sans concurrence, à l'exception peut-être de la bande perforée, qu marqua des points et conserve quelques positions dans des domaines particuliers (calcul scientifique, commande numérique).
Depuis quelques années, on saisit les données sur bande magnétique, ce qui évite par la suite une retranscription sur un support plus rapide que la carte, et permet d'assouplir le travail de la perforatrice. On est d'abord reste très près de la saisie sur cartes: blocs de 80 caractères correspondant à ses 80 colonnes, poste de travail autonome. On commence aujourd'hui d'exploiter de nouvelles possibilités, en demandant à un petit calculateur d'assister la perforatrice dans son travail, ou plus exactement plusieurs perforatrices, puisqu'il est techniquement possible et économiquemnet important de connecter plusieurs claviers -plusieurs postes de travail- à un même système comportant un petit calculateur et une unité de disques, qui servira ensuite à préparer les bandes magnétiqeus destinées à l'ordinateur.
Baptisés "multiclaviers", ces systèmes constituent indubitablement un progrès par les possibilités nouvelles qu'ils ont donné à la saisie. Ce n'en est pas moins un rameau sans avenir dans l'évolution des systèmes informatiques, et ce pour quatr raisons.
Les besoins croissants de contrôle sont la première raison. Plus les données, en effet, deviennent nombreuses, complexes (ce qui s'exprime ici par la longueur des "articles", c'est à dire des bocs de données saisies), et précieuses puisque la gestion intégrée exige qu'elles ne soient saisies qu'une fois, plus leur qualité devient importante; mieux donc elles doivent être contrôlées.
Avec la carte perforée, les seuls contrôles possibles, en pratique, étaient de saisir l'information une deuxième fois, et de comparer les deux saisies, en rectifiant (c'est à dire en perforant une nouvelle carte) chaque fois qu'une différence était notée. Avec la bande magnétique et les multiples claviers, de nouveaux contrôles deviennent possibles: calcul de clés (on fait par exemple figurer avec un numéro le reste de sa division par un nombre premier; le système recalcule ce reste à chaque fois et signale une erreur s'il y a non coïncidence. En choisissant bien le diviseur, les erreurs les plus courantes sont détectées), contrôle de formats (telle zone a telle longueur, doit contenir uniquement des chiffres...), contrôles par totalisation (le total d'un ensemble d'articles, préalablement obtenu avec une additionneuse, est recalculé par le système et comparé au total frappé).
Ne pouvant contrôler que la cohérence intrinsèque de chaque bloc d'information saisie, ces vérifications se révèlent de plus en plus insuffisantes. Dès qu'on reprendra les bandes obtenues pour les utiliser dans le système informatique, par exemple pour mettre à jour un fichier, on détectera un nombre assez important d'erreurs (ou simplement de difficultés): l'objet commandé n'est plus disponible ou n'a jamais existé dans les nomenclatures, le voyage aérien demandé a été reporté à une date ultérieure, etc. Un contrôle authentique et vraiment efficace exige donc la comparaison de l'information saisie avec les fichiers centraux de système. Par conséquent, tout mode de saisie qui ne permet pas l'acccès directement et imméditement aux fichiers principaux est donc condamné à terme. Et c'est notamment le cas des systèmes multiclaviers.
Deuxième point: la tendance à saisir l'informtion au plus près de sa source. C'est à dire aux guichets, aux caisses, sur les buraux même où s'effectuent les transactions, et pra les personnes même qui les effecgtuent, qu'il s'agisse des représentatnts de la société ou de ses interlocuteurs. Cela suppose d'une part que les postes de saisie soient géographiquement dispersés, et non groupés en "ateliers de perforation", pardon "de saixie". Cela suppose aussi que la saisie est effectuée par un personnel dont la spécilaité n'a rien à voir avec l'informtique, voire avec l'entreprise, si c'est le client même qui dialogue. La saisie doit donc êtr facile, s'effectuer dans un langage "naturel", c'est à dire très différent des codes classiques, comporter des contrôles abondants et des procédures de rectification de tous ordres pour pallier l'incompétence, voire la malveillance de l'interlocuteur. Seul le recours aux systèmes conversationnels avec appel des systèmes centrux permet de répondre à ces impératifs.
C'est peut-être ici le lieu de noter que, vus de l'extérieur, les systèmes en temps réel apparaissent comme considérablement plus simles, plus naturels, que les systèmes classiques introduisant des phases "contre nature" de mise en lots (batching) et de codage dans les procédures même les plus élémentaires.
Enfin, troisième point, la réponse immédiate est parfois exigée par les systèmes de pointe, par ce prestigieux "temps réel" dont tout le monde parle sans que personne puisse en donner une définition satisfaisante. On n'a pas manqué de relever que des secteurs -au demeurant gros consommateurs d'informtique- comme la banque ou l'assurance, ne peuvent dans bien des cas prétendre au temps réel, quelle que soit la puissance de leursmatériels. Leurs opérations elles-mêmes s'effectuent par nature en temps différé: le règlemnet d'un sinistre exige une expertise, et un chèque peut rester plusieurs jours dans la poche de son bénéficiaire.
Il n'en reste pas moins que nombre d'applications appellent très logiquement le temps réel: réservation de places, de chambres, documentation automatisée... si le traitement par lots appraît à un moment donné comme la seule solution économiquement raisonnable, il n'en reste pas moins une contrainte subie à contre-coeur.
Quatrième et dernier point: saisir une information est bien. Encore est-il souhaitable d'actualiser son effet. Si je réserve une place d'avion, ce qui importe n'est pas seulemnet d'avoir consulté un fichier pour savoir s'il y a une place eisponible, mais d'avoir effectivement réservé une place. Cette actualisation n'est possible que si le système central a définitivement
enregistré ma commande.
Toutes ces raisons condamnent aussi, à terme, un mode de saisie actuellemnet fort à la mode: la lecture optique. Après de longues et pénibles années de mise au point, elle semble maintenant fonctionner de manière satisfaisante et permettre la lecture, à des cadences très rpides, de documents imprimés (la lecture de manuscrits restant une possibilité théorique et très difficile à mettre en oeuvre). La lecture optique peut être considérée comme un des sommets de la mesure ou de la saisie des données. Mais le coût très élevé des matériels nécessaires et la logique même de la lecture optiqeu (qui pousse aux travaux par lots) s'opposent à son emploi en mode conversationnel, et semble devoir la limiter définitivemnet à un certain nombre d'applications spécifiques.
(Note 92. Je poserais aujourd'hui le problème différemment, la lecture optique étant un cas particulier de vision par la machine).
Finalement, la saisie se présente comme un des grands versants des systèmles informatiques: leur interface avec l'homme, entrées et sorties intégréds dans la notion de plus en plus commune de transaction.
LES TELECOMMUNICATIONS
S'il fallait assurer les communications téléphoniques des Etats-Unis avec les standards manuels d'autrefois, a-t-on dit, toute les jeunes filles américaines de 15 à 25 ans devraient y être affectées, et elles ne suffiraient déjà plus à la tâche. Les télécommunications ne peuvent se passer de l'automatisme, c'est à dire aujourd'hui de l'électronique. Le fait qu'IBM ait commercialisé un autocommutateur est d'ailleurs suffisamment significatif.
(Note 92. Il est a cette date frappant qu'IBM n'a pas réellement réussi à s'implanter sur le marché des télécommunciations, et qu'ATT a beaucoup de mal, malgré Unix et NCR. Mais si la montée vers les services se poursuit, la distinction peut devenir secondaire).
Parallèlement, les transmissions de données deviennent un client important (encore que loin d'être majoritaire dansl'avenir prévisible) des télécommunications. L'informatique est naturellemnet orientée vers le temps réel, mais aussi vers l'espace réel.
Ici, d'ailleurs, la convergence entre deux grands domaines technologiques est tel qu'on aura bientôt quelque difficulté à les distinguer, et que les PTT se demandent s'il sne doivent pas devenir fournisseurs d'informatiqeu pendant que les informaticiens envisageraient aisément de fournir des communications, pour peu que le monopole étatique soit quelque peu levé. Ce qui pourrait être bientôt fait.
Convergence commerciale appuyée sur la convergence technique: toutes les transmissions seront numérisées d'ici à 1980, dans le cadre du réseau Hermès, et même le bon vieux téléphone s'y pliera, par le biais du système MIC, dont le principe même à quelque chose de délirant.
Dans la période transitoire, diverses solutions seront adoptées. La téléinformatique se contente de demi-solutions comme la transmission de données off-line, ou le remote-batch, pendant que les centraux deviennent électgroniques sans tirer tout le parti qu'apporteront les techniques informatiques dans les réseaux de l'avenir.
Cette suppression de l'espace et du temps, cela revient surtout à essayer d'en faire un usage optimal. Dans la vie complexe d'aujourd'hui, tout s'enchevêtre. Si je n'a pas d'avion disponible pour aller demain régler ce conrat à Londres, je pourrais peut-être prendre tout de suite ces deux jours de congé qui me restent de l'année dernkère. Et Annette pourrait me rejoindre à Courchevel. Mais cela suppose que la réunion avec Dupont ne se termine pas trop tard, donc que j'aie remis à plus tard la rencontre avec Durand qui risquerait d'allonger la discussion, et qu ela situation financière de la filiale de Noyaon soit disponible à temps... Si tout va bien, si les différentes communications nécessaires s'établissent sans délai, ej pourrai, enfin, prendre ces deux jours bien mérités.
A la limite, dira-t-on, que se passerait-il si tout était partout au même moment, et que chaque actino soit immédiatement suivie de toutes ses conséquences? La réponse, sans doute, est que les rythmes déterminants, alors, deviendront les rythmes naturels, et surtout des hommes eux-mêmes: il faut bien dormir,
il faut bien jouer, et l'on n'entretient pas l'amour par un coup de téléphone entre deux trains.
LA CONVERGENCE DES INFORMATIQUES
De nombreux observateurs ont noté le caractère parfois artificiel des distinctions entre informatiques: scientifique, industrielle et de gestion.
L'informatique scientifique, par la puissance des appareils qu'elle est conduite à piloter en temps réel pour en acquérir les données, rejoint l'informatique industrielle.
L'informatique de gestion, à s'approcher à grands pas de la gestion de production, rejoint l'informatique industrielle. Utilisatnt les méthodes mathématiques de la recherche opérationnelle et de la simulation, elle rejoint ol'informtique scientifique.
Des distinctions demeurent. Le calculateur de gestion peut être muni de gros fichiers sur bande et disques. Le calculateur industriel résiste à un environnement difficile et les nécessités du temps réel conduisent à le munir de strucdtures de canaux de de niveaux d'interruption étoffés. Le calculateur scientifique didspose d'un jeu d'instructions plus complet et d'opérateurs spécifiques très performants sur certines opérations.
Mais, en pratique, la distinction s'estompel surotu au niveau des grands systèmes.
Tous les sysèmes se prêtent progressivement de mieux en mieux à une schématisation comme la suivante:
(icono)
Les distinctions pourraietn être quantifiées, par le nombre des données, la complexité dse procédures, et surtout peut-être par des paramètres temporels. En simplifiant (outrageusemnet), on pourrait dire que l'industriel travaille en millisecones, le gestino en semaines et le scientifique pour l'éternité. Ou en nombre des objets pilotés: le calcul indsutriel s'adresse à un processeur particulier, la gestion à des groupes spécifiques de personnes ou de biens, la scientifique à la totalité des objets existants et posibles désignés par ses concpets.
Voir page suivante une schématisation possible d'un système informatique total
(mon grand schéma avec moi en central).
CONVERGENCE ET ANTISYSTEME (II)
Cette immense convergence, dont les systèmes inforamtique sont à la fois le moyen et l'expression privilégiée, trouvera les raisons et les rcines dans une recheche d'une plus grande efficacité, d'une plus grande fonction L.
Ce n'est pas par métaphysique que les informaticiens ont prôné la gestion intégrée. C'est parce qu'il est fort coûteux de saisir deux fois la même information, de la traiter deux fois, de conserver des fichiers redondants.
Il y a, bien sûr,les fameuses économies d'échelle, et la loi de Grosh.
La convergence, étudiée au niveau macroscopique et qui, dans une certaine mesure, s'inscrit dans des perspectives finalistes, doit avoir son explication au niveau causal, atomiste. De même que l'évolutionnisme ne se peut vraiment fonder tant que l'on n'a pas trouvé, au niveau de la reproduction cellulaire, les mécanismes qui le permettent.
La convergence que l'on observe à tous les niveaux apparaît donc tant à partir de l'atome qu'au niveau de l'univers entier. Et parce qu'il y a une tendance vers les systèmes plus libres.
Il faut noter l'importance du phénomène de conscience dans ce mouvement. Grâce à elle, il est possible à l'homme de faire croitre sa fonction L par participation: je cours plus vite en regardant les athlètes, je conquiers l'univers avec les astronomes, et tout cela peut s'exprimer en termes de L. En
m'unissant à l'univers entier, mon L croit fantastiquement.
Mais, tout à la fois, apparaît une résistance à cette convergence. A tous les niveaux, la fusion s'arrête après un certain point. Au delà, elle est trop coûteuse.
Au plan nucléaire, le défaut de masse est maximum en une position "médiane" du tableau de Mendéléieff. les noyaux trop gros sont de plus en plus instables.
Au plan informatique, les systèmes géants s'enlisent. ilsexigent des énergies et des dépenses considérables pour survivre.Cependant, des progrès se réalisent progressivemnet et lesgigantismes sans lendemain sont dépassés par l'évolution desystème splus petits. On a parlé récemment d'un mini-calculateurde 256 K mots... Faute de pouvoir faire croître utilement sa puissnce brute, l'ordinateur grandit en se faisant plus complexe:il avait une mémoire (pour ne prendre qu'un seul exemple), il nea maintenant un grand nombre de niveux: registres, antémémoire,mémoire centrale proprement dite, mémoire de contrôlerechargeable ou non, mémoire virtuelle sur disques, mémoire demasse sur disques de grande capacité. Soit six niveaux.
Il en va de même pour la gestion intégrée. Au delà d'uncertain point, des résistances considérables freinent ledéveloppement et l'efficacité subit le poids des "fraisgénéraux", d'"overheads" considérabls.
En termes de L, cela revient à dire qu'à partir d'un certainmoment, la croissance permise à la fois par une sécurité accrueet par la richesse évolutive du grand système auquel onappartient se trouve finalement annulée par les contraintes à alfois sur le nombre d'états possibles et sur l'indifférence vis àvis d'eux. On est redevenu esclave.
Il faut donc lutter contre le système, qui devienttotalitariste. Mais, en luttant seul, l'individualiste renforcela puissance de la macro-structure. Non seulement il resteimpuissant, mais il s'insère nécessairement dans des schémasrépétitifs qui favorisent l'action des forces dictatoriales.
(Cette remontée des petits peut avoir une émergence quniveau même du arhdawre. Remres du professeur Lussato sur lamodularité.)
La lutte contre le système exige donc le groupement des forces. Prolétaires de tous les pays unissez vous. Face à uneconvergence prématurée, c'est un devoir que de construire desantisystèmes... avec le côté paradoxal de tout ce qui est anti.
Je dis tout cela en termes littéraires, mais il semgblequ'une formalisation et une quantification seraient possibles.
Il va de soi que cette lutte se retrouve au niveauthéologiques. La nécessité de constuire des systèmes est expriméedans la bible. L'homme est placé dans le jardin pour le cultiver.Le tempsl est le point de convergence vers Dieu de toutl'univers. Dieu donne un syhstème moral: la Loi. Et détaillée! Un système très complet.
Mais cela n'ira pas aussi facilment. L'homme ne peut pass'abriter derrière un système. La lettre tue et l'esprit vivivie.Il faut tout récapituler dans le Christ. Mais le Christ meurt surla croix. Scandale pour les juifs et folie pour les païens. C'estpar la folie du messge qu'il plu de sauver les croyants.
****************

Dieu.... 0.1.

amou
construction d'un univers nouveau
présence du Christ dans cet univers
0.1. Moyen d'information pour ceux qui sont dans cet univers, qui se fait, et pour tous, qui le font en partie
Implique: présence du Christ en moi-même
équilibre
réflexion approfondie
0.1. Jouer dans le sens vérité
jouer dans le sens problèmes humains
articles de moi, d'autres
info, rubtique bouquins
cette pression payée par: travail
efficacité/compétence
aide
pas d'emmerdements
compétences: maths fondamentales
informatique
philosophie
techniques de l'imprimerie

Décision

9/11/67.
Jusqu'ici, mes analyses considéraient essentiellement lamachine comme moyen de traitement de l'informtaion.
Ou moyen de contrôle de machines.
en fait, à venir rôle de décision fondamental
"The computer complex would be the city's largest decision aking body"
analyse de la décision dans l'existence
réseau d'ordinateurs d'une communauté
décision conformément à des règles exprimées. Mais dans la esure où l'on sort du domaine scientifique, les
règles exprimée ont de la nature de la loi et de la lettre/ portent idiosyncrasies de ses auteurs, défauts, oeillères
dans la mesure où aptitudes finies, choix certains conscients, clairs, d'autres inconscients, ou application à cas
non prévus
pas absolument nouveau, d'ailleurs, dans la mesure où déjà le droit pouvait conduire à des injustices (juridisme)
mais, au moins théoriquement, il y a vait possibilité de rectification par l'homme
analogie évidente avec la machine administrative
Deweze. Traitement de l'information linguistique, page 79. "Il serait souhaitable de communiquer à la mchine non
pas le jugement d'un seul homme, mais les appréciations d'un jury de spécialistes".
relations homme Dieu
relations homme autre homme (individu)
(société)
relations homme monde
La machine intervient dans toutes ces relations. Avec Dieu, tout le oins dans la mesure où l'Eglise
Si l'on ne personnalise pas la machine, ce qui au moins présentement est juste, la machine n'est qu'un élément,
nouveau cependant, de l'univers matériel suport du reste
Nouveau dans quelle mesure?
- dans la mesure où il est une émanation de moi-même ou des autres hommes
- fondamentalemnet artificiel
- dans la mesure où jouit d'une certaine autonomie, mais l'univers l'a aussi. surtout au niveau de l'animal qui a
authentiquemnet ce que l'on pourrait
...
- conséquences sociales
- l'emploi, chômage, civilisation des loisirs
- la nature des travaux
- démonétisation
- nouveau droit nécessaire
- utilisation plus facile du droit
- applications médicales
- nouveaux types humains
- univers kafkaïens?
- accélération des relations inter-personnelles
- assurance et sécurité sociale
- capitalisme et communisme sans doute tous deux complètement débordés à ce niveau
- on peut imaginer: il faut faire face à deux problèmes: une finitudes des biens consommables dans n'importe
quel cas, le travail étant insuffisant comme procédé de répartion des revenus
- on peut imaginer
a/ gratuité de certaines fonctions élémentaires dans les limites normales (santé, alimentation, enseignement,
logement, vêtment)
b/ affectatio périodique d'un revenu minimal garanti dépensable au gré de chacun
c/ affectation de sommes plus importantes à titre de responsabilité économique, utilisables librement mais
renouvelables seulement si efficace
...
La loi de Parkinson exprime un aspect de cette structuration. Seule une mutation permet de dépasser le
gigantisme
Structure mobile. Ceci très lourd pour l'individu.
Comme un bateau, structure très complexe et mobile
Non, car c'est la structure du bateau elle-même qui est en évolution en réalité.
Bien sûr, problème du mouvemnet. apparemment sans valeur en soi, si c'est le cas, il faut imaginer un terme à
tout le moins une échelle (et encore cela n'est guère suffisant)
Changemnt dans la signification du travail, d'abord lutte contre la nature "pure" puis contre une nature de plus
en plus humaniése, implique dans une certaine meusre lutte "contre" l'homme, avec les transpositions
psychologiques qui vont de soi (une certaine agressivité, par exemple)
implique: modification des rapports sociaux, autre signification de la solidarité humaine
implique: intériorisation du donné à travailler, au niveau collectif, mais aussi au niveau individuel

Démocratie

Viabilité d'une consultation nationale
- envoi à domicile de cartes perforées (plus tard, par les terminaux individuels. PUBLISH WITH ANSWER)
- retour et dépouillement, pré-trige, plus ordinateur
- falsification par groupement
- 20 M x frais envoi et réception, + stockage + traitemnet
- dépendance d'un fichier général
- une démocratie de l'ordinateur
- pas de suffrage censitarire, universel va dans
représentation
- limite: consultation
- contrôle de la programmation
- demande d'information en retour
- éventuellement an-archie. mais dangereux, incertain; selon
ritères peut-être d'habitude
- plan national, mondial
va vers intégration générale
- procédures de contestation individuelle et collective
...
La machine universelle supposée illimitée ou très grande par rapport aux gbesoins que l'on imagine dès que l'on
peuse à des sytèmes très généraux vote nationa: machines à votrer très répandues (simple terminal, relativement
peu côteux (un million ancien si fait en séries importantes) à placer un peu partout mais le vote explicite est très
loin d'être la seule manière dont s'exprime le citoyen, qui est aussi agent économique comme produceur et
comme consommateur te dont on peut saisir l'expression à ces différents niveaux
...
Ces problèmes n'admettent pas de solution simple.
Il faut rejeter d'emblée toute structure informatique nationale qui:
- fonctionnerait à sens unique par rapport au peuple, c'est à dire qui donerait à un noyau d'initiés des
information détaillées sur chacun des citoyens
- dans une certaine mesure, la croissance des peuples a permis la mise au point d'un certain nombre d'échelons,
et c'est eux qu'il faut développer en leur donnant une autre tenue région, peut avoir un tout autre sens que
purement économique, aussi politique
les organes "spirituels" semblent dépouills des moyens matériels qui leur permettraient d'être ainsi
auto-conscients
croissance mathématique factorielle-exponentielle du nombre
a/ de relations interpersonnelles possibles
b/ dy type de relations... avec progrès des connaissances
idée de structure et de circulation à l'intérieur
se reconnaître
à l'intérieur d'un même ensemble de traitement de l'information, il est possible d'avoir des sous-systèmes à cause
du soft
dans un certaine mesure, les matériels à choisir sont indépendants de la structure désirée
cependant le matériel disponible à un moment donné,
techniquement et financièremnet, diffère de
...

Informatique et société

Le fait que complexe
cénesthésie sociale. incarnation dans autre chose qu'idées très simples (patrie, ennemi)
on ne peut poser un acte gratuit authentique que si on est payé pour le faire
intégration-concertation vient de la nécessité de la complexité. de l'exigence d'efficacité: pas seulement, il y a
aussi le problème de penser le monde. psychologie de l'ingénieur
conseil
Concler simplicité de structure et liberté individuelle
Cénesthésie: prese, plus directement: sondages d'opinion,
mais il y avai la démocratie.
Signification latérale de idéal: merveile, mais aussi modèle simplifié: facilement concevable.
paradoxe de l'atomisme et des lois fondamentales. (on pourrait peut-être démontrer...) en partant par exemple d'un système de valences...
Problème de fond. Réaliser la démocratie,
Car, dans une certaine mesure, la vérité vient du bas car heureux les pauvres car les crocheteurs du port au foin sont nos maîtres il s'agit, si l'on peut dire, de dégager le consensus mais transcendance des décisions générales par rapport aux idées particulières niveau de complexité
problème d'information dans les deux sens
à la base, il y a aussi le péché
sur de nombreux points, il n'y a pas consensus
si consensus il y a, il peut être mauvais
le consensus est fluctuant et il faut cohérence de l'action dans le temps
réciproquement, il y a une certaine inertie du consensus
d'où l'idée d'autorité
d'où l'idée d'une certaine déconnexion
absolue dans la monarchie,
à relais dans une "démocratie"
Quid de l'informatique?
elle permet de dégager des consensus
elle permet de ventiler les grandes options et de donner à chaque niveau une information adaptée (sinon à chaque personne)
La machine à aider le penseur
seul,
seul plus monde,
avec autres penseurs
exemple de souffrance: recherche bibliographique, travaux d'un congrès
dans quelle mesure idées neuve, et clivage à chaque fois reclassification, nouvelle lumière distinguer plusieurs
types d'idées (faits, théories) comme pour toute distinction, clivage parfait insoluble un fait ne peut s'exprimer
que dans un certain langage, comportant un niveu jamais nul d'abstraction
ex. il y a un malaise sociale
il y a une tendance à l'augmentation des grèves comptage des grèves
le fait: absence d'ouvriers
sans abstraction, on reste à un niveau élémentaire, non pensable
base sémantique: une base de connaissance en métalangue
accroissements (plus accroissementa automtaiques)
porter à connaissance des intérezssés par processus aautomatique
va vers: vaste système homme-machine
nécessité d'un dispositif "évocateur" à la sortei

Complexité

dans une analyse plus fine de la complexité, on se pose donc le problème, étant donné un objet de complexité
"brute" donnée en fonction d'une capacit d'analyse donnée, de rechercher le meilleur moyen de le décrire avec
une capacité inférieure.
Il faut alors distinguer deux cas: l'objet présente des contraintes ou non
sinon, il n'y a aucun moyen de réprésenter tous ses étatnsmais on pourra chercher à décrire le plus grand
nombre possible, certainement limité au nombre d'états de la capacité sujet et éventuellement inférieure. Mais
par contre, si les états de l'objet ne sont pas équiprobables, on pourra certainement arriver à en définir sinon la
totalité du moins un grand nombre
On peut aussi se donner des approximatins (ce qui revient à admettre que l'on ne considère qu'un certain
nombre d'états, les autres y étant assimilés)
De plus, il peut y avoir une pondération de valeur entre les types d'état, mais ceci nous emmène plus loin
Le cas le plus intéressant est celui où il y a des contraintes. On peut raisonner en disant qu'alors le nombre de
cas est réduit, ce qui a vrai dire résoud le problème.
Noter que l'on fait intervenir chez le susjt deux "niveaux" de mesure ou de conscience, ce qui est intéressant,
carf si on ne faisait pas cette supposition, on en percevrit seulemnt les étants le ...
Ce qui est intéressant, c'est le fait que pr un procédé de définition de contraintes, on réduit le nombre des tats,
mais en fait, plus subtil, car il faut alors modifier le mode de description, ce qui se fait de multiples façons, mais
serait intéressant à mesurer.
Exemple. Ce qu'on a vu plus haut, étude d'un linéaire, dans le 1er cas, one petu dire que l'on décrit l'objet par
simple copie (appréhension immédiate), alors que, dans le second, on fait intervenir une foule de notionas: zone,
alternance, ceci étant d'ailleurs assez peu complexe puisque pet ^tre réalise assez facilement sur schéma...
...
On ne justifie pas des performances similaires, mais de très bonnes, sur des points particuliers. Ce qui revient,
pour un prix donné, à une forte augmentation de puissance, sous réserve de raisons de construire un moniteur
a/soit un moniteur qui teste le type de problème
b/soit c'est le minimum (?) qui teste lequel du système a mardhé, le 1er et stoppe les autres
Mais objection: jusqu'à nouvel ordre, un système donén en peut accepter un problème que s'il est mis sous une
forme par lui acceptable, d'oùeee, si on exclut une mise en forme manuelle pour chacun des systèmes (on se
rapprocherait de faire faire le travail par n équipes), il fau que chaque système comporte un bloc d'entrée qui lui
permette, à partir de la présentaiton d'un problèume donné, de le transformer.

Théorie de la concurrence

On admet que la dispersion des performances sur un problème donné varie de 1 à 100, et on néglige
provisoirement les tests de réussite.
dix calculateurs
on leur fait faire tous les 10 le travail et, dès que le premier a réussi, on arrête tous les autres. Pendant la durée de
ce calcul, on fait travailler dix calculateurs, mais en moyenne pendant 1/100e du tmeps nécessaire par le plus
grand. Donc, bien que constamment n a 9 calculateurs qui travaillent pour rien, on a qund même multiplié les
performances par 10
...
Effectivement, homme peut assez peu modifier sa structure organique, il peut par contre influer sur sa structure
sociale.
Croissance de la réflexivité devrait amener croissance de la spiritualité. Or ceci ne paraît pas vrai. Il y a par contre
"croissance des valeurs morales".
Il y a plus de croissance de la réflexion sur la vie spirituelle (et encore) que dans la vie spirituelle elle-même.
Loisirs ! Et l'on fait sortir les moines de leurs couvents.
Refus d'un mysticisme qui s'écartait du monde. On admet certaines justifications, mais il faut insertion.
Mais raideur des organismes trop perfectionnés.
Nature personnelle comme structure sociale ne sont pas complètement donnés, chosifiables, problématisables.
Pb des ordinateurs temps/espace, assez théoriqeu, car s'il s'agit d'un développement de puissance pure, un seul
caculateur
àpuissance égale doit pouvoir faire la... pas d'introduction d'élément fondamental nouveau
noter cependant que l'on sait construire des machines perfectionnées et très performantes pour des pb
particuliers. La
décomposition dans l'espace retrouve alors sa justification
Essai de synthèse autour d'un schéma (1966?)

Voir/juger/agir

La réduction sémantique
Comme on l'a vu, les procédés algorithmiques de traitement deviennent rapidement hors d'usage quand le
nombre de bits du stimulus augmente, même en choisissant en tête les opérations les plus probables.
Il faut donc inventer, outre les méthodes heuristiques, des modes de réduction. L'une d'entre elles paraît d'un
intérêt particulier, c'est la réduction sémantique. On ne traitera que les stimuli qui "veulent dire quelque chose"
pour la macine et, bien entendu, on émettra de même.
Le processus a ses applications constantes dans la pratique. Hors l'arithmétique et la comptabilité, qui traitent
des stimuli de longueur indéterminée (à vérifier), et sans réduction, mais suivent des processus assez simples,
tous les processus mentaux font appel à la réduction sémantique, face à un univers et des sens foisonnants.
Les réductions sont d'autant plus considérables que le sens estr plus riche, en particulier la vue. On le
comprendra aisément. sur une matrice quadrillées, de l x h carrés, le nombre de formes possibles est de 2** l.h,
ce qui est rapidement considérable.

Liberté et ordinateur

Introduction.
La machine ne fait que ce qu'on lui dit de faire, alors que l'homme "fait ce qu'il veut". La distinction essentielle
semble donc être la volonté, dont on peut prendre pour définition "tenance consécutive à une prise de
conscience". Donné, valeur.
Elimination provisoire du problème de l'intellect, délicat et se ramenant à la question "conscience", apparemment
insoluble. Mais remplaçons prise de conscience par "résultats d'une certaine analyse des information" et peut
s'expliquer...
Pour exercer cette liberté, la machine doit échapper à certaines nécessités de coercition, c'est à dire être placée
dans un milieu tel qu'elle puisse fonctionner, ou dispose elle-même de moyens d'adapter son milieu.
Homéostase.
(Il faut aussi que sa nature lui permette de poursuivre certains buts, c'est à dire qu'elle puisse disposer de
certains moyens d'information, développés, de logique, et d'action suffisants).
Ces niveaux secondaires admis, on pourra déterminer le degré d'autonomie d'un dispositif par le niveau des fins
qu'il poursuit, en laissant de côté provisoirement la question de savoir s'il est conscient ou non.
A ce niveau, on peut dire que la machine ne cesse de faire des progrès, mais que sur ce plan on peut discerner la
transcendance de l'homme.
- l'homme, animal raisonnable
- il serait essentiel de partir d'une théorie de l'homme
- échelle de respectabilité (à rapprocher aussi de la finalité). L'homme, absolu théorique, mais ps toujours an fait:
les autres hommes, la machine, en théorie O. Mais, en fait, elle représente
a/ la nature pour laquelle on doit avoir un certain respect b/ un certain effort humain respectable
c/ une certaine beauté "en soi" comme oeuvres d'art, etc.
- notion de volonté "inclination suivant une appréhension intellectuelle"
- nécessité de coercition, comme opposée au dynamisme propre.
Autonomie
- par rapport aux intervention extérieures (homéostase)
- par rapport aux prévisibilités (théoriqeus, concrètes-pratique)
- par rapport aux attentes mentales
- le simulateur de Türing
- état de non-équilibre propre à la personne, et qui est la non-obtention de Dieu, avec tention, non simulable (?)
par son debré
- simulations actuelles fragmentaires
- référence au bien et au mal. situation de personnes
- possibilité d'auto-reproduction.
Mesure
- en temps-espace (rayon d'action)
- en mesure d'activité
- en mesure de choix (libre arbitre)
- par "quantité de résistance" (liberté de non-contrainte)
- mesur de la créativité
voir par rapport à choix - aléatoire
incorporer le problème du bien et du mal
- niveau téléologique. niveau de la motivation, homme infini, transcendant, Dieu, exprié par "acte gratuit"
escargot, ordinateur standard
- capacité de changement, d'adaptation
Gagliolo.
- si une machine pensait, elle se suiciderait aussitôt
- problème du compromis dans les faiblesses humaines, petites luttes de puissance, etc
//de Rouvray
- l'ordinateur (les gens qui le servent) prendront les commandes si la boite ne marche pas.

AGIR

AGIR
- processus généraux d'action et technologie
- réception d'instructions d'action, de la part de l'homme, de la part du central
- plan important: les armes et moyens de contrainte - noter les implications très particulières en ce domaine de
l'instruction DELETE, qui va de l'effaceemnt d'un trait de crayon à la peine de mort
- instructions DO, MAKE, BUILD
- instruction de but (finalité)
- en particulier définie par la constitution et les règles normatives qui peuvent présenter un carractère
dynamique: TRY TO
- aspect particulier de l'art.
CENTRAL/MACHINE
- transmission d'informations synthétisées, sur demande, périodique

structuration intenre
- demande d'actione, sur un autre centre (interpol) au plan général (ONU, Otan)
Le droit à l'information
- réception d'ordres spéciaux
d'ordres généraux, mobilisation, orientation de la production
- c'est en principe ici que nous analyserons les liens avec la société
- bien entendu, ces centraux seront reliés dans un système mondial
- problème des reproductions de mémoires importantes et de registres complets
- grande importance du degré de centralisation en raison des associativités différentes
HOMME/MACHINE
Homme: philosophie, mystique, Dieu
Machine: terminal, personnel/de groupe, dictionnaire propre, en fit une certaine catégorie de registre. peut
constiytuer en fait le fichier humain.
De homme vers machine:
Demande de pure consommation
Demande d'autorité sur les autres hommes
De machine vers homme:
commmuniqués personnalisés (selon culture, intérêts, valeur morale, temps), éventuellement sur demande
PUBLISH. (category of Y of reader)
avec règles de culture commune,
sanction contre le criminel, à ce niveau
censure
danger de falsification
- sanction récompense/punition (intellectuelle, consommation, possibilité d'action)
- éventuellement par la contrainte matérielle
- organes d'accès, dico, annuaire
- conséquences sur le langage humain et sa philosophie
- conséquences sociales
- règles de communication (SECRET,... etc.)
Voir/juger/agir vers capteur/monde
- processus de reconnaissance des formes
- d'abstraction, induction/déduction
- on retrouve ici aussi l'instruction général
au plan action
"STRUCTURE IN ... SHAPE AS"
c'est au fond l'instruction la plus générale de la théorie de l'information
au plan pensée
STRUCTURE peut prendre la forme de "STUDY3,
- il s'agit de réunir des faits
- puis de le structurer, la structure elle-même engendrant des faits nouveaux ou poussant à les rechercher
- instuctions SCAN, SURVEY, LOOK AT
par capteurs mobiles SEARCH
Action de la machine sur le monde
- elle est quasi par définition en temps réel, mais il peut y avoir une dissociation par rapport aux demandes
immédiates de consommation
- utilisationdu feed-back très rapides
homéostase par rapport à des environnements très changeants, raffinerie, mohole
ajustement en cas de choc
fusion contrôlée
- problème de la manutention, et de la ligne droite
- problème de la répétitivité, libération de la série
- application aux états "mécanographiques"
- au plan industire: exemple, automobile personnalisée au plan administratif:
La structure économique ne coûterait rien, seulement le temps humain (vers O)
(Auto: Il doit y avoir des solutions puisqu'on a réels pensables, soit le système actuel, soit le wagon individuel.
L'auto dans un autre réseau étant un autre exemple).
- secteurs primaire/secondaire, tertiaire
- "décentralisation" par le robot, analyse du dit
- problèmes difficiles du travail "in situ" et de la manutention
- on peut placer ici la médecine

Dieu

L'homme et la machine, orientation vers Dieu
- libération de temps pour la contemplation
- travaux théologiques
- découverte et connaissance de Dieu au plan du développement interne, conséquences sur l'organisation des
connaissances de la machine (théocentrisme)
- actes religieux de la machine
- nouveux aspects de la consécration du monde
- Dieu de la théodicée/Dieu révélé
- conséquences sur l'agir: normes de la machine
- étude par simulation de l'influence de Dieu sur le comportement moral
- le cas du miracle
Niveaux téléologiques
- vivant non humain, subsitance essentiellement n'est guère dépassé, sinon par "harmonies préétablies", avant
la domestication. L'homme semble être le grand finalisateur de l'univers, et il est évident que sa finalité dépasse
sa subsistance (recherche scientifique, religion quand elle est ce qu'elle doit être)
- donc intérêt de recherches téléologie dans le monde de ce qui entour l'homme
- place de l'aléatoire, du jeu, optimisation
- autonomie de fait, indépendance
- autonomie de droite, liberté reconnue.
A lire l'analyse thomiste, il y a trois niveaux de nécessité: coactio, hypothetica, naturae
Les deux premiers ne posent pas question. Il faut choisir la troisième à un plan suffisamment élevé pour qu'il
reste place à la voluntas ut natura dans le choix des moyens, et établir des procédures de choix à ce niveau.
ex. Portefeuille financier: objectif global, nécessités immédiates, choix dans des valeurs analogues.
ex. jeu d'échecx
...
- dans quels cas faisons-nous réellement du nouveau
- certains le refusent même
- solutions de problèmes pratiques, médicaux (Braille, Newton, Hollerith)
- besoin de créativité pour autres affirmations
- dialectdique (besoins, solutions) problèmes et méthodes générales
- ne ps trop en demander qund même
- la machine devrait toujours être en actdivité à cause de la disproportion constante entre nos besoins et leurs
possibilités de satisfactino
- Asimov a en fait supprimé la question du chômage, si les machines sont si puissantes, à quoi servent les
ingénieurs dont il parle dans la dernière histoire?
Analogie avec l'ingénieur
hypothèses de travail:
- analyse des faits
- expérimentation
- propostion de solution
- mise en oeuvre, rechreche de lois générales de la circulation par induction et développement d'une théorie
générle, c'est à dire mise en mémoire.
- l'invention de l'expérience a été surtout, outre la rigueur logigue, l'infvention de nouveaux "MOVE"
- convergence de la science vers la vie: grosses molécules, autonomie, circuits électroniques, bionique,
miniaturisation, conditons thermique, fragilité de la vie, durée de vie, auto-reproduction
- le problème du "résidu scientifique" différent ou égal au résidu non mécanisé.
L'individu, supposé plus instruit qu'aujourdh'ui, et moins alourdi de connaissances livresques, devait avoir une
très forte conscience de son appartenance à un grand tout, et à certaines parties de ce tout
Il se trouve de gré ou de force lié aux motivtiona de ces appartenances, donc participation et constation de plus
sans possibilité, au niveau le plus élevé, d'une échappatoire possible, à un plan qui est celui des besoins
matériels en gros
reste liberté radicale, et choix des sous-appartenances, par quoi peuvent elles se définir?
- orientaion sur les motivations générales
- orientations divergentes par exemple sur décisions pratiques
exclut en tros répartition des revenus, sinon à des points de vue très élevés.
Attitudes pratiques
Il devrait y avoir un abaissement des barrières de protection personnelles, certaines deviendront inutiles, car
impossibles à tenir.
ex. aujourd'hui, on ne dit pas son salaire, demain, de quelqu'un que l'on connaît tant soit peu, en ayant en
théorie sur l'économie générle, la branche professionnelle à laquelle appartient la personne, sa façon de
s'habiller, la taille de son logepent, le type de sa voiture, son âge, des enfatns, toutes choses qui sont
généralement connues des amis, il sera très facile avec son ordinateur personnel de déterminer ce qu'il gagne.
de même, actuellement, on cache certains de ses caractères psychologiques, mais ces éléments pourront se
trouver demain par l'analyse de quelques réactions seulemnet en utilisation de registre PS de son ordinateur.
Cet abaissement des barrières apportera une plus grande efficacité, mais aussi une vulnérabilité: de même que la
liquidation des microbes nous fait abaisser notre défense, au prix d'une meilleure santé globle.
Cependant, il y aura d'autres barrières très fortes, analogues à la vaccination, résistance à de nouvelles forces.
Ces barrières seront sans doute de type psychologiqeu, avec una ttention plus poussée donnée à la formation
du caractère.
Loisirs
A la différence d'autres civilisations du loisir, relativement inconscientes, ici méhode et techniques puissantes
de contrôle
Plus grand si plus grande liberté par rapport aux nécessités de base ex. contrôle de la natalité, différent du
Malthusianisme
excrétions de la société, voir celles de la cellule, on peut mourir si trop importantes, mais la proportion doit
pouvoir croître avec la taille générale, avec gain de rendement
pied/bicyclette/auto/train/bateau (avion)
...
On rejoint ici un problèume qui devrait devenir des des leitmotiv de la pensée de demain: en devenant maître du
monde, l'homme le transforme à son image. Aux niveaux primitifs, cette transformation est épisodique, partielle:
peinture figurative, expression de la structure sociale par le réseau urbain et routier. Puis, avec la force animale
puis l'ère industrielle, l'homme transfère à la nature certains de ses travaux, mais donc de sa nature même; la
force physique d'abord, puis les petits automatismes (apparaît le papier, objectivation de la fonction "mémoire"),
qui sont du niveau des réflexes musculaires élémentaires, puis des grands systèmes automatisés, cette partie
que l'on peut faire de manière routinière sans faire intervenir de hautes facultés. La ville ggrandit et exprime la
nouvell structure de la société. Avec l'ordinateur commence un transfert plus profond. Ce qui était autrefois
activité vraiment intellectuelle devient travail de machine.
Mais l'ordinateur n'est au départ qu'un germe sporadique. Avec l'interconnexion, le téléprocessing, la machine
commende de représenter la société dans les divers servides d'une entreprise, mais bientôt plus loin, devrait
aller vers une structure de réseau généralisé exprimant assez finement notre structure sociae dans son ensemble,
bien que la structure électronique présente ses caractéristiques propres, de même que le trvail fait par la machine
est autre chose que le travail de l'artisant, et que le transfert de la motricité se fait par la roue, parfaitement
étrangère dans son principe aux mécanismes animaux que nous utilisations naturellemnet.
Parallèlement, les modes de communication avec l'univers matériel évoluent. Il y a un fossé entre le cueilleur
primitif qui arrache le fruit à l'arbre et le technicien qui conduit un processus de raffinage à l'aide de quelques
volants!
Cette évolution continue: on programme, on agit par l'intermédiaire de l'écrit, bientôt de l'oral, qui sont les
moyens même que nous utilisons entre nous. Aur fur et à mesure que nous conformons à nous l'univers, nous
entrons en symbiose avc elui d'une manière plus profonde, moins matérielle, plus mentale. Nous sommes
beaucoup plus "présents" au monde et à lasociété.
Mais cette strucgure, qui devient expression de nous-mêmes, nous détermine pour une large part et deivent
témoin de notre pensée, devient aussi moyen de communication et structure objective. Elle peut servir à l'autre
home pour remonter jusqu'à nous. La symbiose avec la matière implique (de multiples manières, mais avec une
phase dialectique d'opposition) une symbiose de la société.
Nous sommes obligés pour vire, et pour vivrfe bien, c'eset à dire dans les perspectives actuelles, pour avoir un
niveau de vie élevé, d'accepter de participer à ce complexe, en en étant membre, en en étant partie, dont
connassable et largement déterminée par cette appartenance même.
(à revoir plus loin)
La clandestinité, le secret, semble devenir ici plus difficile si le système social est très conscient de soi. Car il
aura vite fait de repérer les anomalies de son évolution et d'en trouver les causes et les auteurs, à moins que
l'adversaire ne dispose de moyens puissants de camouflage et de brouillage, voire d'intoxication de la structure
officielle.
En bref, on ne peut augmenter, sauf le cas de rébellion, son action qu'en augmentant sa participation, et "jouant
le jeu" de la structure et en acceptant ses contraintes. L'exercice de la liberté n'est possible qu'en l'engageant et
en finalemnt, il faudra y revenir, la liberté est bien plus dans l' "assuemr" que dans le "refuser", ou dans le
"rester à part", même si une certaine zone de contestation doit rester tout au moins virtuellement disponible.
Quelle pourra être l'évolution contestation doit rester tout au moins virtuellement disponible.
Quelle pourra être l'évolution
motivation élémentaire plus ou moins disparue
pas celle de se reproduire (plus plaisir de base sans conséquences essentielles)
conquête de l'univers
Il y aura encore à faire avant que les besoins essentiels soient satisfaits/gaspillage épouvantable. A tout le
moins, pour être sûr que tout le monde ait le minimum.
Il n'est pas indispensable qu'il y ait évolution radicale.
Quoiqu'en fait, toujours plus ou moins: empire romain, moyen-age, grêce...
Construction d'un univers plus parfait
implique rentabilité
évoque à coup sûr une mutation vers autre chose
en fait, la plus grande révolution serait peut-être d'avoir un univers stable? implique fatalisme, suppose un
certain optimum
Chine ancienne/monde stable implique cyclisme, ramène à Chine Ancienne
renoncement à modifier le monde
quasi-impensable en fait dans perspective chrétienne. Ou alors il y a aura eu mutation, ou alors il y encore
évolution.
Mais l'évolution va dans le sens d'une évolution plus rapide, donc, si pas mutation, on aura un monde en
évolution hyper-rapide.
Il faut donc réfléchir à ce que sera cet univers, et ne pas le concevoir de manière stable.
A ce moment, la vitesse affectera tout. Le monde que l'on connaît à 20 ans sera très différent 5 ans après.
Resistance de l'homme à la mutation, au changemnet... noer la plus grande résistance à l'information aujourd'hui:
sentiment de vie, pas concernés
dans le vie concrète, obsolescence des matériels, du savoir.
situation matérielle du voyage quasi-permnente
fin de l'urbanisme en tant que structure stable, mais seulement comme infrastructure d'un vaste mouvement
persistance de caractères psycholgoques de l'homme: temps d'apprentissage, relations humaines. Il faut des
années pour se faire un mai... vie conjugale, famille.
amis: peut être raccourci; avec bonnes méthodes de connaissance
durée du plaisir, table, lit
psychanalyse, et surveillance médicale, degré croissant, vie avec un cerveau qui contrôle constamment un
certain nombrfe de paramètres plus ou moins complexes.
dans une certaine mesure, à quoi sert l'intimité actuelle. lest protections prises seront essntiellement, car les
autres peuvent avoir une certaine curiosité gênante pour nous. et pourquoi gênante?
La part des biens donnés gratuitement devrait augmenter, ne serait-ce que pour faire l'économie de nombreux
clculs et la simplification des comptes
ex. transports
p.e. nourriture/veêtement
parapplèle avec synapsifier de ?
Créativité:
-monde complexe, hyper-organisé/plus ordinateur en évolution rapide
-il faudra constamment avoir des idées pour s'adapter, modifier le monde
- cependant, du fait de l'interactdion totale, il faudra étudier de près les modifications, du moins connaître des
moyens subtils de classification, à l'intérieur de quoi on puisse travailler (zones), cez zones étant sans doute
eles-mêmes en évlution.
implique travail d'équipe, utilisation de ordinateur
implique restriction de l'initiative privée
en parallèle, croissance actuelle aux multiples permis
Il faut un permis de conduire, qui n'était pas nécessaire quand on marchait à pied/permis de construire/permis de
faire des enftns...!
il faudra une vérification permanente de la cohérence avec les plans généraux de l'humanité, l'ordinateur étant le
seul moyen suffisammnet efficace. Ici encore, rôle du poste individuel, apportant une liberation de l'esprit,
possibilité de constestaiont.
(parallèle avec assurances)
La quantité d'énergie par personne sera évidemment très grande, voire virtuellement illimitée, mais quant aux
règles d'usge... il y aura deux types de "consommation":
. la consommation personnelle, destruction, pouvoir d'achat
. la consommation à caractère d'investissement, pouvoir économique
Système d'optimisation de la diffusion de l'information
Deux phases: éducation/vie active
éducation: culture générale, vie personnelle, information désintéressée
vie active: connaissances pratiques, information d'action
Dose de liberté:
1/ parties connues du fait d'appartenance ou de participation à une entreprsise. caractère non l. de cette
information
2/ recherche faite personnellemnet, pour contestation de l'information automattique, pr exemple, ou désir de se
cultirver, information sur les autres hommes, alimenter la méditation etc.
c/retour sur démocratie
possibilité de délégation à un individu, même seulement sur points partiels, ou a plusieurs selon branches
auquel cas, droit de se faire communiquer les partis qu'il a pris.
Le problèmes est de connaître la psychologie d'un homme conscient d'être dans une structure optimisée et, au
moins partiellement, en dehors de lui
contestation de cette optimisation, car on ne fait pas d'omelettes sans casser d'oeufs
liberté basique de choisir cette optimisation ou non. filière de participation et d'opposition mais aussi liberté de
contestation à des plans plus élevés, certaines reconnaissances, d'autres non le prix de la liberté qui peut peut
être se mesurer en partie par ex. nécessité d'un minimum d'espace si liberté de se déplacer. Degré
d'insonorisation si bliberté de faire du bruit.
Mesur de la non contestation avec ses inconvénients (redondance) si liberté, concurrence
On peut peut-être refuser la liberté de détruire, mais pas celle de construire moins ou pas du tout.
Contrôle des chèques aux U.S.
Que peut-on dire de l'évolution de cette mesure
- tout d'abord, pour un individu donné, la somme ne peut dépasser un certain total, fonction de sa mentalité, de
ses aptitudes
- même pour un même tyupe de relation: conjugale par exemple, le coefficient peut varier d'un couple à l'autre
- par ailleurs, une croissance de la somme
. entraîne une augmentation du temps consacré aux relations
. dans certains cas, amène à l'utilisation de moyens matériels, carnet d'adresses, de téléphone, fichier familial
. si ordinateur, peut donner moyens plus puissants, évitant une large perte de temps à mettre en mémoire,
préparation plus poussée des rencontres par relecture de dossier
. mais, à l'opposé, introduit un élément tiers qui peut avoir ses inconvénients, classement des gens, etc.
techniques psychologiques, physiognomonie par exemple, caractérologie, etc.
- implique, dans une certaine mesure, plus grande complexité des décisions de chacun. Pour mes choix
professionnels, je dois tenir compte de ma situation de famille, et réciproquement.
noter usure de certains moyens, cartes de voeux par exemple
- aussi important de connaître la dérivée dans 20 ans que la valeur absolue
- de plus, il ne s'agit pas d'un pur mouvement, bien qu'il y en ait aussi (démographie, par exemple), mais d'une
structuration
- en particulier, il faudrait étudier l'évolution du nombre de personnes avec qui on est en realtion, ou plus
exactement, du fait qu'il y a toujours la relation minimale de connaissance indirecte: les Chinois, et jamais une
connaissance totale: ma femme. Il faut déterminer un "coefficient de relation" et totaliser sur l'ensemble de
l'humanité
- distingeur divers niveaux
. connaissance de principe
. connaissance vague ou fonctionnelle (mon voisin du dessus, le directeur de telle société)
. connaissance nommée (untel, avec tête mettable, ou sans).
Mais niveau simple ex. Tattevin pour moi.
relations personnelles: lointaines, Laleuf
relations plus approfondies
avecun maximum dans amis et famille
. les coefficients pensables de 0 à 100,
D. Ceci rend difficile une optimisation de la diffusion de l'information.
Par ailleurs, l'appartenance impliquait une certaine localisation
L'analyse de la relation d'appartenance est au fond très générale (Bourbaki) mais plus particulièremnet dans la
mesure où elle est ressentie, conscience
actuellemnet, deux essentielles: l'entreprise et le chez soi.
avec perte de temps consécutive, la distance augmentant.
Les nouveslles technologies apportent par exemple recentrement sur le lieu familial, qui implique nécessairement
la vie dans un même univers matériel.
Il serait par exemple souhaitable de "mobiliser" l'univers familial, la roulotte américaine: appartements standard.
Intérieurs transportables d'un point à un autre.
- mauvaise tendance d'un urbanisme fixiste. Il n'y a pas de structures stables
échanges d'appartements très difficiles. suppression du droit à la propriété d'un lieu
stabilité minimale du cadre familial, d'un certain volume.
...
Ne pas oublier les phénomènes de relaxation, par exemple la diffusion de l'information: les points forts ne
doivent pas venir à la suite sans "sauce", autrement c'est illisible
Ré-apprentissage d'un rythme de lecture.
Différent de la méditation, qui est rapprochement de ce qu'on lit à toute un système mental qu lieu seulement de
"compréhension" aisément et à demi-mot
- noter l'effort certain de revues comme Computers and Automation, avec abréviatgions, bons articles, etc.
Dans les relations professionnelles, perte de temps plus faible, car je parle à des professionnels qui ont le même
lngage, nous savons en gros ce que nous avons à nous dire dans les relations familiales, il y a un peu de cela
aussi
Noter
relation entre le fait de l'appartenance et un certain caractère des échanges d'informtion. Il y a une certine notion
de sous-entendu supposés préalablement à la connaissance.
Noter aussi le caractère de plus en plus nombreux des appartenances. Autrefois, il y avait quasiment une
hiérarchie unique basée sur un groupe familial qui était à la fois unité économique, sociologique, religieuse,
mentalité, histoire, avec des structures y ressemblant assez au niveaux supérieurs
Maintenant, il y a au moins deux appartenances: la famille et la profession.
Les appartenances religieuses et politiques restant assez largement familiales, mais avec mise en question même
sur ces oints. Le niveau culturel peut sensiblement varier d'un membre d'une famille à l'aure, et bien entendu
dans l'entreprise.
Dans la vie actuele, certaines informations sont reçues obligatoirement: instruction, publicité, téléphone, notes
de service. Le loi eest censée connue de tous. Le minimum perçu dans l'entourage: Je suis obligé de voir qu'il y a
une voiture garée devant ma fenêtre. qu'il y a un type qui klaxonne à minuit, que ma femme n'est pas contente,
que mon fils a mal aux dents.
Mais je peux choisir: les livres que je lis, les personnes que je rencontre (plus ou moins).
Sentiment présent d'une difficulté de s'informer dans quelle mesure
- on ne peut pas rencontrer tout le monde, du moins tous ceux que l'on voudrait
- tout n'est pas publié
- les livres coûtent cher
- les revues aussi, mis encore quand on les as on n'est pas également intéressé par tout ce qu'elles contiennent
- par ailleurs, al forme présente d'écriture et de rédaction paraît souvent lourde, redondante, destinée à un public
plus large, et je dois perdre mon temps à fouiller pour trouver les quelques éléments esentiels que je recherche
je ne trouve pas un moyen de m'informer
...
Un nombre d'hommes croissant
chacun d'entre eux représente une finalité absolue
système de l'entreprise (système du monde)
par opposition à un homme
opposition à juxtaposition (nations, provinces, familles)
un certain nombre de besoins classbles (motivation)
. matériels, basiques
. mentaux
. spirituels
un certain nombre de moyens d'action
. physique, entrées/sorties
. capacité de traitemnet de l'informatino
. plus la conscience
autour, un univerts, des realtions, liberté
mouvement, sans terme défini
éducation
ne peut avoir connaissance et maîtrise de lui-même et du mande que par l'intermédiaire d'un outil
l'outil lui-même excède ses capacités, ne peut être connu et utilisé qu'avec une large paricipation d el'outil
lui-même
augementation de la distance au "réel de base"
phase corporelle (homéostase, station debout)
phase instrumentale (outil, culture)
- habitudes mentales venant de la recherche opérationnele, CPM(?) etc.
: optimisation en tenant compte d'un grand nombre de variables
philosophie de synthèse, idée de l'univers
le niveau de réflexe
optimisation du système général de l'humanité: l'objectif peut difficilement être fixé en dehors d'une idéologie, et
seules devraient subsister celles qui sauront faire face à ce problème
Le catholicisme semble en bonne position... l'American way of life
...
un nouvel alphabétisme
formation à de nouvelles structures mathématiques beaucoup plus importantes que la géométrie "physique" et
l'algèbre
classique, présente d'ailleurs des inconvénients d'un certain irréalismae de la 1e face aux prlbèmes atomiques et
la seconde dans une certaine perte de la faculté de raisonnemnet.
formation dès le plus jeune âge aux activités sociales
modification du rythme de vie
...
valorisation d'informations jusqu'à présent inutilisables (traces, villages disparus, photo aérienne, logométrie).

Le régime de la loi

Présentation
- programmation faite en une fois (avec de très légères "altérations" possibles seulemnt si elles ont été prévues
à l'avance
- consultation pratiquemnet impossible, la masse est informations... séquentiel
Très lourds inconvénients:
- bêtise de la machine
- difficulté de correction des erreurs
- la loi talmudique, "pharisaïque"
- l'exemple scientifique, essai d'expression scientifique
- difficulté de programmation
1. La machine vit sous le régime de la loi
exemple. loi talmudique, science
démonstratino
essai d'expression scientifique
les fautes selon la loi
la dégénérescence "balistique"
inconvénients concrets
la responsabilité, aptitude à répondre, causalité
difficulté de programmation
structure de la machine
loi mathématique
le compilateur
le modèle du monde (retour au pb de la loi)
2. La réponse est le dialouge
3. Problèmes à plus long tereme
- maîtrise de la civilisation des loisirs
- compréhension et contrôle des mécanismes
- création d'un langage nouvau pour l'homme (l'ordinogramme)
- dissociation du langage d'accès et du langage machine
Asimov, éventuellement Higon

Erreur/Responsabilité

... Un texte incomplet. réponse à une lette de je ne sais qui.
La machine doit bien se tromper de temps en temps, à mon avis, et cela est arrivé chez nous. Mais évidemment la
probabilité la plus forte d'erreur est certainement chez les prorammmeur, qui manipule au fond des idées plus
complexes, qui conçoit, penant que la machine galope avec des conditions d'auto-contrôle qui la rendent très
sûre. Je peux t'e dire que quand je fais des additions avec ma petite machine de bureau, je me dis toujours aussi
que moi qui me suis trompé, et c'est le dax (J'ai eu, depuis 5 ans à la Compagnie, deux fois seulemnet dans e
service, des machines qui ont débloqué).
La question de la responsabilité est un peu différente. si on admet qu'elle est faillible, on pourra dire par
extension, en cas d'erreur ayant des conséquances graves, que la machine a été responsble, comme on l'a dit par
exemple du radar pour certains collisions maritimes où, pourtant, les coupables étient plutôt des capitaines
imprudents. Si on ne fait pas passer la machine en cour d'assies, on pourra tout de même décier qu'elle a fait son
temps, et la mettre à la casse. La similitude avec le procèspourra être augmentée si la machine elle-même est
utilisée pour détecter et trouver la source des erreurs commises: cela revient, par analogie, à la mettre au banc
des accusés. On pourra ensuite rechercher les responsabilités humaines qui ont engendré cette erreur (mauvais
entretien, mauvaise programmation).
Quant à dire que l'électronique constitue un fait radicalement nouveau, d'accord, et il est difficile de rechercher
dans l'histoire des faits qui puissnt nous aider à résoudre les problèems qu'elle pose.
On me dit souvent, à la suite de mon article, que la machine créer plus d'emplois qu'elle n'en suppprime et que le
chômage est donc impossible, que bien au contraire nous sommes de plus en plus débordés par une fgoule
d'activités, et que c'est plutôt le surmenage qui serait à craindre.
Peut-être. mais l'électronique, par son caractèred'automatisation radicale, pourrait bien agir en sens contraire...
Dans une certaine mesure, il nous appartient, collectivemnet, de décider si nous voulons ou non une
civilisqtion des loisirs. Les options de nos plans de développement, quinquennaux ouj non, en décideront.
Il faut choisir entre le repos et l'abondance des biens de consommation (*10/92: la situation s'inverse: pour
maximiser les biens de consommation, il faudra sans doute arrêter de déranger les machiens qui les produisent),
du moins entre l'accent mis sur l'un ou sur l'autre. Il y a aussi les services, certains étant automatisables, d'autres
peut-être aussi, mais de moins en moins facilement, quand les services prennent un caractère humain de plus en
plus marqué, à la limite pas du tout, quand le service à rendre est essentiellemnet une compréhension humaine,
la visite à uen pesonne seule, par exemple.
Par ailleurs, l'aide aux pays sous-développés et l'expansion démographique suffiront à absorver une bonen
partie de l'accroissemnet de producivité. Dans la mesure où le conrôle des naissances est possible, il ay a là
aussi un moyen de se donner plus ou moins de loisirs, les entants étant une charge très lourde et leur éducation
tant peu automatisable.
Enfin, l'importance de l'effort de recherdhe et de conquête de l'espace peut être lui aussi mesuré et servir à
déterminer la quantité de loisirs que l'on veut donner à l'humanité.
Eu un mot, nous aurons la civilisation des loisir si nous le voulons. C'est assez réconfortant, à conditoin que les
structures de décision collectives fonctionnent de façon satisfaisante et que les électeurz puissent choisir en
connaissance de cause.
On cherche à se rassurer en se disant que tous les mécanismes sont compréhensibles. Et c'est exact, et on peut
penser qu'ils le resteront encore un certain temps. Cependant, si l'on sait faire des machiens améliorant
elles-mêmes leurs programmes (software) ou arrivera (c'est déjà commencé) à utiliser la machine elle-même pour
améliorer ses circuits ou construire ceux d'une machine plus perfectionnée.
Le degré de complexité pourrait finir par nous dépasser. C'est cependant une hypothèse assez gratuite pour le
moment. Mais, dès à présent, les circuits de la machine ne sont compréhensibles que par une petite minorité de
spécialistes, globalement seulemnt par les utilisateurs et pas du tout pour le vulgaire. Il y a là une source de
dangers.
D'autre part, il faut distinguer le compréhensible et le contrôlable. Tant que la machine ne traite que de
l'inforamtion et de sort que des informations sous dorme de langage, le danger n'est pas trop grand, bien que la
mauvaise compréhension d'une statistique puisse conduire à des décisions fausses ou dangereuses. Par contre,
là où la machine commande des dispostifis d'action réels, le danger est plus sensible. On cite le cas d'une
fabrique de bière anglaise qui a laisse partir aux zgôuts un million de litres de bière, l'ordinateur ayant décidé, on
ne sait pourquoi, que ce type de bière n'étiat plus demandé par les consommageurs. Le danger est encore plus
grand quand la machine contrôle des armes, nucléaires ou non. Et c'est déjà le cas! Evidemment, certaines
mesures de précaution sonr prises, mais non infaillibles.
je pense donc que la compréhension des mécanismes de base ne peut suffire à nous tranquiliser, et qui'l ne peut
être qu'estion d'ailleurs de^tre toute à fait tranquilles. L'appel à l'automation est une source certaine de riqeus. Le
jeu en vaut la chandelle, mais il ne faut pas se faire d'illusions, on ne fait pas d'omelettes sans casser d'oeurs.
L'indépendance de la mchinee n'est pas, et est de moins enmoins, subjective.
Vient ensuite dans ta lettre une phrase extrêmement précieuse, et qui me donne beaucoup à réfléchir: la
sémantique d'une question dégénère avec le nombre d'instructions qu'elle génère (ta phrase était plus
euphonique que la mienne, d'ailleruss). Je connais mal le contenu de la notion de sémantique. Atrement dit (si je
comprends bien), plus une question est complexe, maoins ou peut être sûr de bien comprendre la réponse.
Dans le domaine normal, on peut trouver des analogies. Si je demande à un employé de faire tel travail,
relativement simple, très bien défini, et ne demandant aucune initiative de sa part, et s'il est consciencieux, je
peux être sûr de ce qu'il me donne, et je peux d'ailleurs le vérifier assez aisément par sondage ou par
recoupement.
Mais si je lui confie une tâche plus générale, s'exprimant petu-être ent très peu de mots, exigeant de sa part
réflexion, adaptation initiative, je sui obligé de lui "faire confiance", je ne peux plus tout véfirifer, et il s peut qui'l
se fasse de son travail une idée un peu différente de ce que je voulais.
Allons plus haut. Quant un Directeur confie à un cadre une certainefonction hiérarchie, avec des
responsabilités, cette tâche devient un peu la "chose" de ce cadre, qui la traitera comme il l'entendra (dans une
certaine mesure), et dont la personnalité aura une influcence certaine sur la qualité et les résulats même de son
travail et de celui de son personnel. Ce cadre et son équipe seront devenus une aprte relativemnte autonome de
l'entreprise.
le Directeur pourra donner des corrections d'orientation, ajuster ses directives. Il ne pourra être le maître absolu
et, si le travail ne lui convient vraiment pas, il lui restera à remplacer ce cadre, sans pouvoir pour autant
reprendre le travail déjà fait. Bref, l'autonomie de ce cadre est telle qu'il échappe largement à ses supérieurs, qu'il
devient partie prenance des responsabilités de l'entreprise, qu'il y a une réelle délégation de pouvoirs.
L'entreprise ne peut plus être considérée comme monolithique, mais comme une communuté de personnesl où
se créent et subsistent tensions, incertitudes, où une marge d'erreurs, de divergences, est inévitable.
On aurait un mouvement analogue avec le développement de la machine. Plus il y a de disproportion entre la
quantité d'insructions que je lui donne (instructions au sens large) et le travail qu'elle exécute (nombre
d'instructions au sens technologique), plus elle se comporte comme un être autonome,
plus il y a délégation de responsabilité. Cette disproportion pourrait s'exprimer sous forme d'un rapport simple:
instructions données/ quantité d'information représentée par le travail réel. Mais il faudrait sans doute préciser.
On peut d'ailleurs certainement démontrer que, pour que le nombre d'instructions générées par un ordre ou une
question soit supérieur à 1, il faut que la machine ait, dans sa structure ou dans ses mémoires, "quelque chose",
une certaine quantité d'inforamtion préalable à cet ordre. Le cas est bien clair quand on utilise des langages de
programmation, où il faut ajouter à la structure de la machine un compilateur adéquat. Au fur et à mesure que
ces langages se développeront, et utiliseront des instructions deplus en plus larges, ces compilateurs se
développeront jusqu'à donner une certaine personnalité à lamachine.
On peut d'ailleurs imaginer une machine ayant à la base une culture générale" équivalente à celle d'un certain
niveau de culture, lui permettant de comprendre directemnet le genre d'instructions qu'on donne à un
subordonné. Il est vai que cela suppose une mémoire d'accus suffisamment rapide de taille considérable, et
notre technologie présnte ne le permet guère, mais enfin cela ne paraît pas impensable jsuqu'à un certain niveau.
la strucgure d'une telle machine et, en particulier, l'organisation de sa mémoire, lui donnerait sans doute un
certain type de réactions assez semblables aux caractéristiques d'une "mentalité".
A la limite, splendide, il y a l'appel de Dieu à l'homme, qui peut se résumer par un seul ordre: tu m'aimeras. Cet
ordre entraîne une quasi-infinité de réponses partielles de la part de l'homme, toute une vie. l'expérience du
péché originel a montré en effet qu'il y a une dégénérescence! Encore faudrait-il disginguer le péché qui a en lui
même des caractrères spécifiques de refus volontaire, à ne pas confondre avec la simple imperfection ou
défaillance.
C'est peut-être pour faire face à cette disproportion entre l'ordre trop simple et l'application indéfinie que l'home
a cherché à codifier, sous l'inspiration de Dieu d'ailleurs, la loi divine, ce qui consiste à compliquer le programme
pour le rendre plus proche du code "machine", de cette machine qu'est un peu l'homme.
Mais ceci ne suffit ps, et la Loi tue, comme Saint Paul le dit, autrement dit le programme détaillé finit toujours par
diverger de l'intention première. Or la machine semble faite pour vivre sous la loi et, autant qu'on puisse le
penser, ne peut pas se référer, comme nous par la grâce, à l'esprit qui vivivie. elle ne peut d'ailleurs pas,
normalemnet, aller contre la loi, etn tous cas "volontaireemnt", et ne peut donc pécher au sens propre.
Cette dégénérescende de la loi face à l'appel concret de Dieu ou de l'autre dans la réalité peut trouver deux
exemples connus.
1/ La dégénérescence talmudique, c'est àd ire l'effort finalemnet stérile fait pour adapter une loi finie à toutes les
situations de l'existence. C'est le problème des pharisiens qui, à force de gloser sur les commandements de Dieu
tels qu'exprimés dns la Torah, finissaient par rendre la vie impossible et l'amour réel de Dieu encore plus. Assez
curieusement, la dégénérescence casuistique du XVIIeme sicèle aboutissait à ces conclusions inverses.
2/ La limite d'application des lois physiques. On donne d'agord une expression très simple, comme la loi de
Mariotte, disant qu'une certaine quantité de gaz enfermée voit sa pression augmenter en proportion de la
diminution de son volume. Puis on s'aperçoit qu'il faut introduire toute sortes de corrections pour appréhender
la ralité, seuls des gaz "parfaits" (construction de l'esprit) obéissant à la loi... puis les nouveles formulations
apparaissent encore insuffisantes, etc. (Un phénomène équivalent se produit avec les systèmes philosophiques
trop logiques et trop peu vécus.
L'exemple scientifique est de loin le meileur, car dans la science moderne, appuyée sur les mathématiques, la
logique est aussi rigoureuse qu'au sein d'un ordinateur (note: il n'y pas à "interpréter", question à voir); alors
que dans les domaines moraux et philosophiques (non sans rapport entre eux), les mots ne peuvent jamais avoir
un sens parfaitement défini, car aucune définition de l'amour, par exemple, ne pourra épuiser la réalité de l'amour.
Et toute construction logique sur cette définition est à la merci d'un aspect non vu par la définition et venant
rndre aberrant le résultats des déductions. Ceci rend impossible la construction d'un système philosophique
intégralemnet logique.
Le péché de l'ordinateur est donc tout autre chose que celui de l'homme. L'homme en effet pêche souvent par
inobservation de la loi( morale ou juridique), alors que la machine ne peut pécher contre la loi que
"inadvertance", si l'on peut dire, ce qui n'est pas moralement coupable.
On retrouve là, sans doute, la différence entre l'esprit et la matière. la vie morale se situe dans un monde de
relations de esonnes et ces relations, utilisant de fait des moyens (paroles, ction), sont de soi transcendantes à
ces moyens. Dans une ertaine mesure, ces moyens apparaissent parfois comme un frein ouloureux, là où ils se
révèlent incapables à nous assurer le contact. Ou ils sont une séparation.
Dans la pratique, que signifie ce péché originel? Le but que ous assignons à la machine est
1. de nous aider à traiter des informations complexes
2. de nous libérer de travaux sans intérêt pour nous ermettre de nous consacrer à des tâches plus nombes.
Peut-^'tre eut-on trouer des lumières dans les prédécesseurs de 'électronique, c'est à dire pour la 1e câche, les
machines omptables et les cartes perforées, la machine "automatique"
classieu pour la deuxième tâche.
Peut-on dire des cartes perforées qu'elles ont entraîné une égénérescence par rapport aux intentions premières?
De toutes façons, on peut penser que le remède à cette égénérescence est le dialogue et, de fait, cette recherche
est ou-jacente à diverses recherches actuelles. Elle inspire pour ne part les programmes de jeu (échecs, dames,
voir Newell, Shaw and Simon). Elle est à l'origine de la construction des
compilateurs permettant d'utiliser des langages plus maniables, plus proches de nos habitudes que le langage
machine.
Le Cobol, en particulier, s'écrit presque intégralement en langage ordinaire, malgré une colleciton de restricions
ans rapport avec nos exigences propres. L'effort fait pour le rendre lisible a d'ailleurs pour conséquecne de le
renvre verbeux (thèse). Un langage comme l'Algol, conçu pour les mathématiciens, est nettement plus bref et
plus maniable pour un scientifique habitué à manipuler des équations.
Jusqu'à présent, les limites de puissance des machines et leur prix exorbinatnt rendaient le dialogue très difficile.
Pour dialoguer, il faut un échange de questions de de réponses (non seulement d'ordre intellectuel, mais aussi
d'ordre affectif, et on cherche aussi à développer pour la machine, un équivalent du couple
récompense/punition, qui est essentiel à nos relations interpersonnelles). Le prix de la machine oblige à bloquer
cet échange en blocs importants. Le programme est établi en entier, passé une fois en machine.
En règle générale, la machine ne comprend pas bien "du premier coup", ou plus exactement, le programmeur ne
s'explique jamais de manière absolument correcte dans son premier jet, aussi, après un premier passage "test", le
programme est rectifié (debugged) avant de le lancer pour de bon.
Les résultats obtenus sont ensuite longuement analysés, la machine étant libérée pendant ce temps, puis un
programme nouveau est mis en route pour permettre d'aller plus loin. C'est un peu la situation de personnes qui
ne peuvent communiquer que par la poste, et doivent de plus chiffrer leurs messges. Méthode non sans
efficacité, qui a l'avantage de "laisser des traces" et, dans le cas présent, de réduire au maximum le
temps-machine.

Dialogue

(réponse par le dialogue
recherche en ce sens
. learning machines
. les jeux
. les langages de programmation
le procédé actuel est balistique, raisons
. il faut arriver au contrôle permanent
. exemple opposé des machines en temps réel
introduction de la multi-programmation
de la mémoire de masse
programmation en temps réel
multiplication des voies d'accès
implique une augmentation de la puissance de la machine
utilisation de l'analogique
Conclusion partielle: possibilité de la commande permanente
le contrôle (compréhension, contrôle)
problème de la santé mentale de l'individu
de la hiérarchie des finalités
des hiérarchies sociales
de la communicatione t du secret
Remarque
finalité de la machine, finalité de l'opérateur (limites encore))